Le numérique, pour toute création artistique, virtualise les affects sensibles, dynamise les rapports espaces-temps, bouleverse la réception et la diffusion des oeuvres. La mise en réseau ouvre des possibilités d’action sur cette virtualité sensorielle, la mémoire, les réalisations scéniques, les émotions sociales et les représentations les plus symboliques. Ces attitudes postmodernes de fiction, à l’ère de l’économie de la connaissance, vont-elles fonder une esthétique communicationnelle nouvelle ? Le numérique s’oriente-t-il vers un nouveau « partage du sensible » ? Les webartistes sont-ils acteurs de ce débat ? Matin : Création et subversion Modération Alain FLEISHER, (CNAC Le Fresnoy) Dans les relations artiste/public, en amont, des créateurs interviennent sur les relations, sensations et significations individuelles ou collectives. Ils détournent des outils comme les moteurs de recherche, les moyens de localisation et transgressent souvent les tabous symboliques de représentation publique ou subvertissent l’univers des relations privées. Comment cette liberté est-elle régulée sur le réseau ? Intervenants: Christophe Bruno (plate-forme www.unbehagen.com) Grégory Chatonsky (plate-forme www.incident.net) Paul Mathias (Collège international de philosophie, Paris) Paolo Garbolino (IUAV) Tommaso Tozzi (plate-forme www.hackerart.org) Mario Costa (Università di Salerno) Après-midi : Limites d’une économie de la transgression ? Modération Paolo FABBRI (IUAV Venise) En aval, les réceptions et consommations artistiques (musique, cinéma, littérature, patrimoine), par la gratuité et la liberté d’accès sont aux avant-gardes des dérégulations identitaires et collectives, dans la tension entre biens communs, création libre et structures juridiques existantes. Faut-il de nouveaux modèles juridiques et économiques ? Intervenants: Florent Latrive, autore di Du bon usage de la piraterie, culture libre, sciences ouvertes Franco Berardi, (plate-forme www.rekombinant.org) Carlo Grassi (IUAV) Roberto Casati (IUAV)
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