J’ai tapé ce nom dans Google, je n’ai rien trouvé, aucune trace. Je désirais qu’une trace existe, sans raconter son histoire (est-ce que même je la connais? Est-ce même lui qui n’a cessé de la raconter la connaissait?), simplement inscrire le signifiant, en laissant inconnu, pour la plupart, le signifié.
Dans quelques minutes, dans quelques heures peut-être son nom sera référencé, en ce sens il « existera ». Il y aura cette trace.
Et que signifie à présent cette trace et la notion même de réferencement? Qu’on y pense bien, dans sa relation à la référence, au référent, à tout ce champ sémantique: quelque chose renvoie à autre chose. Nietzsche nous a apprit que ce circuit de renvois ne s’arrête jamais (originarité de la métaphore). Derrida a mis en action ce circuit, ces circuits. Référencement: structure qui met en rapport quelque chose avec autre chose, son seul contenu étant cette mise en rapport, l’indication de cette mise.
En ce sens le référencement, dans son rapport même à la tradition de la bilbliothèque et des archives, est un concept de l’esthétique du flux. Pour que le flux existe, c’est-à-dire circule car le flux n’est pas en dehors de sa circulation qui est son mode d’être, il faut du référencement. Savoir selon quelles modalités ce référencement est fait, par exemple le nom « Maxime Godfrid » qui est au moment même où vous lisez ces lignes en circulation même si celle-ci ne concerne pas le signifié, est une manière de comprendre la dissémination du flux et donc la façon dont on y accède et dont on le perçoit.

7 Comments
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Tu as gagne. Maintenant Google retourne une page pour « Maxime Godfrid »: la tienne. Et, accessoirement, existe-t-il ce Maxou, ou bien voulais-tu juste creer un referencement vers une entite vide? Ca me rappelle les pointeurs NULL en C++ qui pointent vers du vide.
Bon sejour a Montreal!
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Il a fallu moins de 24 heures pour faire exister ce nom.
Quant à l’existence de Maxime Godfrid, je vais taire la réponse. Il a existé mais peu importe.
Toujours à Cambridge?
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Oui, toujours pris en main par les vaches et les canards. Ca se passe bien… Je pense bien repasser par ici (pas Montreal, mais ton site). Au plaisir!
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Je suis passé par ton site et en regardant les images, j’essayais d’imaginer ta vie. Je n’y suis pas arrivé mais la tentative simplement visuelle, mettant de côté les légendes, m’a plu.
J’imaginais aussi que ton appareil photographique doit devenir un élément de tes relations sociales, un étrange compagnon de voyage.
Et puis aussi la tension entre tes images autobiographiques et le traitement des images sur lequel tu travailles, comme si l’un rattrapait l’autre.
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Je suis bien plus à l’aise avec les photos qu’avec le texte. Et c’est vrai que le résultat c’est qu’il n’y a que quelques images pour illustrer une journée avec un biais certain. Ce n’est que quand je me repasse ces photos moi-même que je les remets dans leur vrai contexte. Je serais bien curieux d’avoir un oeil extérieur pour me rendre compte de ce biais.
Je choisis chaque image que je poste parce qu’elle me raconte/rappelle quelque chose ou parce qu’elle me plait dans l’absolu.
Mais par rapport à mon boulot sur l’analyse d’image, il n’y a pas de pont (du moins pour l’instant).
Quant à ton site, il semble montrer que tu es toujours aussi actif dans tes projets personnels depuis la dernière fois qu’on s’est vus.
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Merci frangin.
J’avais googled Maxime Godfrid plusieurs fois au cours des quelques dernieres annees dans l’espoir que quelque chose apparaitrait. C’est fait. Merci. Je t’aime. Je pleure.
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Bonjour, une recherche « maxime godfrid » sur google me dirige vers votre article, amusant, non seulement ce cher Maxime existe mais il à même écrit… Bon vent. Michel.