05 août 2006

L’écran (re)structuré par l’espace public

Quand l’écran est dans l’espace public, il y a une perturbation. Il se passe quelque chose d’un point de vue esthétique. À Time Square par exemple, des images partout, circulant d’un écran à un autre (Reuters), des chiffres ondulant sur des surfaces (NASDAQ). Des écrans dans d’autres écrans, faisant varier les définitions. Incroyable luminosité des pixels en plein soleil.

La perception est déstabilisée parce que l’écran appartient habituellement au domaine privé, à l’espace domiciliaire. Et le cinéma, même si le peuple était dans la salle, l’obscurité reconstruisait un semblant d’intimité, de domiciliation où les autres pouvaient s’oublier, deuil de la communauté. À Time Square, les images sont là devant nos yeux.

La perception est déstabilisée, c’est une « réalité augmentée ». Les matières esthétiques de la ville et des images ne se correspondent pas. Les mouvements ne sont pas les mêmes. L’intégration des images dans la ville, selon certaines grandeurs, désajuste notre sensibilité, produit un écart dans l’espace lui-même, dans la répartition entre le privé et le public.

One Comment

  1. 1 6 août 2006 at 10:10
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    Ce montage donne véritablement le vertige.

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