Dans le champ de l’interactivité, une confusion entre les concepts de fiction et de narration s’est établie. Or si toute oeuvre interactive est narrative, quelqu’en soit la qualité, elles ne sont pas toutes fictionelles. En effet la narration signifie seulement que quelqu’un parle, ni plus ni moins. Elle ne suppose aucun mode de contenu précis. Qui pourrait penser que n’importe quel site n’ait pas quelque parole en son sein? Par contre la fiction c’est le mouvement de différenciation entre celui qui parle et celui qui entend, écart par lequel s’établit des formations imaginaires (au sens de l’image). De sorte que la fiction elle-même accorde un champ de possibilités dans lequel l’observateur, utilisateur, interacteur, etc. peut trouver sa position. C’est cet écart qui pose problème à l’interactivité: quelle est la position (au sens de l’éthos) de l’interacteur dans le cadre d’un dispositif interactif? Je ne crois pas qu’aujourd’hui on ait encore trouvé des solutions fiables à ce problème.
07 jan
By Grégory. Posted 7 janvier 2001 at 7:16 . Filed under Narratologie. Permalink. Subscribe to this post’s comments.
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