Chaque grande révolution esthétique est un naturalisme. Non parce qu’il s’agirait de revenir à un prétendu réel ou à une quelconque phusis originaire, mais parce que le naturalisme, impossible concept, induit un décalage, une scission esthétique. Le naturalisme est impossible et c’est pour cette raison qui possibilise de nouvelles possibilités artistiques. Le cubisme est un naturalisme, le surréalisme aussi, etc. Un naturalisme contre nature serait-on tenté de dire. Quel serait un naturalisme numérique? Il faudrait repenser la saisie et la capture (à la suite de Boissier mais sans sa nostalgie), les bases de données, l’interaction et la génération comme condition de potentialisation des probabilités programmatiques.
© 2004 Grégory