Mémoire de DEA, Sorbonne Paris 1, sous la direction de Geneviève Lancry
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Sans aucun doute le travail théorique qui me tient le plus à coeur. Peut-être parce qu’il s’agit d’un échec, le projet était par trop ambitieux. Je le reprendrais plus tard… Il s’agit d’une analyse ontologique de la réalité virtuelle. En premier lieu cet oxymore et ses présupposés métaphysiques sont remis en cause. On lui préférera la notion de « mondes possibles » qui ne présuppose pas l’autorité d’un « réel actuel » rejouant la conjonction entre la vérité et le réel. Ensuite, on tentera de proposer le concept de s(t)imulation en se fondant sur les travaux de J. Crary afin de contester les théories de la simulation. Par là même les univers synthétiques ne seront plus soumis à la question de la représentation et de la mimésis, parce que leur élaboration ne va pas sans une reconstruction-invention du corps et de la perception. Enfin on tentera, en se fondant sur les approches poétiques d’Hölderlin et de Perse, de concevoir les « mondes possibles » selon la perspective d’un exil sans nostalgie. La question du cyverespace devient alors celle d’un habiter et d’un inhabitable. Comment ces deux notions se plaçant, l’une du côté du fatum et l’autre du côté du possible, peuvent permettre une production artistique? De quelle façon le concept de « possible » permet d’accueillir ce que les métaphysiques contemporaines de la virtualité tentent de refouler? Un fond non-fondatif pour l’habiter comme modalité.
