NEWS / À PROPOS RÉSIDENCES / LE LIEU ARTISTES CONTACT / CRÉDITS Programme de résidence, Briant - Bourgogne

RÉSIDENCES

- HISTORIQUE DU PROGRAMME -

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"En 2007, de retour du Canada où j'avais expérimenté les centres d'artistes autogérés lors d'un programme de résidence de la Chambre blanche, je me suis posée la question du développement d'un atelier d'artistes en France. La même année, j'ai acquis une maison à la campagne qui se compose d'un atelier, une grande cuisine, 3 chambres pour se loger. Une grange indépendante de 30m2 et plus de 6m de haut, sert à stocker le matériel et les outils. Un jardin, un verger, un bassin avec une source.
Dans le domaine des arts numériques dont je suis issue, la pratique du travail en commun, l'échange d'idées et de compétences est un mode de travail habituel. J'ai donc décidé d'ouvrir l'atelier pour en faire un lieu de rencontres et d'échanges ouvert à tous, tout au long de l'année."
Julie Morel, coordinatrice.

Ce lieu de recherches et de production s'envisage comme un endroit vivant où artistes, chercheurs ou commissaires (quels que soient leurs champs d'activités - arts visuels, musique, écriture...) peuvent venir, rester, échanger, produire, pour des temps allant d'un week-end à un mois. Cet atelier et ses résidences sont devenus un projet artistique à part entière.
De 2008 à 2012, l'atelier a été un lieu de résidence pour «Géographies Variables», un programme de résidences croisées à grande échelle entre la France et le Québec. Grâce à l'aide financière du Consulat Général de France et le Ministère des Relations Internationales du Québec, puis du Ministère de la Culture et aux 10 différents partenaires (centres d'arts ou d'artistes autogérés, lieux indépendants ou labo de recherches en universités) plus de 60 artistes ont pu faire des résidences en France et au Québec. À cette occasion, l'atelier à Briant est devenu «incident.res», du nom du collectif éponyme.
Depuis septembre 2009, Incident.res accueille plasticiens, graphistes, musiciens ou écrivains portés sur le texte, le code informatique, Internet et le réseau dans son sens large, pour travailler in situ.
Depuis 2015, Incident.res reçoit le soutien de la Drac Bourgogne-Franche-Comté et accueille des résidents de tous pays durant l'été, et participe, grâce à ce financement, à la création artistique et sa diffusion dans les milieux ruraux.


- MODALITÉS DES RÉSIDENCES -


David Poullard et Guillaume Rannou

Cécile Azoulay et Cécile Babiole

Zoe Wolf



Des artistes, critiques, commissaires de toutes nationalités, viennent passer une à trois semaines à Briant entre avril et octobre pour faire des recherches de fond pour un futur projet ou écrire un texte relatif aux arts plastiques. Ce texte peut-être un manifeste, un texte critique, une proposition de projet pour une bourse, pour une exposition, pour un catalogue. Ce peut aussi être le texte écrit (textualité) pris comme composante visuelle d'un projet plastique.

• Obligation du programme / Les résidents bénéficient :
- d'une bourse jusqu'à 800€, selon la durée et le projet,
- d'une chambre, et d'un lieu de travail (atelier partagé),
- Leurs transports (avion/train/voiture) sont pris en compte à hauteur 400€ A/R.
Les résidents sont encouragés à consulter la bibliothèque de la résidence. L'association fait l'acquisition d'éditions relatives au travail des résidents, qui viennent ainsi augmenter la bibliothèque.

• Obligation du résident :
- Faire mention pour chaque présentation du travail "avec la participation d'Incident.res / Drac Bourgogne".
- En échange de la résidence, ils donnent une demi-journée de leur temps pour participer à la vie de la maison ou du jardin.

• Comment postuler :
Par mail, en tout temps, en soumettant un projet ou en nous rencontrant. Votre proposition sera étudiée avec soin par les membres du collectif incident.net et le comité décide alors du montant alloué au projet. Un retour vous sera fait en début d'année. La décision du comité est sans appel.


Les résidences 2019 sont terminées ! Contactez-nous et envoyez-nous vos projets (démarche, note d'intention et images) d'ici décembre 2020, pour les résidences à l'été 2020.

- LE LIEU -



La maison se situe contrebas du village de Briant, un village médiéval en pleine campagne Brionnaise, à l'extrême sud de la Saône & Loire (Bourgogne). Par la route : une heure vingt minutes de Lyon, 20km de Paray le Monial, 8km de La Clayette et Marcigny qui sont les gares les plus proches.
La région est agricole, dédiée à l'élevage, avec une histoire et un patrimoine très intéressant. La résidence est à proximité du village mais suffisamment isolée pour pouvoir faire du bruit, de la poussière, un lieu à investir à toutes heures : un lieu agréable et idéal pour produire.
Le village de Briant comporte un café. Les premiers commerces sont à 3 km, sur la commune de Saint-Christophe en Brionnais. Même s'il est plus simple de venir motorisé, vous pouvez aussi venir non-motorisé. Nous vous aiderons dans vos déplacements.
Veuillez noter que l'accès Internet (par satellite) dépend des conditions météorologiques. Il n'y aura pas de connexion par temps d'orage !

• L'atelier :
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• La maison :
Cuisine Chambre 2 Chambre 3 Chambre 3 Chambre 1 Entrée

• Le jardin :
Jardin Jardin Jardin Jardin Jardin

• Le village & les environs :
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- NOUS SOMMES ASSEZ DOUÉS POUR...



* La représentation des femmes dans l'art

65% des artistes en résidences sont des femmes

* Faire venir des gens de loin

45% des artistes invités viennent d'Amérique du nord

* Inviter des artistes de tous les âges

80% des âges sont représentés
5+
Partenaires au fils des ans : incident.net,
la Chambre Blanche (Centre d'artistes, Québec)
Ministère des affaires étrangères,
Ministère des relations internationales (Québec),
Ministère de la Culture, Drac Bourgogne.
50+
Nombres d'artistes qui sont passés à l'atelier
en 5 ans : 50, dont 18 artistes en résidences.
2+
Nous accueillons des personnes qui allient :
qualité du travail + qualité des relations.
18+
Résidences réussies (une recherche de fond ou un
texte qui ont aboutit à la production d'un projet).
+++
Écologique ! Le lieu fonctionne sur un principe d'économie des ressources et de l'énergie.
ARTISTS / ARTISTES

LES ARTISTES EN RÉSIDENCE (2007-2018)

En conséquence du Covid 19, la résidence de Amy Mackie - PARSE NOLA (USA) est reportée à 2021.

>>> ! PROCHAINES RÉSIDENCES ! <<<

Roxane Jean (Fr)<br><br>
Roxane Jean, diplômée des Beaux Arts de Bretagne en 2015, elle se forme au commissariat et à la médiation culturelle à Paris 8. Sa démarche tourne autour de l'expérience de l'outil comme vecteur de formes, elle oscille entre installation, édition et dessins. Les formes constituent des collections engendrant des dispositifs de mise en espace. Elle s'intéresse aux techniques d'impression et à l'édition comme transition des différentes étapes de sa démarche. Elle est fortement intéressée par le travail de Paul Cox, Blexbolex, Battia Sutter, Jessica Stockolder, Valentine Shlegel ou David Hockney. Le dessin est au cœur de son processus de production, il intervient à toutes les étapes des projets. Ces dernières années ont été consacrées à des procédés éducatifs lui permettant d'acquérir une réflexion sur la transmission d'une démarche artistique. <br><br>
Durant la résidence :<br>

Il s'agit d'une nouvelle collection. Le projet se construit en deux temps : premier temps la production d'une collection, le second temps la production du kit-catalogue déployable. <br>
Le catalogue de cette collection est comme un mode d'emploi à utiliser et faire une installation. L'exposition en forme de kit avec les pages du catalogue permettent de créer des objets ou être des images.  
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Exemple de type de contenu : <br>
- Fonds : décors de paysages dépliables sérigraphiés. <br>
- Objets  : carte postale et stickers de détails, schéma d'origami (voir images à double lecture de Rupert et Mulot dans Panier de singes) pochoirs et tampons pour faire des images directement sur les supports où l'ont dispose l'ensemble. <br>
- Plans de compositions par le biais d'histoires et intervention sur des objets choisis.
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Point de vu du sujet traité : <br>
Les plantes sont comme une référence aux relations en société. Elles ont des stratégies de séduction, elles prennent plus ou moins de place, s'affirment ou restent en retrait. L'espace du jardin se veut plus ou moins sauvage. Il fait référence à quelque chose de nostalgique, façonné par l'homme comme un espace en retrait du monde où les possibilités agricoles et herboristes sont multiples. Il est un cadre de paysage construit de toute pièce, le jardinier compose avec les plantes sont décors de vie (les fleuristes parlent de compositions florales, les paysagistes de façonner un espace  par la plantation). La notion du jardin renvoie à un décors construit de toute pièce dans lequel certains éléments échappent à notre maitrise. C'est à la fois une façon d'être à soit (Candide, Voltaire) et de donner aux autres à voir ce que l'on veut montrer ce que l'on veut représenter. La richesse des textures, typologies et formes présentent dans le végétal me permettent de développer un nouveau répertoire de dessins qui pourrais s'élargir à d'autres médiums. De plus dans l'idée que les plantes poussent il y a une progression de la plante dans sa forme, l'espace qu'elle occupe (à des rythmes qui leur sont propres). Ceci engendre des textures et des couleurs nouvelles qui ont un impact sur le paysage ou jardin qui évolue au fil des saisons. Une idée de cycle s'instaure en fonction du temps. La multiplication des éléments se juxtaposant en fait la richesse. Claire Malrieux (Fr)<br><br>
Claire Malrieux a développé une pratique de l'art placée aux frontières de la sculpture, de l'installation et du dessin. Elle utilise sa pratique pour expérimenter les conditions de circulation du récit au travers de formes qui mêlent nouvelles technologies, Histoire et fiction. Depuis 2013, elle mène une recherche sur les relations entre dessin et pratiques numériques et explore les possibilités d'une nouvelle syntaxe du dessin mis sous condition par les technologies, les algorithmes et les données.
Elle y met en jeu les conditions d'apparition des formes comme des points de cristallisation de plusieurs récits, de faits ou de connaissances et propose ainsi de parcourir ce qui se passe en amont et en aval des œuvres. Son travail se développe comme de vastes plate-formes où elle devient tour à tour narratrice, curatrice, chercheur et où l'œuvre en train de se faire se préoccupe de la forme mais aussi de la connaissance et de sa mise en récit. Claire Malrieux vit et travaille actuellement à Paris.
Elle enseigne le dessin à l'Ensci-les Ateliers et à la Haute école des arts du Rhin et poursuit sa recherche Hyperdrawing au sein de l'EnsadLab de l’école des arts Décoratifs de Paris. Son travail graphique a été montré dans différentes institutions dont le musée des Arts Décoratifs (2014), l’espace Khiasma (2015), La Terrasse à Nanterre (2016), Hyperpavilion à la Biennale de Venise 2017. <br>
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Durant la résidence :<br>
A venir.
>>> JUILLET 2020 : Roxane Jean (Fr) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . >>> AOÛT 2020 : Claire Malrieux (Fr)


Marion Bailly-Salin & Nicolas Desverronnières (Fr)<br><br>
Marion Bailly-Salin, artiste auteur d’œuvres graphiques et plastiques, vit et réside à Lorient. Sortie de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne - site de Lorient - en 2014, elle s'investit dans le milieu associatif, notamment en partenariat avec le Centre Pénitentiaire de Plœmeur depuis cinq ans. Dans sa pratique artistique, elle tend à démontrer le rôle social de l'artiste au sein de notre société ainsi que l'importance de la collaboration des différents milieux et corps de métiers dans le développement de projets culturels. Durant ses études, elle a mené un projet d’édition en sérigraphie à Bamako (Mali), ainsi que des projets vidéos à la Nouvelle-Orléans dans le cadre du projet de recherche en art Géographies Variables. <br>
En 2015, elle a collaboré avec les artistes Nicolas Desverronnières et Barbara Filâtre sur produire Stolonia, un projet avec les services des espaces verts de la ville de Lorient. Depuis cinq ans, elle développe au Centre Pénitentiaire de Lorient – en lien avec la Ligue de l’enseignement du Morbihan, le SPIP et les associations – la revue interne Oxygène, publication tri-annuelle entièrement rédigée et illustrée par les personnes détenues. Oxygène est référencé à la BNF et bénéficie d’une subvention de la Direction de l’Administration Pénitentiaire qui lui permet de créer des liens avec des professionnels de la presse, de l’édition et de l’illustration. Elle développe aussi des projets artistiques et des ateliers sur le lien texte et image avec la Maison pour tous de Kervenanec et travaille depuis deux ans sur un projet avec le Centre d’Orthogénie de l’Hopital de Longjumeau (91). <br>
Avec l’artiste et graphiste Mathieu Roquet, en partenariat avec le Centre d’Art Contemporain l’Atelier d’Estienne de pont Scorff (56), ils développent actuellement un projet Culture / Justice soutenu par la DRAC, sur les objets bricolés et créations artistiques fabriqués en cellules par les personnes détenues au Centre Pénitentiaire de Plœmeur. <br><br>

Né en 1988, Nicolas Desverronnières vit et travaille à Lorient. Diplômé des Beaux-arts en 2014, sa pratique artistique se fait par l'observation d'objets manufacturés ou de paysages construits par nos sociétés, les mécaniques de systèmes de production, de transformation des matières premières ainsi que les dispositifs de monstration qui leur sont liés. En utilisant les normes et standards comme terrain de jeu, il superpose des domaines qui ne se confrontent pas d'ordinaire. A travers des bricolages ludiques, il génère des environnements fictifs propices à l'aventure et à l'exploration. L'artiste restitue cette recherche par des installations mêlant dessins et sculptures, ou dans des interventions in-situ. <br>
En 2012, il réalise une sculpture dans le cadre d'un marché public pour la ville de Pont-Scorff intitulée Tour de ronde. En 2013, il participe au projet de recherche sur la ville de la Nouvelle-Orléans dans le cadre du projet Géographies Variables. En 2015, il travaille sur un projet collectif avec les artistes Barbara Filâtre et Marion Bailly-Salin intitulé Stolonia en partenariat avec la ville de Lorient. Ce travail questionne le statut et la relation aux parcs et jardins d'une ville, et a donné lieu à une exposition-parcours dans Lorient au mois d'octobre 2015. En 2016, la réalisation de l'exposition Sabotages - qui sera diffusée dans les différents sites de l'Université Bretagne Sud - devient le point de départ d'une exploration de la Théorie de la terre creuse. En 2017, il mène des projets avec le collectif d'artistes Multi-Prises à travers des résidences, expositions ou des ateliers en milieu scolaire. En 2019, la résidence de recherche et création à l'Usine Utopik lui offre la possibilité de développer le projet Bocage Program, une installation mêlant observation du vivant et chorégraphie mécanique. <br>
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Durant la résidence :<br>
Depuis plusieurs décennies, le détachement qui s'opère entre l'Homme et son environnement naturel proche est la conséquence d'une activité industrielle forte dans la production d'objets. Cette constellation d'éléments fonctionnels n'a plus seulement pour objectif d'apprivoiser le monde « sauvage » et de l'habiter, mais bel et bien de le conquérir pour s'en extraire. Tenter de discerner les mécaniques constituantes de cette constellation d'artefacts qui gravite autour de nous, est un moyen de les saisir et de se les réapproprier afin de dépasser le simple statut de consommateur. Ainsi, nous devenons tous ingénieurs, créateurs et ouvriers de notre propre éco-système. <br>
À partir d'une étude d'objets liés à un de nos besoins premiers, comme par exemple produire du feu pour se chauffer et se nourrir, nous collectons un ensemble d'images autour des barbecues « faits maison ». Le barbecue nous semble aujourd'hui un élément qui révèle nos modes de consommation. Il est en même temps un des emblèmes d'une société consumériste et de progrès techniques, mais aussi de la culture du bricolage et du savoir faire avec les moyens à disposition. <br>
Ces questions se matérialisent sous forme d'une série d'images en sérigraphie, interrogeant l'évolution des différentes techniques de maîtrise du feu par l'Homme pour cuire ses aliments et domestiquer le monde « sauvage ».<br>
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Marion Bailly-Salin et Nicolas Desverronnières (Fr)
Dominique Sirois (Qc)<br>
Dominique Sirois vit et travaille à Montréal, elle détient une maitrise en arts visuels de L’Université du Québec à Montréal et y poursuit un doctorat. Ses installations prennent la forme d’ensembles faits de pièces souvent dans la logique d’assemblages sculpturaux composés de céramiques, de moulages, d’images et d’objets trouvés. Son travail lie la dimension d’un savoir-faire artisanal tout en ayant un ancrage conceptuel. Sirois déploie avec ses projets des espaces mentaux, des constructions sémiotiques usant d’objets et de référents économiques, esthétiques, archéologique, technologique et minéralogique.

Les thèmes économiques sont centraux dans ses projets récents qui embrassent une dimension critique. Elle s’intéresse à la part affective comme angle d’approche non loin de l’économie comportementale. Ses projets sont donc une méditation sur le principe du désir dans sa relation avec l’avoir matériel et pécuniaire. C’est en usant de différentes analogies non illustratives qu’elle édifie sa réflexion artistique. De plus, l’esthétique de la ruine a été une autre façon de réfléchir à l’aspect éphémère d’objets du désir non loin des memento mori ou vanités. L’altération d’objets et d’images est donc un motif récurrent dans son travail. C’est aussi dans le cadre de collaborations avec l’artiste Grégory Chatonsky qu’ils ont réfléchi à l’obsolescence et à une archéologie future articulé par la mise en ruine d’objets contemporains ou encore en considérant la survivance de la mémoire numérique.

Le travail de Dominique Sirois a été diffusé dans de nombreux centres d’artistes et galeries au Canada dont au centre Clark, à la galerie Division et à Latitude 53. Sirois a fait plusieurs projets et résidences à l’international dont au C.C.A, Glasgow, au couvent des Récollets, Paris et à Hangar, Barcelone. Lors de collaborations avec l’artiste Grégory Chatonsky, ils ont présenté des projets au MOCA de Taipei, au CDA d’Enghien-les-Bains, au Unicorn Center for Arts à Beijing, au Mois de la Photo de Montréal, à l’IMAL à Bruxelles et plus récemment à Diagonale, Montréal.<br>
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Durant la résidence : ENERGIA<br>
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« Essentiellement la richesse est énergie : l'énergie est la base et la fin de la production »<br>
Georges Bataille<br>
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Mon travail en installation prend la forme d'ensembles faits de céramiques, de sculptures, de dessins et d'impressions sur tissu. Ma démarche lie la dimension d'un savoir-faire artisanal tout en ayant un ancrage conceptuel. En procédant par association de références, ces installations regroupent des éléments en tension qui forment un réseau mental. Ce réseau qui s'étend et se contracte dans l'élaboration des projets puise dans des champs aussi différents que l'économie, la minéralogie et les technologies. Sans raconter, un potentiel narratif se dégage des référents employés qui dans le choc de la rencontre libère une énergie où s'ensuit des formes et des matières à explorer.<br>

Interpelée plus récemment par la narration spéculative issue d'un groupe de recherche de L'ERG de Bruxelles, lors de la résidence à Briant, j'interrogerais le potentiel narratif et spéculatif de mes recherches artistiques. Pour ce faire, je visiterai des œuvres récentes comme levier afin de poursuivre une réflexion multifacette sur l'énergie. La nature polysémique du terme est ce qui m'intéresse puisque que l'énergie revoit effectivement à plusieurs types de phénomènes. On s'y réfère usuellement au sens de ressources énergétiques (pétrolière, solaire, minérale) ou encore alimentaires en signifiant notre taux d'énergie, fatigue, etc. Dans une perspective anthropocentrique, l'énergie est ultimement un moyen en vue d'une activité qui engendre une dépense, sa consommation. L'énergie et l'argent présentent de ce point de vue des similarités à l'état de carburants pour différents types d'activités pensant une survie.<br>

Dans un autre ordre d'idée, le désir peut-il être considéré comme une énergie ou plutôt vient-il en dicter l'utilisation? Le désir comme métaniveau de l'énergie sera soit libéré ou refoulé (psychanalyse). Wilhem Reich, psychiatre dans le cercle de Freud repère dans le désir (libido) une énergie vitale qu'il nomme orgone, non loin du mystérieux qi repéré en Chine et au Japon. Ces forces qui meuvent notre monde physique et psychique m'intéressent et m'amèneront à aborder certains référents plus précis pour cette recherche-création réalisée à Briant telle que sexuelle, solaire et monétaire.
2019 : Dominique Sirois (Qc)
Claire Lambert (Fr)<br>
 Claire Lambert est commissaire d'exposition. De 2014 à 2017, elle développe au Bel Ordinaire, espace d'art contemporain à Pau, un programme d'expositions abordant les thèmes de l'utopie, de l'architecture, du mouvement et de la distraction, avec l'envie de faire découvrir dès le plus jeune âge les richesses de la création contemporaine.<br>

Son intérêt pour la culture lusophone conjugué à celui des questions liées à l'habitat l'amène à explorer le Brésil (Rio, Brasilia, São Paulo, Salvador) à vivre au Portugal (Lisbonne et Porto) afin de construire des visites du pays appréhendé sous l'angle architectural.<br>
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Durant la résidence :<br>
Invitée par l'alliance française de Rio pour imaginer une exposition proposée en août 2019, Claire Lambert travaille sur un projet d'exposition photographique qui parle de la France, qui offre aux cariocas une vison décalée du paysage hexagonale. Ce temps de résidence d'écriture à Briant permet de poser les premiers jalons de ce projet.<br>
Claire est la première commissaire que nous avons acueillie à Briant. Une expérience réussie que nous envisageons de renouveler dans les prochaines années.
2018 : Claire Lambert (Fr)
Gina Phillips (USA)<br>
 Gina Phillips est une artiste interdisciplinaire. Elle a grandi dans le Kentucky et qui vit à la Nouvelle-Orléans (Louisiane) depuis 1995. <br>
L'imagerie, le récit et les personnages de ces deux régions sont d'une grande influence pour son travail. Peintre de formation, elle travaille a présent en couches successives, son travail oscillant entre deux et trois dimensions. Elle commence par une couche de peinture acrylique sur une toile ou sur de la mousseline, et finit par des couches de tissus et de fils - technique dite de l'« appliqué ». Son processus de travail repose sur les dons de matériaux donnés par les gens de son quartier, ses amis et sa famille.<br>
Elle est connue pour avoir détourné une Longarm - une machine à coudre professionnelle de grande échelle – qui devient ainsi une machine à dessiner, loin de son usage premier. <br>
Souvent, les dessins réalisés sont utilisés comme les éléments d'une « base de données » et sont installés au mur pour former des compositions variables, dont la narration finale dépend de la juxtaposition des différents éléments. <br>
Son travail se caractérise par des qualités narratives crues, une comédie tragique où hommes et animaux dépeignent un monde à la fois réaliste et magique.
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Gina Phillips a fait ses études à l'université du Kentucky et à l'université Tulane (Nouvelle-Orléans). Son travail a été largement exposé dans des galeries et des musées,  notamment au Crystal Bridges Museum of American Art, au Asheville Art Museum, Pepperdine University, Ballroom Marfa, The Ogden Museum of Southern Art, et à NOMA (Musée d'Art de la Nouvelle-Orléans)... Par ailleurs, son travail a été présenté lors de nombreuses foires d'art contemporain : PULSE LA, PULSE Miami, Texas Contemporary et VOLTA Basel.<br>
<br> Durant la résidence :<br>
Gina sera à Briant pour explorer la région et tenter une analogie formelle, par des croquis réalisés à la peinture, avec le Kentucky, sa région natale. Les pièces (peintures et tissages) issues de ses recherches feront l'objet d'une exposition à la galerie John Ferrara (Nouvelle-Orléans) en 2018.
2017 : Gina Phillips (USA)
Cécile Babiole (France)<br>
 Cécile Babiole est une artiste active dès les années 80, dans le champ musical d'abord, puis dans les arts électroniques et numériques. Elle associe dans ses créations arts visuels et sonores à travers des installations et des performances qui interrogent avec singularité et ironie les médias. Image, son et interactivité sont constitutifs de sa pratique. <br>
De dispositifs performatifs aux dispositifs impliquant le public, elle questionne de plus en plus les technologies et tente d'en transposer de façon détournée les usages normés dans le champ de la création. Les machines réelles ou virtuelles transparaissent en filigrane de l'ensemble de son travail : concerts de machines à coudre ou de moteurs, installations dans un bus ou dans une mine, fabrication numérique, encodage/décodage, Cécile Babiole s'approprie un registre machinique et algorithmique pour en tirer une confrontation entre créativité et déterminisme, usages passés et présents, techniques obsolètes et contemporaines.<br>
Son travail a été exposé internationalement et distingué par de nombreux prix et bourses.
2017 : Cécile Babiole (Fr)
Karine Lebrun (France)<br>
Karine Lebrun est artiste et enseignante à l'EESAB (Quimper). Études universitaire en sociologie (Paris X), photographie, arts plastiques (Paris VIII) et multimédia (paris I).
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Les notions d'usage, de conversation, d'épiphyte et de hacking construisent mon travail et tentent de déconstruire un art préoccupé par lui-même pour l'introduire à l'échelle de la réalité. <br>
Depuis Rencontre Service en 2000, agence de rencontres offrant la possibilité de faire des rencontres dégagées de tout déterminisme social, ces recherches se tournent aujourd'hui vers les pratiques du hacking et s'intéressent au hack comme geste critique et subversif.
2016 : Karine Lebrun
Le sans titre (Briant-Lyon-Paris)<br>
Le sans titre est un collectif constitué d'artistes-commissaires (Cécile Azoulay, Cécile Babiole, Julie Morel) qui appréhendent la pratique curatoriale comme une pratique artistique à part entière en s'appropriant la forme de l'exposition comme un médium de plus. La production d'expositions ou la programmation d'événements est ainsi envisagée comme expérimentale et subjective, basée sur une relation horizontale de dialogue, d'échange et de construction avec leurs pairs artistes.
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Revendiquant une autonomie, en parallèle des formes traditionnelles publiques et privées de diffusion, elles mettent en œuvre des projets qui explorent des champs tels que : signes, fiction, langages, territoire, archives, botanique, technologies… Autant de sujets qui permettent de développer leurs intentions/problématiques d'artistes via le collectif et l'énergie qu'il génère. S'attaquant aux différentes formes et normes de monstration (expositions, rencontres, conférences, performances, workshops…), Le sans titre prône un décloisonnement et une transversalité des pratiques artistiques (visuelles, sonores, numériques, graphiques, électroniques, éditoriales, performatives, etc.) et des générations (artistes émergents, confirmés, etc.).
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Le collectif envisage la rencontre, l'échange et la mise en réseau comme une constituante de la démarche. Il favorise partenariats et invitations à d'autres structures, artistes, commissaires en France ou à l'étranger, ou tout autre champ disciplinaire, comme moyens d'action.
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Manifeste : Être juge et partie. 2016 : Le sans titre
Ross Louis (USA)<br>
Professeur à l'université Xavier (Nouvelle-Orléans -Louisiane) depuis 2003, Ross Louis enseigne la performance et la communication et a cofondé le laboratoire des Performance Studies de l'école. Il utilise la performance comme une lunette théorique pour l'étude de textes culturels et comme processus d'une recherche incarnée.<br>
Durant sa résidence à Briant, il écrira un article sur les Haïkus de Richard Wright (Bourse Melon Fondation).
2015 : Ross Louis
David Poullard (France)<br>
David Poullard est dessinateur de caractères typographiques, graphiste et enseignant. Son champ d'investigation est l'interrogation du quotidien, et plus spécifiquement l'étude des écritures exposées et des pratiques sociales qui les génèrent. Il dessine à partir de 1999 la série des Ordinaires, caractères typographiques inspirés des noms de stations en carrelage présentes dans le réseau métropolitain parisien. En compagnie de Guillaume Rannou, il développe des projets destinés à questionner nos habitudes langagières, dont le Précis de conjugaison ordinaire. Il mène actuellement une recherche : ''Ces lettres dans lesquelles on circule'', tentative d'interrogation de notre environnement scriptural.<br><br>
Guillaume Rannou (France)<br>Comédien, metteur en scène, auteur, polyglotte. Après des études universitaires de russe, Guillaume Rannou joue avec Éric Vigner avant de créer avec lui le collectif de théâtre de rue Éclat immédiat et durable. Il intègre ensuite le Conservatoire national supérieur d'art dramatique.<br>Leur résidence à Briant leur permettra de travailler sur deux précis de conjugaison ordinaire à paraître aux éditions Le Monte-en-l'air/BBB centre d'art.
2014 : D. Poullard & G. Rannou
Camille Louis (France-Grèce)<br> Camille Louis<br>
Camille Louis est dramaturge,  Philosophe (thèse - Université Paris 8 : « La recomposition du Politique dans la décomposition des politiques », sous la direction de Bertrand Ogilvie). Ses recherches s'inscrivent dans le mouvement des philosophies de Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jacques Rancière et Jean Borreil. Elles interrogent le Politique à partir du champ des pratiques artistiques.
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Elle a été lauréate de la Villa Médicis Hors les murs, en résidence à la Cité Internationale des Arts de Paris où elle a développe un cycle de conférences performatives, associant monde philosophique et artistique autour du travail d'archive (entre archéologie, fiction et utopie). Elle prolonge ces hybridations disciplinaires autour de différents groupes de recherche dont le collectif interdisciplinaire Kom.post, le Laboratoire tournant ou l'Archipel des devenirs.<br><br>
Jérémie Nuel (France)<br>
Jéremie Nuel est graphiste. Après ses études aux Arts Décoratifs de Strasbourg, Il co-créent en 2010, avec Simon Renaud, l'entité A is a name. Le duo place au centre de leurs projets différentes notions, puisées dans l'histoire de l'écriture, des mathématiques ou de la physique, et mènent une série de recherches plastiques axée principalement autour d'agencements et de systèmes de signes typographiques. Leur processus de création est souvent l'encodage. Ils englobent une série d'information extérieures et d'interprétations personnelles, provenant de diverses sources, afin d'en dégager un langage visuel original et polysémique.
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Les deux artistes font souvent œuvre de digression en cours de réflexion, pour explorer et développer quelques pistes théoriques et formelles. En parallèle de leur travail de commande, ils conduisent des projets de recherche divers, collectifs ou individuels. En témoigne Universe Oscillation, une installation appliquant un principe géométrique soumis aux lois physiques d'une galerie d'art, révélant ainsi tout l'intérêt du duo pour une lecture cosmologique de notre environnement proche. C'est également sur ce principe que repose la série Elementary — des typographies expérimentales dont une lettre seule paraît être un symbole ésotérique alors qu'elle s'éclaire à la lumière d'autres signes pour composer alphabets et mots. 
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http://www.jeremienuel.fr
2014 : Camille Louis-Jérémie Nuel
Kom.post (Paris-Berlin)<br>
Kom.post est un collectif interdisciplinaire, créé en janvier 2009 à Berlin, ce collectif s'est toujours pensé comme un processus de créations répétées, non orienté par une fin productive unique, et devant sans cesse repenser ses formats et outils en regard des contextes (géographiques, sociétaux, politiques) dans lesquels il intervient.<br>
 Allant de l'installation in situ, aux dispositifs alliant débat et performances, en passant par des propositions dramaturgiques multimédia ou diverses oeuvres conversationnelles…. Chaque réalisation semble nourrir la suivante, moins sous la logique d'un progrès continu et homogène que sous celle de la perturbation interne qui, rejouée en chaque point, sait donner à l'ensemble l'énergie d'une composition-recomposition permanente. Engageant dans un processus de création pluridisciplinaire un ensemble d'artistes et théoriciens, ce groupe de recherche entend complexifier la tendance contemporaine du « tout participatif » en interrogeant et bouleversant sans cesse la triade réception/contribution/création pour la rendre à son potentiel de pluralisation des voix, caractéristique de l'expérience artistique. Cette attention permanente portée à ce qui fait, aujourd'hui, l'activité du spectateur et sa part dans la création contemporaine, déplace kom.post sur le terrain des nouvelles formes de réception, des nouveaux médias comme des pratiques détournées de médiation.<br>
Ainsi, à travers plusieurs projets de recherche mêlant pratique et théorie, (Fabrique du commun, Speech, Radio kom.post, sonospheres, autour de la table…) Kom.post invente des dispositifs artistiques faisant appel à l'intelligence collective et à la capacité collaborative de s'emparer, ensemble et singulièrement, de ce que l'on peut à juste titre nommer l'espace public et de donner ainsi corps à ce que pourrait être, au delà du paradigme et du constat généralisé de La Crise contemporaine, une communauté politique.<br>
http://kompost.me
2013 : Kom.post (Paris-Berlin)
Maxime Damecour (Québec)<br>
Maxime Damecour est un artiste pluridisciplinaire basé à Montréal.<br>
Ses projet proviennent de sa curiosité et de son appropriation créative de divers technologies. <br>
Après avoir co-fondé le hackerspace Foulab en 2008, il s'est dirigé vers l'art numérique en entreprenant un bachalauréat en Intermedia/Cyberarts à l'université Concordia. Il est maintenant membre du collectif Perte De Signal. Maxime est aussi connu sous le pseudonym Deglazer du collectif aziz!LightCrew, une équipe de scénographie fortement DIY. Deglazer développe le logiciel alcFreeliner, un outil de mapping live.
2013 : Maxime Damecour
Frédérique Laliberté (Québec)<br>
''Ma pratique artistique s'échaffaude autour de la mise en oeuvre de projets expérimentaux, volontaires et excitants. Je préconise un art multifacette qui se manifeste dans un désordre interdisciplinaire difficile à documenter.  Je m'adonne simultanément à plusieurs activités hétéroclites, parfois flottantes et/ou fictives. Mon approche est spirituelle. J'estime le pouvoir de la confusion : je crois que c'est un excellent point de départ pour réfléchir. En adoptant une attitude créative basée sur la curiosité, l'ambition et l'absurdité, je génère des occurrences dont les formes finales sont souvent ambigües et déstabilisantes pour l'imagination. Consciente de la valeur conceptuelle du risque et de la démesure, je prône des initiatives artistiques déraisonnables, troublantes, ainsi que des méthodologies qui perturbent les standards techniques et administratifs''.<br>
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 Étienne Baillargeon (Québec)<br>
Étienne Baillargeon est un jeune artiste multidisciplinaire très actif au sein de la communauté culturelle de la ville de Québec. Au terme de son baccalauréat en arts visuel et médiatiques à l'Université Laval, il est récipiendaire de plusieurs prix, notamment le prix La Chambre Blanche, décerné par l'organisme du même nom, qui lui donne l'opportunité d'y faire une résidence de création Web en 2011. Depuis la fin de ses études, Étienne participe à plusieurs expositions, soirées de performances et événements collectifs, tant au sein de centres d'artistes reconnus que par le biais d'initiatives indépendantes. Ses créations performatives démontrant un penchant avéré pour l'expérimentation vidéo et sonore, il est appelé à collaborer avec des artistes tels qu'Érick D'Orion, Adam Bergeron, Pablo Rasgado, Boris Dumesnil-Poulin et Simon Paradis-Dionne. Étienne Baillargeon a présenté son travail à L'Oeil de Poisson, au Lieu, Centre en arts actuels, à La Chambre Blanche, à l'Autocart des arts visuels, ainsi qu'à Incident.net, en France. Le spectre de ses activités artistiques l'amène à s'investir dans plusieurs volets culturels : création, recherche, bénévolat, archivistique, perfectionnement et entreprenariat. <br>
Étienne travaille à Québec, à Lévis ainsi qu'à Saint-Féréole les Neiges.<br>
''Ma pratique touche essentiellement la photographie, l'installation, la sculpture, la performance, ainsi que les nouveaux médias. Me dirigeant vers une «configuration disciplinaire» multiple et rhizomatique, j'élabore un enchevêtrement de langages plastiques qui entraine parfois des cas de transmutations. J'entrecoupe et entrelace les médiums pour les faire dialoguer entre eux et, parfois, donner lieu à un nouveau dialecte. Je brouille les limites et crée des ombres. Mon esthétique « type » s'inscrit dans l'organique, le cryptique, le rituel et l'étrange. Un rituel qui relève pour moi de l'obsession, de l'emprise du fétichisme, de la collection d'objets, le plus souvent sélectionnés pour leurs caractères inusités, pour leurs histoires.''
2012 : F. Laliberté & É. Baillargeon
Zoé Wolf (France)<br>
Zoé Wolf est toute à la fois chanteuse (au sein de Konki Duet jusqu'en 2013), parolière, et mathématicienne - enseignante à Math Sup. <br>
Sa résidence à Briant lui permettra de travailler à un roman policier déjà bien entamé.
2012 : Zoé Wolf (Konki Duet)
Isabelle Hayeur (Québec)<br>
Née en 1969 à Montréal, Isabelle Hayeur vit et travaille au Québec. Elle détient un baccalauréat (1997) et une maîtrise (2002) en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal.<br>
Artiste de l'image, elle est connue pour ses photographies et ses vidéos expérimentales. Elle a aussi réalisé plusieurs installations in situ ainsi que des commandes publiques. Son approche s'inscrit dans la perspective d'une critique environnementale, urbanistique et sociale. Elle s'intéresse particulièrement aux sentiments d'aliénation, de déracinement et de désenchantement.
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Depuis la fin des années 1990, Isabelle Hayeur sonde les territoires qu'elle parcourt pour comprendre comment nos civilisations contemporaines investissent et façonnent leurs environnements. Elle a surtout documenté des paysages altérés, des zones industrielles, des sites touristiques, des endroits abandonnés, des banlieues et des régions défavorisées. Elle est préoccupée par le devenir des lieux et des communautés dans le contexte sociopolitique néolibéral que nous connaissons actuellement. Son approche artistique examine les relations entre nature et culture dans un monde où leur (fausse) opposition constitue une idéologie dominante qui structure encore nos sociétés occidentales. Lorsque le principe d'utilité prime sur toutes les autres valeurs et que l'économie devient souveraine, tout est envisagé comme « ressource » à dépouiller ou comme site à occuper. Ses œuvres cherchent à montrer comment nous prenons possession des territoires et des êtres pour les adapter à nos besoins; cette logique instrumentale tend à envahir tous les champs de l'activité humaine aujourd'hui. Sa pratique artistique s'avère à la fois politique et poétique, et dénote un constant souci de brouiller les pistes afin de mettre en relief l'ambivalence de notre rapport au monde. Tout aussi séduisantes qu'inquiétantes, ses images éveillent en nous un sentiment ambigu qui reflète notre inconfort et révèle les failles d'un système déshumanisé.
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Les œuvres d'Isabelle Hayeur ont été largement diffusées au niveau international.
2011 : Isabelle Hayeur
Julie C. Forier (Québec-France)<br>
Née en 1973 à Sherbrooke, Québec. Vit à Rennes, France.
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'Depuis mes débuts en vidéo et performance, mon travail enregistre le passage du temps à travers la mise en évidence de processus d'effacement et d'évidement. Les recherches, que j'entreprends dans la réalité, font l'expérience de la déperdition (perte de temps, perte d'énergie, improductivité, boucle, effacement etc.) et d'espaces lacunaires dans lesquels celle-ci peut se manifester (écran blanc, espace vide, trou de mémoire). J'explore différentes manières de construire des images à travers des formes simples par la performance, la vidéo, la photographie, la sculpture ou l'installation.
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Depuis 2012, j'ai ajouté à mon répertoire, une recherche expérimentale avec les odeurs et les arômes. Leur puissance mnésique et affective modifie les manières de mettre en jeu la mémoire dans les représentations et les récits que je compose. Le caractère évanescent et insaisissable des odeurs est en lien avec le travail de perte et d'effacement que j'ai pu mener dans mes performances et aussi avec les événements ténus que je filme. Obligé de respirer, le spectateur est obligé de sentir. Cet aspect paradoxal d'une absence pourtant présente, invisible mais intimement pénétrante me captive.
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Ce qui m'intéresse, c'est de reconfigurer la perception que nous pouvons avoir d'un espace donné et de provoquer des renversements de perception dans sa représentation, une rupture entre l'expérience présente et sa représentation passée. Les odeurs sont pour moi le matériau idéal pour poursuivre plus en avant mon travail sur la construction des images en relation avec un souvenir et sa mise en récit.'<br> Durant sa résidence à Briant Julie Fortier s'est consacrée  à la lecture d'ouvrages sur le goût et la parfumerie, qui lui ont permi de developper un nouveau travail dans ces directions. Depuis elle s'est engagée dans des études de parfumerie et est devenue un Nez. Elle combine aujourd'hui recherches plastiques et olfactives.
2011 : Julie C. Fortier
Jeanne Landry-Belleau (Québec)<br>
Artiste | Graphiste | Humaniste vivant à Québec.<br>
Elle est issue du milieu des arts et de la technoculture. En 2010, elle termine une maîtrise en arts (concentration nouveaux médias). Son mémoire traite du Réseau Vivant, des icônes et de l'humanisme. Elle développe et présente ses recherches en Corée du Sud (Haslla Art World, Gangneung), au Japon (ift, project room, Osaka) et en France (Briant) dans le cadre du programme «Géographies Variables». Le réseau humain, les valeurs et les différences culturelles la fascinent et sont les thèmes au coeur de ses réalisations Web (Chrysalide Humaine, Iconologia Web et Webographia) ainsi que de sa plus récente installation interactive (FRAGMENT).
2010 : Jeanne Landry-Belleau
Emanuel Penouty (France)<br>
Emanuel Penouty est artiste, il est né en 1970 à Soyaux. Il obtient son DNSEP aux Beaux-arts de Bordeaux en 1999. <br>
Il vit et travaille à Bordeaux et est régisseur à l'Agence Créative depuis 2017.<br>
''Mon « œuvre » est pluridisciplinaire ; les différentes techniques employées se complètent et accompagnent une recherche identitaire en tentant de concilier absence et présence.<br>
Je me considère comme un inventurier de l'art : l'invention est une valeur ajoutée à la culture et représente une valeur attractive pour les publics ; aventurier car le statut d'artiste oblige à prendre certains risques…, s'en est même son capital !<br>
Mes doutes et mes faiblesses facilitent l'expérience de l'empathie accentues une certaine compréhension de mes déterminants…
et m'aide à définir ce en quoi l'autre m'attend. ''
2010 : Emmanuel Penouty
David J. Johnston (Canada)<br>
David J. Johnston (Jhave) est un artiste et poète digital canadien, basé d'abord à Hong Kong puis à Montréal. Il joue avec le langage et travaille les médiums vidéo, Internet, le code, et le texte. <br>
Le titre de son site Internet - Glia- fait référence à cette substance neuronale - plus répandue dans le cerveau que les neurones eux-mêmes - et qui permet de les tenir en place.
2010 : David J. Johnston
Catherine Lenoble (France, Belgique) explore les comportements d'écriture et les conditions de lecture au temps présent, en croisant les genres (littérature, poésie, non-fiction) et les langages (naturels et formels), pour créer des objets narratifs hybrides (print et web, online et offline, analogue et digital).
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Petit Bain est sa première fiction (éditions à la criée, 2010) mettant en jeu l'ubiquité comme moteur du récit. Après quatre ans de recherche, en ligne et sur le terrain, sur la romancière britannique Anna Kavan, Catherine Lenoble écrit Anna K (éditions HYX, 2016) interrogeant l'héritage de l'écrivaine à l'ère du web collaboratif et calculatoire.
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Elle a co-initié en 2012 le groupe de recherche Algolit (algorithmes & littérature). En 2016, elle est auteure associée au CDN de Montluçon-Auvergne sous la direction de Carole Thibaud.
2010 : Catherine Lenoble

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ILS SONT PASSÉS PAR BRIANT(2007-2017)

Tous les ans, en dehors résidences, de nombreuses personnes viennent à Briant pour quelques jours ou pour une semaine, pour se servir de l'atelier ou parce qu'ils ont ponctuellement besoin d'un lieu pour se réunir ou pour produire, pour prendre un temps en dehors du monde, pour écrire, ou simplement pour une visite. Cela permet les échanges les uns avec les autres, ou avec les résidents, s'ils y en a. Tous ces passages font aussi la richesse du lieu.
En voici quelques-uns : Mathilde Guillemarre (scénographe), Vincent Regnault (traducteur), Stéphane Morel (imprimeur), Anne Gendrin (retraitée), Raphael Gendrin (Lycéen), Karl-Otto Von Oertzen (artiste - collectif Marswalkers), Alexis Chazard (artiste & enseignant), Maja Drzewinska (webmaster), Claire Laporte (médiation culturelle - centre d'art Passerelle), David Bruto (UTRA éditions), Odile Landry (enseignante à l'EESAB), Partick Landry (céramiste), Anna Hervé (éditrice chez Penguin), Charles Scott (architecte - Sheppard Robson), Maël Guesdon (musicien & philosophie - Magnetic Room), Marie de Quatrebarbes (auteure - Magnetic Room), Marielle Martin (musicienne), Marika Dermineur (artiste), Artheist (programmeur), Marie Mennestrier (direction, Abbaye de Maubuisson), Keren Detton (direction Frac), Thorsten Streichardt (artiste), Yannick Liron (auteur), Joelle Bitton (chercheuse design interactif), "Jack" Boyer (Programmeur), Martine Rondet (plasticienne), Mia Habib (chorégraphe), Sylvie Tossah (communication festival Aix-en-Provence)...

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Photos du site : © les artistes, Cécile Azoulay, Isabelle Louis, Julie Morel