Un micro-projet sur Internet à partir du travail réalisé à Fontevraud.
La dislocation de l’image-temps vidéographique: la tête de lecture n’est plus définie par la machine mais par le positionnement de la souris de l’utilisateur. La dislocation du texte: des fragments de la Phénoménologie de l’Esprit sont samplés, modifiés, transformés, mélangés. Un bord indiscernable dans les modalités de lecture. L’interactivité comme manière d’intensifier les mouvements infimes et les batailles invisibles d’un peuple de mouches sur les fenêtres d’un bâtiment abandonné (Logis Bourbon).
L’installation in situ se compose ainsi: derrière 10 fenêtres du Logis Bourbon, 10 écrans plasma connectés à 10 ordinateurs diffusant une séquence vidéo particulière de mouches. Les écrans sont à l’extérieur et doublent donc « l’effet » de fenêtre. Un capteur de position permet de déplacer le sens et la vitesse de lecture de la séquence vidéo.Un système sonore est également utilisé. L’image interactive comme sans-vitesse, comme image qui oscille entre des segments d’images variables.
De quelle manière les sons et les images font-ils bande (une bande sonore, la bande vidéographique)? Quelle est la structure de leur synchronisation et de leur décalage? Les images vont-elles vite ou lentement? Dans quel sens se déplace-t-elle au juste? Est-ce un flux? Un clin d’oeil aux abeilles de David Blair.

