Cette citation tirée de http://print.google.fr/ énonce une ambition d’ordre politique. On pourrait bien sûr s’interroger sur le fait qu’une entreprise privée, en l’occurence Google, s’occupe ainsi d’organiser à un niveau planétaire l’information et ceci au moment même où cette même entreprise propose une nouvelle représentation de la surface terrestre (http://earth.google.com/). Mais on tenterait par une telle question de revenir à une équivalence entre le politique et le publique, entre l’intérêt commun et la représentation démocratique, équivalence qui est largement dépassée aujourd’hui par les faits.
Comprendre le langage de Google n’est pas une mission critique (espérant un au-delà ou un en-deça utopique) mais déconstructive sans jugement de valeur, sans métadiscours supposant une autorité idéelle. Comment l’emphase de Google est performative (« s’est fixé pour mission », l’appel ne vient pas d’une force extérieure, elle est autoproduite) et produit un langage (les adwords) au moment même où elle énonce une certaine conception du langage (l’indexation des sites internet en vue de leur recherche), reste un travail à faire pour comprendre notre devenir.
