
99 Cent (1999), Andreas Gursky. Chromogenic color print.
6′ 9 1/2″ x 11′ (207 x 337 cm)
7 septembre
http://www.incident.net/medias/swf/avm3301-09-07.swf
Questionnaire pour évaluer le niveau technique.
Explication du plan de cours et du cheminement proposé.
Ce qu’on peut attendre de ce cours et ce qu’on ne doit pas attendre:
L’art numérique au regard des problématiques de l’art contemporain. La continuité entre deux. En finir avec l’opposition entre les pratiques.
Catégorisation de l’art numérique pouvant servir à son propre travail.
Contextualiser son travail pour éviter de refaire ce qui a déjà été fait.
Mise en relation des concepts esthétiques et des pratiques technologiques. Comment les pratiques impliquent-elles à l’époque numérique des concepts et récirpoquement? Comprendre que des concepts semblant strictement informatiques ont des implications esthétiques.
Comprendre des concepts informatiques de programmation pour pouvoir élaborer de projets artistiques questionnant le médium. Arriver assez aisément à des résultats plastiques complexes.
Etre le plus autonome possible en terme de production.
Méthodologie de gestion de projet artistique allant de l’écriture d’un dossier à la production proprement dite en passant par la formation d’une équipe de travail.
Ce que nous partageons? Un mot dont le sens est incertain, l’art. Un mot dont chacun a une idée, que la société elle-même s’approprie. On oppose souvent l’art au langage, mais il se pourrait bien que ce ne soit qu’un mot. Tourner autour de l’art par un opérateur, la technique, c’est se permettre d’approcher la question de l’art de façon pragmatique par les moyens de production et la matière. C’est aussi questionner le contexte (le monde) de la création artistique par ses enjeux sociaux: les technologies ne sont pas seulement des moyens instrumentaux pour réaliser des oeuvres, c’est aussi une partie du monde où nous vivons, où le public vit. La technique est un médium, un support, un outil, un référent, cette multiplicité de niveaux est sans doute exactement la même que celle qui est en jeu dans l’art depuis Marcel Duchamp.
La question de savoir ce qu’est la technique (à défaut de savoir ce qu’est l’art) est beaucoup plus complexe qu’il ne pourrait en sembler au premier abord, car l’omniprésence quotidienne de la technique en cache la compréhension. La relation complexe et historique entre l’art et la technique à partir de la notion de teknhé. Définition de la technique selon la quadruple causalité artistotélicienne (cause matérielle, cause formelle, cause finale, cause effisciente) et application de cette grille à la production artistique. La technique en art est-elle instrumentale comme c’est le cas dans son usage quotidien? L’histoire de l’art au XXème siècle comme histoire de la réappropriation des machines industrielle par les artistes: quelque chose préexiste à la pratique artistique et c’est peut être la technique (la technique comme déjà là chez Heidegger et Stiegler).
Petit panorama de l’art du XXème dans sa relation à la technique comme représentation et comme médium (à voir).
Tentative pour définir l’art numérique et ses frontières. Définitions de l’art numérique. Difficultés de la définition liée à la multiplicité des origines historiques de l’art numérique et à son interdisciplinarité. Difficulté à définir aussi bien l’art que le numérique. Différence entre le numérique comme support et comme médium (langage): différence entre mettre en ligne une oeuvre (galerie virtuelle) et faire du netart par exemple. Qu’est-ce qui différencie ces deux pratiques? N’est-ce pas la relation à la communication (destinataire, destinateur, support)? Où est-ce dans la relation à la technique que cela se joue?
Proposition pour différencier technique et technologie: les technologies mettent en oeuvre d’une façon ou d’une autre du logos, du discours, du langage.
L’art est peut-être devenu une question annexe, une question qui a en tout cas perdu de son autonomie. Peut-on encore la poser en la séparant de tout le reste comme une sphère à part qui a ses propres référents et ses propres grilles de lecture? Ne sommes-nous pas hantés, quand nous allons voir une exposition par d’autres images et par d’autres usages. Les industries culturelles (télé, internet, presse) produisent beaucoup plus de sensations et d’intensités. L’art ne vient-il pas seulement réagir (et que signifie alors cette réaction) à une situation déjà donnée? Question du capitalisme de l’accès que nous verrons plus tard dans l’année. Les technologies ne modifient-elles pas en ce sens profondément l’ensemble du système esthétique? Ce qui reviendrait à dire que, faisant de l’art numérique ou pas, on ne saurait faire abstraction de ce monde technologique, si ce n’est qu’en le refoulant et en voulant activer une forme d’art fondée sur l’autonomie (la boîte blanche de la galerie par exemple).
Présentation du plan du cours, des méthodes d’évaluation, du travail demandé.
Ouverture des comptes sur le serveur MERLIN.
Présentation du thème du projet I: Le labyrinthe (technologie à utiliser: HTML)A lire:
Yves Michaux, L’art à l’état gazeux, Essai sur le triomphe de l’esthétique, Hachette, 2003 (pp. 7-25)
Lecture annexe: Jean-François Lyotard, Les Transformateurs Duchamp
A voir:
Un tour d’horizon de l’art et la technique au tournant du XXème siècle. L’apparition de la modernité comme introduction de la technique industriel en art. Tentative pour relire l’histoire de l’art moderne dans l’optique d’une relation à la technique. De Monet à Marcel Duchamp, en passant par le collage, le cubisme, le futurisme et le popart. Qu’est-ce qui a tant intéressés les artistes dans la technique moderne? Le passage de la technique comme représentation à la technique comme médium?
la variabilité impressionniste (Monet, Degas, cf J. Crary, Suspension of attention).
le tournant de la représentation dans le readymade
la machine célibataire comme sans causalité (causa finalis et causa efficiens)
l’intégration des médias dans dada et cubisme.
L’aliénation de la technique (Chaplin) et le corps-machine.
la répétition et la différence dans le popart.
Le langage et la technique dans l’art conceptuel américain. La question du protocole et de l’art programmé.
Cage: l’instrument.
EAT: l’amplification.
Sol LeWitt: le fragment et la totalité.
Haake: la machine à différer, l’enregistrement de l’enregistrement.
Dan Flavin.
Dan Graham: le temps désajusté.
Nam June Paik: du flux.
Bill Viola: l’image de soi.
Jeffrey Shaw: la ville, le mot, l’espacement.
Douglas Gordon: la référence distendue.
John F. Simon: infinité et simplicité.
Chaque époque du siècle dernier s’est appropriée de façon singulière la question de la technique d’où l’absurdité de l’opposition chez certains de nos contemporains entre l’art et la technique.
Projet:
Thème de la première phase du projet: le labyrinthe (technologie à utiliser: HTML)

Marcel Duchamp, Le Grand verre (1915-1916)

Man Ray, Cadeau (1921)
8 septembre
9h30-12h30
Présentation de la chaîne Adobe: photoshop, dreamweaver, flash.
Survol de Dreamweaver, des balises et à la notion de site. Structure d’un site est // à la structure d’un ordinateur avec des dossiers et ses fichiers. Hyperlien, Xanadu.
Introduction générale aux langages de programmation. Introduction au HTML, définition d’un langage de description et des balises.
14h00-17h00
Fondation Langlois (Centre de recherche et de documentation (CR+D) - 3530, boulevard Saint-Laurent, bureau 402 )