La télévision française lancée en 1935 par G. Mendel était fondée sur le music-hall. Les danseurs, les chanteurs, les acteurs venaient à tour de rôle. Reprenant à son compte un langage déjà existant avant de découvrir la singularité du direct et de l’information. Aujourd’hui beaucoup de médiateurs culturels voient dans le spectacle vivant (le music-hall non-populaire) la voie dans laquelle il faudrait que l’art numérique s’engouffre. S’il va de soi qu’il y a quelque chose de nostalgique à vouloir réactiver le caractère auratique de la scène en faisant appel à l’immémorial antique, il faut également remarquer que chaque média à ses débuts trouve come tuteur de son expression non encore advenue des médias déjà existants. C’est sans doute rassurant pour certains d’explorer l’à venir par l’ayant-été comme si ce dernier ne recelait en fait d’aucune monstruosité, d’aucune étrangeté.
06 avr
By Grégory. Posted 6 avril 2003 at 4:14 . Filed under Esthétique. Permalink. Subscribe to this post’s comments.
Post a comment or leave a trackback.
Browse
Previous: Intentionnalité et fonctionnalité
Si la technique est idéologiquement et fonctionnellement fondée sur l’instrumentalité, l’ordinateur a quelques difficultés à comprendre l’intentionnalité de l’utilisateur, sa visée.
Cet écart entre deux modes de la finalité produit l’esthétique technologique, c’est-à-dire une incompréhension transcendantale.
- Madeleine Aktypi : Tes œuvres sont presque toujours, ou très souvent, accompagnées par (liées à) des écrits, des fragments de tes pensées et des fragments de la pensée de poètes, architectes, philosophes et autres, qui sont comme des œuvres aussi, qui n’illustrent point, mais qui donnent à recevoir les œuvres au biais d’un chemin [...]
