Expérience intéressante que cette première présentation de Standard. Bien sûr certaines choses sont à revoir: trop de cabines qui dispersent l’attention, le contexte de présentation (une coulée verte où il y avait peu de choses, Standard devant être au début un élément minimal et discret de perturbation devenait un élément central du parcours), les attentes de certains publics (percevoir du spectaculaire alors qu’il s’agissait là d’un dispositif discret), etc.

Mais il y eu: des files devant les cabines, des gens se passant le combiné de main en main pendant 10 minutes, une femme expliquant à son enfant de 5 ans le programme à la main le dispositif et lui se levant et disant “On y va!”, à 6h30 du matin une autre femme nous demandant de faire sonner les cabines pour ses enfants courant dans tous les sens. Il y a eu surtout un dispositif (pas une installation, pas une oeuvre, pas une image) c’est-à-dire un agencement de temps et d’espace dont la nuit blanche n’a été qu’un état, état de mutation peut-être agaçant dans ce contexte de présentation spectaculaire. L’espace de la cabine public reste passionnant mais, pour ce projet, avec des modifications, des évolutions à apporter.