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	<title>Commentaires sur : Du temps cinématographique au flux numérique</title>
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	<description>Notes et fragments</description>
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		<title>Par : La saisie et la simulation / Gregory Chatonsky</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/04-du-temps-cinematographique-au-flux-numerique/comment-page-1/#comment-28909</link>
		<dc:creator>La saisie et la simulation / Gregory Chatonsky</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jun 2007 13:47:57 +0000</pubDate>
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		<description>[...] est de plus en plus une construction spatiale, alors que le XXème siècle avait privilégié la temporalité par la domination du cinématographe et d&#8217;une salle &#8220;neutre&#8221;, identique à [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] est de plus en plus une construction spatiale, alors que le XXème siècle avait privilégié la temporalité par la domination du cinématographe et d&#8217;une salle &#8220;neutre&#8221;, identique à [...]</p>
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		<title>Par : philippe boisnard</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/04-du-temps-cinematographique-au-flux-numerique/comment-page-1/#comment-6950</link>
		<dc:creator>philippe boisnard</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Feb 2007 09:01:47 +0000</pubDate>
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		<description>Cette question est en effet fort pertinente : elle a été posée et poursuivie par exemple par Philippe Bootz et son oeuvre passage : qui indéfiniment différent dès qu&#039;il est lancé, et qui surtout n&#039;est jamais le même dès qu&#039;on le relance.
La problématique d&#039;e-criture pour Bootz tient alors dans 1/ qu&#039;est-ce que la différence esthétique entre d&#039;un côté le code programmé et de l&#039;autre sa traduction à l&#039;écran; 2/ en quel sens à partir de cette différence , il n&#039;st plus possible de penser une identité perceptuelle définie, mais la perception est plongé dans une oeuvre qui n&#039;a de cesse de se créer de se générer. Principe d&#039;inchoativité constitutif de son surgissement. 

Cela me semble poser la question même du temps et de l&#039;unité synchronique de ce qui a lieu dans le temps. On le sait le récit traditionnel de cinéma, de roman, est de l&#039;ordre de l&#039;unité articulée de l&#039;action selon un schéma narratif a-priori admis par le spectateur. Chaque élément perçu dans le flux immanent de ce qui apparaît, est replaçable selon une logique globale qui est articulable selon les conditions d&#039;un méta-récit (tension, accélération, remise n cause des caractères psychologiques, économiques des personnages, etc). Or, dès que l&#039;on brise la convention de l&#039;unité synchronique, qu cea soit par rupture ou bien par l&#039;indéfinition, se pose la question des éléments reccueillis et mémorisés ? quelle est leur nature ? En quel sens se lient-ils ? 

Quand j&#039;ai travaillé à la réalisation de la version 1 de Data_Hitory_X en 2003-2004 : poésie infinie posant la question de la matérialité de la mémoire humaine et de sa possibilité de liaison entre macro-histoire et micro-généalogie, l&#039;indéfinition de la poésie (infinie, car programmée sur DVD avec des scripts recombinant l&#039;ordre des liaisons et ceci selon un artifice visuel ne permettant pas de voir de rupture du flux) et donc le montage alétoire programmé, était pensé comme devant obliger le spectateur à recréer une cohérence de l&#039;ensemble à partir des bris historiques accumulés à l&#039;écran et s&#039;accélérant selon certains séquences. 

selon moi, une telle recherche entre en écho avec la situation ontologique dans laquelle nous sommes placés : et c&#039;est bien de flux qu&#039;il s&#039;agit : l&#039;être humain pris dans l&#039;expansion mécanique des phénomènes et ceci sans qu&#039;il puisse se enir au-dessus de cette prolifération causale qui va en tout sens : tente par bribes de recomposer la cohérence d&#039;un fil de  signifiants lui permettant de composer alors l&#039;unité synchronique d&#039;un signifié adéquat à son existence. 

si les films ou romans plaisent autant, ce n&#039;est pas tant parce qu&#039;ils sont originaux ou de qualité littéraire spécifique, mais c&#039;est au sens où ils permettent dans le flux de causalités qui brisent la monotonie d&#039;action (rebondissement) de savoir qu&#039;à postériori le temps retombera dans ses gonds, à savoir que la morale temporelle (l&#039;unité de sens) sera là. C&#039;est en cela que les séries américains surtout, sont intéressantes à étudier, notamment des séries comme prison-break, qui d&#039;emblée dans la première saison semble accumuler des retournements permanents, mais dont l&#039;unité est a-priori déclarée : MS et son frère s&#039;évaderont bien à la fin de la première saison, le récit malgré les accidents, les perturbations qui interviennent suit la linéarité narrative permettant au final l&#039;unité de sens. Face à Lost de même les spectateurs recherchent (et les sites sur le net traduisent bien cela) une unité de sens. Et s&#039;il y en avait pas ? 

Donc pour revenir au montage immanent à la projection : il pose la question non seulement de la fabrique du teps, de sa composition/décomposition, de sa cohérence (est-ce que cette production immanente de l&#039;image aboutit nécessairement à un schéma prédéfinit ? ou bien est-ce que cette immanence serait à l&#039;image de la non-recurrence de pi, n&#039;ayant en soi aucune séquence qui se répèterait, ne pouvant en permettre une appréhension dès lors synthétique ? 

bon trop long tout cela....
autrement pour t&#039;amuser Gregory : je pube actuellement sur mon site les schémas de ma conférence sur le spampoetry : et j&#039;ai mis ceux qui concernent l&#039;écrivain traditionnel et celui du tagueur : question de flux bien évidemment. A venir : celui du spampoetry. 
&lt;a href=&quot;http://databaz.org/xtrm-art/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;x-tr-m-art&lt;/a&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cette question est en effet fort pertinente : elle a été posée et poursuivie par exemple par Philippe Bootz et son oeuvre passage : qui indéfiniment différent dès qu&#8217;il est lancé, et qui surtout n&#8217;est jamais le même dès qu&#8217;on le relance.<br />
La problématique d&#8217;e-criture pour Bootz tient alors dans 1/ qu&#8217;est-ce que la différence esthétique entre d&#8217;un côté le code programmé et de l&#8217;autre sa traduction à l&#8217;écran; 2/ en quel sens à partir de cette différence , il n&#8217;st plus possible de penser une identité perceptuelle définie, mais la perception est plongé dans une oeuvre qui n&#8217;a de cesse de se créer de se générer. Principe d&#8217;inchoativité constitutif de son surgissement. </p>
<p>Cela me semble poser la question même du temps et de l&#8217;unité synchronique de ce qui a lieu dans le temps. On le sait le récit traditionnel de cinéma, de roman, est de l&#8217;ordre de l&#8217;unité articulée de l&#8217;action selon un schéma narratif a-priori admis par le spectateur. Chaque élément perçu dans le flux immanent de ce qui apparaît, est replaçable selon une logique globale qui est articulable selon les conditions d&#8217;un méta-récit (tension, accélération, remise n cause des caractères psychologiques, économiques des personnages, etc). Or, dès que l&#8217;on brise la convention de l&#8217;unité synchronique, qu cea soit par rupture ou bien par l&#8217;indéfinition, se pose la question des éléments reccueillis et mémorisés ? quelle est leur nature ? En quel sens se lient-ils ? </p>
<p>Quand j&#8217;ai travaillé à la réalisation de la version 1 de Data_Hitory_X en 2003-2004 : poésie infinie posant la question de la matérialité de la mémoire humaine et de sa possibilité de liaison entre macro-histoire et micro-généalogie, l&#8217;indéfinition de la poésie (infinie, car programmée sur DVD avec des scripts recombinant l&#8217;ordre des liaisons et ceci selon un artifice visuel ne permettant pas de voir de rupture du flux) et donc le montage alétoire programmé, était pensé comme devant obliger le spectateur à recréer une cohérence de l&#8217;ensemble à partir des bris historiques accumulés à l&#8217;écran et s&#8217;accélérant selon certains séquences. </p>
<p>selon moi, une telle recherche entre en écho avec la situation ontologique dans laquelle nous sommes placés : et c&#8217;est bien de flux qu&#8217;il s&#8217;agit : l&#8217;être humain pris dans l&#8217;expansion mécanique des phénomènes et ceci sans qu&#8217;il puisse se enir au-dessus de cette prolifération causale qui va en tout sens : tente par bribes de recomposer la cohérence d&#8217;un fil de  signifiants lui permettant de composer alors l&#8217;unité synchronique d&#8217;un signifié adéquat à son existence. </p>
<p>si les films ou romans plaisent autant, ce n&#8217;est pas tant parce qu&#8217;ils sont originaux ou de qualité littéraire spécifique, mais c&#8217;est au sens où ils permettent dans le flux de causalités qui brisent la monotonie d&#8217;action (rebondissement) de savoir qu&#8217;à postériori le temps retombera dans ses gonds, à savoir que la morale temporelle (l&#8217;unité de sens) sera là. C&#8217;est en cela que les séries américains surtout, sont intéressantes à étudier, notamment des séries comme prison-break, qui d&#8217;emblée dans la première saison semble accumuler des retournements permanents, mais dont l&#8217;unité est a-priori déclarée : MS et son frère s&#8217;évaderont bien à la fin de la première saison, le récit malgré les accidents, les perturbations qui interviennent suit la linéarité narrative permettant au final l&#8217;unité de sens. Face à Lost de même les spectateurs recherchent (et les sites sur le net traduisent bien cela) une unité de sens. Et s&#8217;il y en avait pas ? </p>
<p>Donc pour revenir au montage immanent à la projection : il pose la question non seulement de la fabrique du teps, de sa composition/décomposition, de sa cohérence (est-ce que cette production immanente de l&#8217;image aboutit nécessairement à un schéma prédéfinit ? ou bien est-ce que cette immanence serait à l&#8217;image de la non-recurrence de pi, n&#8217;ayant en soi aucune séquence qui se répèterait, ne pouvant en permettre une appréhension dès lors synthétique ? </p>
<p>bon trop long tout cela&#8230;.<br />
autrement pour t&#8217;amuser Gregory : je pube actuellement sur mon site les schémas de ma conférence sur le spampoetry : et j&#8217;ai mis ceux qui concernent l&#8217;écrivain traditionnel et celui du tagueur : question de flux bien évidemment. A venir : celui du spampoetry.<br />
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