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	<title>Commentaires sur : La galerie (5)</title>
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	<description>Notes et fragments</description>
	<pubDate>Fri, 05 Dec 2008 14:23:02 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Libr-critique &#187; [video exposition] Santiago Roose à l&#8217;espace 29-Bordeaux</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-56547</link>
		<dc:creator>Libr-critique &#187; [video exposition] Santiago Roose à l&#8217;espace 29-Bordeaux</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Sep 2007 09:41:11 +0000</pubDate>
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		<description>[...] galerie ou de l&#8217;espace muséal je renvoie à la très bonne synthèse de Grégory Chatonsky ici]. musique de la vidéo E_E   tags du site:espace 29, santiogo roose, video expotags technorati [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] galerie ou de l&#8217;espace muséal je renvoie à la très bonne synthèse de Grégory Chatonsky ici]. musique de la vidéo E_E   tags du site:espace 29, santiogo roose, video expotags technorati [...]</p>
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	<item>
		<title>Par : philippe boisnard</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-7341</link>
		<dc:creator>philippe boisnard</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Feb 2007 08:41:46 +0000</pubDate>
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		<description>Oui, tout à fait d'accord avec les questions que tu poses. En fait ce que j'indiquais par la mention d'Heidegger : c'est le fait que la galerie ne soit pas un neutre, en tant que neutralisé, à savoir espace à disposition sous le seul principe de lutilité d'exposition. Même si ne soyons pas naïfs, au niveau de l'intentionnalité, pour une certaine part, la galerie est un lieu d'accrochage et de décrochage. Le rester heideggerien, pour reprendre ton expression, peut être compris aussi dans sa modalité de l'habiter, comme épreuve de l'étrangeté du lieu, car tu le sais, ce qui hante le "heimlich" du lieu, tient aussi du point de vue de l'être pour Heidegger à une Unheimlichkeit, fondamentale (donc détachée de sa focalisation seulement psychologique freudienne).
Même si je suis très critique à l'encontre de Heidegger, quant à son rapport à l'ontologie fondamentale, cependant, je trouvais intéressant de référer à cette problématique du lieu, de l'espace (cf. cahier de l'Herne de mémoire), au sens où cette modalité de l'habiter demande une forme de transpassibilité qui permet de s'ouvrir au lieu comme lieu. 

Si en effet tu pointes la question de ce neutre comme ce qui met en crise la représentation du lieu et de ses logiques (int/ext; plein/vide [car un mur blanc, c'est comme le désert, c'est plein et non vide], etc..) c'est bien, il me semble quand même, que le neutre est d'abord formellement non pas retrait (car logiquement et ontologiquement la présence et le contenu serait antérieur) mais présence libre de la rencontre. 

.... Cela me fait penser en fait à la question de la surface blanche et du point noir chez Deleuze et Guattari. 
Quand on regarde l'oeuvre de Christian Andersson,  et ton analyse, l'impossibilité de la localisation, on peut analyser son travail comme le court-circuit de la fonction politique d'agencement du point noir ....</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui, tout à fait d&#8217;accord avec les questions que tu poses. En fait ce que j&#8217;indiquais par la mention d&#8217;Heidegger : c&#8217;est le fait que la galerie ne soit pas un neutre, en tant que neutralisé, à savoir espace à disposition sous le seul principe de lutilité d&#8217;exposition. Même si ne soyons pas naïfs, au niveau de l&#8217;intentionnalité, pour une certaine part, la galerie est un lieu d&#8217;accrochage et de décrochage. Le rester heideggerien, pour reprendre ton expression, peut être compris aussi dans sa modalité de l&#8217;habiter, comme épreuve de l&#8217;étrangeté du lieu, car tu le sais, ce qui hante le &#8220;heimlich&#8221; du lieu, tient aussi du point de vue de l&#8217;être pour Heidegger à une Unheimlichkeit, fondamentale (donc détachée de sa focalisation seulement psychologique freudienne).<br />
Même si je suis très critique à l&#8217;encontre de Heidegger, quant à son rapport à l&#8217;ontologie fondamentale, cependant, je trouvais intéressant de référer à cette problématique du lieu, de l&#8217;espace (cf. cahier de l&#8217;Herne de mémoire), au sens où cette modalité de l&#8217;habiter demande une forme de transpassibilité qui permet de s&#8217;ouvrir au lieu comme lieu. </p>
<p>Si en effet tu pointes la question de ce neutre comme ce qui met en crise la représentation du lieu et de ses logiques (int/ext; plein/vide [car un mur blanc, c'est comme le désert, c'est plein et non vide], etc..) c&#8217;est bien, il me semble quand même, que le neutre est d&#8217;abord formellement non pas retrait (car logiquement et ontologiquement la présence et le contenu serait antérieur) mais présence libre de la rencontre. </p>
<p>&#8230;. Cela me fait penser en fait à la question de la surface blanche et du point noir chez Deleuze et Guattari.<br />
Quand on regarde l&#8217;oeuvre de Christian Andersson,  et ton analyse, l&#8217;impossibilité de la localisation, on peut analyser son travail comme le court-circuit de la fonction politique d&#8217;agencement du point noir &#8230;.</p>
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		<title>Par : Grégory</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-7274</link>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Feb 2007 14:01:29 +0000</pubDate>
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		<description>Cette question du neutre est complexe. je ne sais s'il faut entendre l'espace de la galerie comme un rien esthétique pour qu'il y ait "il y a espace", car alors l'esthéticisation de l'espace de la galerie serait incompréhensible. Je veux parler bien sûr du loft qui, me semble-t-il, est une extension du domaine de la galerie à l'espace domicilaire, ce qui est pour le moins étrange dans la question de la valeur et de l'habitation. Je crois comprendre dans ce que tu écris que la galerie serait une manière d'ouvrir la possibilité d'un espace. AI-je compris?

D'ailleurs il faudrait s'interroger, comme tu le fais sur l'habitation, car je ne crois pas qu'on habite dans une galerie ou sens d'un rester, c'est bel et bien un lieu de passage, la construction y est transitoire. Et les travaux eux-mêmes où les artistes habitent dans la galerie (y dorment par exemple en inversant le rythme de leur sommeil) sont pour le public une façon de passer de façon fugace (on est jamais très à l'aise dans une galerie, toujours un peu en trop). Peut-on alors s'appuyer sur Heidegger où l'habiter me semble relever d'une logique du rester? Il y avait ce bel ouvrage de Michel Haar, Le chant de la terre, proposant une lecture comparative entre Hölderlin et Perse. Je ne sais si Heidegger aurait pu dire "l'inhabitable est notrre site", cette manière de persister dans le trouble du possible et de l'impossible.

Donc sous forme de question plus que d'affirmation: le neutre est-il à considéré comme un vide pour..., un rien avec visée (à remplir)? Ou doit-on questionner la relation entre le blanc et le mur comme façon de troubler les limites et les frontières? Peut-on imaginer qu'au fil du temps il y ait eu de plus en plus de murs pour de moins en moins d'oeuvres? 

Cela me fait penser à ces travaux de James Turrell avec un pan de mur en retrait ou en ajout qui forme un cadre pour un autre pan de mur en ajout ou restant derrière lequel il y a une lumière qui se diffuse sans que la source soit visible, autre manière de questionner ce neutre du mur blanc et de plonger l'espace dans le galerie dans un monochrome coloré.

Ou encore: un interrupteur qui permet d'allumer ou d'éteindre la lumière seulement un bref instant, laissant le blanc s'imprimer sur la rétine, le souvenir de l'espace plutôt que l'espace lui-même.

Tout cela pour dire que la voie dans laquelle nous semblont nous engager les uns et les autres est une neutralisation de l'alternative simple qui semblait être posée par la galerie: être à l'intérieur ou à l'extérieur, avec les inévitables discours sur les lieux alternatifs de l'art. On peut très bien y être tout en restant au seuil et y entrer tout en gardant un pied au dehors car les limites mêmes des murs sont incertaines, elles le sont par définition.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cette question du neutre est complexe. je ne sais s&#8217;il faut entendre l&#8217;espace de la galerie comme un rien esthétique pour qu&#8217;il y ait &#8220;il y a espace&#8221;, car alors l&#8217;esthéticisation de l&#8217;espace de la galerie serait incompréhensible. Je veux parler bien sûr du loft qui, me semble-t-il, est une extension du domaine de la galerie à l&#8217;espace domicilaire, ce qui est pour le moins étrange dans la question de la valeur et de l&#8217;habitation. Je crois comprendre dans ce que tu écris que la galerie serait une manière d&#8217;ouvrir la possibilité d&#8217;un espace. AI-je compris?</p>
<p>D&#8217;ailleurs il faudrait s&#8217;interroger, comme tu le fais sur l&#8217;habitation, car je ne crois pas qu&#8217;on habite dans une galerie ou sens d&#8217;un rester, c&#8217;est bel et bien un lieu de passage, la construction y est transitoire. Et les travaux eux-mêmes où les artistes habitent dans la galerie (y dorment par exemple en inversant le rythme de leur sommeil) sont pour le public une façon de passer de façon fugace (on est jamais très à l&#8217;aise dans une galerie, toujours un peu en trop). Peut-on alors s&#8217;appuyer sur Heidegger où l&#8217;habiter me semble relever d&#8217;une logique du rester? Il y avait ce bel ouvrage de Michel Haar, Le chant de la terre, proposant une lecture comparative entre Hölderlin et Perse. Je ne sais si Heidegger aurait pu dire &#8220;l&#8217;inhabitable est notrre site&#8221;, cette manière de persister dans le trouble du possible et de l&#8217;impossible.</p>
<p>Donc sous forme de question plus que d&#8217;affirmation: le neutre est-il à considéré comme un vide pour&#8230;, un rien avec visée (à remplir)? Ou doit-on questionner la relation entre le blanc et le mur comme façon de troubler les limites et les frontières? Peut-on imaginer qu&#8217;au fil du temps il y ait eu de plus en plus de murs pour de moins en moins d&#8217;oeuvres? </p>
<p>Cela me fait penser à ces travaux de James Turrell avec un pan de mur en retrait ou en ajout qui forme un cadre pour un autre pan de mur en ajout ou restant derrière lequel il y a une lumière qui se diffuse sans que la source soit visible, autre manière de questionner ce neutre du mur blanc et de plonger l&#8217;espace dans le galerie dans un monochrome coloré.</p>
<p>Ou encore: un interrupteur qui permet d&#8217;allumer ou d&#8217;éteindre la lumière seulement un bref instant, laissant le blanc s&#8217;imprimer sur la rétine, le souvenir de l&#8217;espace plutôt que l&#8217;espace lui-même.</p>
<p>Tout cela pour dire que la voie dans laquelle nous semblont nous engager les uns et les autres est une neutralisation de l&#8217;alternative simple qui semblait être posée par la galerie: être à l&#8217;intérieur ou à l&#8217;extérieur, avec les inévitables discours sur les lieux alternatifs de l&#8217;art. On peut très bien y être tout en restant au seuil et y entrer tout en gardant un pied au dehors car les limites mêmes des murs sont incertaines, elles le sont par définition.</p>
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		<title>Par : philippe boisnard</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-7261</link>
		<dc:creator>philippe boisnard</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Feb 2007 10:27:22 +0000</pubDate>
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		<description>Sur la galerie et l'espace d'exposition selon ta question du passage de la chose à sa valeur d'échange.
Il serait intéressant, aussi, car l'ensemble de tes documents est passionnant à réfléchir, daller voir des créateurs comme Hubaut qui travaille sur la création d'espaces tout à la fois de transaction et de recomposition de la logique de l'espace. Les installations CLOM manifestent cela ainsi : 
1/ à partir du choix de l'espace : appel à contribution dans la population, afin de participer à l'oeuvre — qui n'est qu'en puissance pour l'artiste — ceci en amenant des objets de couleurs spécifiques (CLOM bleu, rouge, rose, jaune, blanc, etc... cf. Esthétique de la dispersion).
2/ les objets son amenés tout au long de la préparation sur une période court ou longue : l'espace galerie devient lieu de dépôt et de consignation, où les objets — la plupart du temps usé, sans valeur — sont recotés, remis en position marchande, avec listage des objets à acheter (l'espace d'exposition devient donc un espace de transaction)
3/ constitution de l'installation CLOM (Contre l'Ordre Moral) comme manifestation entropique et tout à la fois chromosynthétique de l'ordre marchand selon le principe d'une critique économique des valeurs et des symboles. 
4/ création enfin de l'oeuvre avec les participants, au sens où l'oeuvre n'est que le chromaCLOM (photographie du vernissage selon une logique estéhtique de la pose). 

En ce sens l'oeuvre est par elle-même créatrice de la valeur marchande et de la logique de transaction. Transaction des objets, des affects, des relations. 
Sans la transaction l'oeuvre n'st que projet qui n'a pas lieu. 

D'une certaine manière (m^me si je suis critique comme cela apparaîtra dans un petit essai que je sors en juin sur Hubaut) cela recoupe l'esthétique relationnelle (Hubaut fait quand même cela epuis 1978, donc avant Bourriaud si je ne m'abuse), au sens où d'espace il n'y a que s'il  a une forme trans-actionnelle qui est impliquée entre ce que propose le créateur et le publique. A savoir à proprement dit l'oeuvre est espace est relation. 

Sur le blanc neutre :
à te lire je le conçois comme le neutre chez Husserl, à savoir non pas ni/ni, ni neutralisation (ce qui serait la conséquence réactive d'un premier phénomène) , mais détermination purement formelle et sans contenu pour un phénomène donné. 
Un peu comme ce neutre du cogito transcendantal: lieu possible des variations éidétiques par exemple.
Ce blanc donc n'est pas blanc, mais il est ce rien esthétique postulé pour qu'il y ait, il est ce "il y a espace" sans que l'espace ce soit encore différencié, 1/ dans la rencontre du temps (car l'espace blanc pur neutre, est sans temporalité propre, ou encore il enveloppe en lui la puissance d'actualisation du temps selon des concrétisations spécifiques) ; 1/ dans l'actualité de la différence spacialisante. 
C'est pour cela, et je pense que tu seras d'accord, que l'esace blanc n,'est pas support, mais qu'il est aussi (et les documents que tu présentes impliquent cela) à penser pour être construit et dès lors habité [cf. Heidegger, sur l'espace Bâtir, habiter, penser].</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sur la galerie et l&#8217;espace d&#8217;exposition selon ta question du passage de la chose à sa valeur d&#8217;échange.<br />
Il serait intéressant, aussi, car l&#8217;ensemble de tes documents est passionnant à réfléchir, daller voir des créateurs comme Hubaut qui travaille sur la création d&#8217;espaces tout à la fois de transaction et de recomposition de la logique de l&#8217;espace. Les installations CLOM manifestent cela ainsi :<br />
1/ à partir du choix de l&#8217;espace : appel à contribution dans la population, afin de participer à l&#8217;oeuvre — qui n&#8217;est qu&#8217;en puissance pour l&#8217;artiste — ceci en amenant des objets de couleurs spécifiques (CLOM bleu, rouge, rose, jaune, blanc, etc&#8230; cf. Esthétique de la dispersion).<br />
2/ les objets son amenés tout au long de la préparation sur une période court ou longue : l&#8217;espace galerie devient lieu de dépôt et de consignation, où les objets — la plupart du temps usé, sans valeur — sont recotés, remis en position marchande, avec listage des objets à acheter (l&#8217;espace d&#8217;exposition devient donc un espace de transaction)<br />
3/ constitution de l&#8217;installation CLOM (Contre l&#8217;Ordre Moral) comme manifestation entropique et tout à la fois chromosynthétique de l&#8217;ordre marchand selon le principe d&#8217;une critique économique des valeurs et des symboles.<br />
4/ création enfin de l&#8217;oeuvre avec les participants, au sens où l&#8217;oeuvre n&#8217;est que le chromaCLOM (photographie du vernissage selon une logique estéhtique de la pose). </p>
<p>En ce sens l&#8217;oeuvre est par elle-même créatrice de la valeur marchande et de la logique de transaction. Transaction des objets, des affects, des relations.<br />
Sans la transaction l&#8217;oeuvre n&#8217;st que projet qui n&#8217;a pas lieu. </p>
<p>D&#8217;une certaine manière (m^me si je suis critique comme cela apparaîtra dans un petit essai que je sors en juin sur Hubaut) cela recoupe l&#8217;esthétique relationnelle (Hubaut fait quand même cela epuis 1978, donc avant Bourriaud si je ne m&#8217;abuse), au sens où d&#8217;espace il n&#8217;y a que s&#8217;il  a une forme trans-actionnelle qui est impliquée entre ce que propose le créateur et le publique. A savoir à proprement dit l&#8217;oeuvre est espace est relation. </p>
<p>Sur le blanc neutre :<br />
à te lire je le conçois comme le neutre chez Husserl, à savoir non pas ni/ni, ni neutralisation (ce qui serait la conséquence réactive d&#8217;un premier phénomène) , mais détermination purement formelle et sans contenu pour un phénomène donné.<br />
Un peu comme ce neutre du cogito transcendantal: lieu possible des variations éidétiques par exemple.<br />
Ce blanc donc n&#8217;est pas blanc, mais il est ce rien esthétique postulé pour qu&#8217;il y ait, il est ce &#8220;il y a espace&#8221; sans que l&#8217;espace ce soit encore différencié, 1/ dans la rencontre du temps (car l&#8217;espace blanc pur neutre, est sans temporalité propre, ou encore il enveloppe en lui la puissance d&#8217;actualisation du temps selon des concrétisations spécifiques) ; 1/ dans l&#8217;actualité de la différence spacialisante.<br />
C&#8217;est pour cela, et je pense que tu seras d&#8217;accord, que l&#8217;esace blanc n,&#8217;est pas support, mais qu&#8217;il est aussi (et les documents que tu présentes impliquent cela) à penser pour être construit et dès lors habité [cf. Heidegger, sur l'espace Bâtir, habiter, penser].</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Grégory</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-7201</link>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2007 13:25:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-7201</guid>
		<description>Tu as bien sûr raison sur le fait qu'on peut élaborer une analyse de l'espace neutre en partant d'un désir d'autonomisation de l'art. Je pense qu'on pourrait accrocher cela à une analyse post-moderniste (oh le gros mot!) au sens où il s'agit d'une analyse de la modernité et de ses autorités langagières comme constructions spatiales. 

Comme on peut élaborer une analyse soio-économique en articulant Heinich avec par exemple le recueil d'article "Inside the White Cube: The Ideology of the Gallery Space" pour comprendre comme la disparition de l'oeuvre dans le mur blanc est liée à des enjeux sociétaux. On peut aussi s'interroger comment le flux économique glisse sur les murs blancs de la galerie. 

Quoiqu'il en soit il me semblait enrichissant (et je crois que nous nous posons la même question) non de critiquer l'espace de monstration mais de voir quelles sont les valeurs d'échange en jeu. De voir également (et c'était mon enjeu) comment face au "neutre" de la galerie, des artistes déploient un autre "neutre", et qu'en ce sens le neutre n'est pas le rien mais est, comme l'explique fort justement Blanchot, une manière de ne pas être dans la dialectique (par exemple d'être au dehors ou au dedans de la galerie) et de brouiller donc les frontières et les identités.

Il y a des stratégies qui permettent de doubler le neutre de ces espaces, par exemple en ajouter quelque chose qui n'est pas à sa place, en soustrayant quelque chose et que cette soustraction produise quelque chose de supplémentaire, en produisant un vide qui n'est pas un manque, en traversant la surface d'un mur pour en briser la simple face, en juxtaposant, en... etc.

ps: comment se passe ton année?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tu as bien sûr raison sur le fait qu&#8217;on peut élaborer une analyse de l&#8217;espace neutre en partant d&#8217;un désir d&#8217;autonomisation de l&#8217;art. Je pense qu&#8217;on pourrait accrocher cela à une analyse post-moderniste (oh le gros mot!) au sens où il s&#8217;agit d&#8217;une analyse de la modernité et de ses autorités langagières comme constructions spatiales. </p>
<p>Comme on peut élaborer une analyse soio-économique en articulant Heinich avec par exemple le recueil d&#8217;article &#8220;Inside the White Cube: The Ideology of the Gallery Space&#8221; pour comprendre comme la disparition de l&#8217;oeuvre dans le mur blanc est liée à des enjeux sociétaux. On peut aussi s&#8217;interroger comment le flux économique glisse sur les murs blancs de la galerie. </p>
<p>Quoiqu&#8217;il en soit il me semblait enrichissant (et je crois que nous nous posons la même question) non de critiquer l&#8217;espace de monstration mais de voir quelles sont les valeurs d&#8217;échange en jeu. De voir également (et c&#8217;était mon enjeu) comment face au &#8220;neutre&#8221; de la galerie, des artistes déploient un autre &#8220;neutre&#8221;, et qu&#8217;en ce sens le neutre n&#8217;est pas le rien mais est, comme l&#8217;explique fort justement Blanchot, une manière de ne pas être dans la dialectique (par exemple d&#8217;être au dehors ou au dedans de la galerie) et de brouiller donc les frontières et les identités.</p>
<p>Il y a des stratégies qui permettent de doubler le neutre de ces espaces, par exemple en ajouter quelque chose qui n&#8217;est pas à sa place, en soustrayant quelque chose et que cette soustraction produise quelque chose de supplémentaire, en produisant un vide qui n&#8217;est pas un manque, en traversant la surface d&#8217;un mur pour en briser la simple face, en juxtaposant, en&#8230; etc.</p>
<p>ps: comment se passe ton année?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Etienne Cliquet</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-7188</link>
		<dc:creator>Etienne Cliquet</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2007 08:12:45 +0000</pubDate>
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		<description>Je comprends et j'espère ne pas avoir interféré dans le cours ;-) La documentation est très riche. J'ai oublié de le mentionner car c'est assez rare.  En scrutant "être artiste" de Nathalie Heinich, elle explique brièvement l'articulation en France au XIXe siècle entre la galerie (qui succède à la boutique avec la montée des intermédiaires, critique, experts, etc.), le salon et le salon des refusés mais je ne vois rien mentionné sur la génèse de l'espace neutre. Si tu as des infos à ce sujet, ça m'interesse...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je comprends et j&#8217;espère ne pas avoir interféré dans le cours ;-) La documentation est très riche. J&#8217;ai oublié de le mentionner car c&#8217;est assez rare.  En scrutant &#8220;être artiste&#8221; de Nathalie Heinich, elle explique brièvement l&#8217;articulation en France au XIXe siècle entre la galerie (qui succède à la boutique avec la montée des intermédiaires, critique, experts, etc.), le salon et le salon des refusés mais je ne vois rien mentionné sur la génèse de l&#8217;espace neutre. Si tu as des infos à ce sujet, ça m&#8217;interesse&#8230;</p>
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	<item>
		<title>Par : Grégory</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-7143</link>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2007 22:44:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-7143</guid>
		<description>Si je suis d'accord avec toi sur bien des points que tu avances, je ne suis pas sûr de la genèse de cet espace "neutre". Sa source est-elle la modernité des avant-gardes ou la société bourgeoise du XIXème siècle? 
Il y a sans doute une articulation entre les deux, mais dans ce cours je déclinais mon analyse à partir du XIXème siècle et du décalage démographique entre le nombre des artistes à cette période et le système des académies (toute l'argumentation n'a pas été retranscrite). 
De plus, je parle précisément de la galerie en tant qu'espace marchand, non du lieu d'exposition (par ailleurs sans aucun doute contaminé progressivement par l'idéologie du neutre), et il me semble difficile de faire abstraction de la valeur économique comme valeur d'échange, de sous-estimer la place de l'économie dans le monde de l'art. 
Il n'est aucunement question pour moi de délégitimer l'espace de la galerie mais de voir en quoi il reste un espace de jeu, et sur quoi ça peut jouer.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Si je suis d&#8217;accord avec toi sur bien des points que tu avances, je ne suis pas sûr de la genèse de cet espace &#8220;neutre&#8221;. Sa source est-elle la modernité des avant-gardes ou la société bourgeoise du XIXème siècle?<br />
Il y a sans doute une articulation entre les deux, mais dans ce cours je déclinais mon analyse à partir du XIXème siècle et du décalage démographique entre le nombre des artistes à cette période et le système des académies (toute l&#8217;argumentation n&#8217;a pas été retranscrite).<br />
De plus, je parle précisément de la galerie en tant qu&#8217;espace marchand, non du lieu d&#8217;exposition (par ailleurs sans aucun doute contaminé progressivement par l&#8217;idéologie du neutre), et il me semble difficile de faire abstraction de la valeur économique comme valeur d&#8217;échange, de sous-estimer la place de l&#8217;économie dans le monde de l&#8217;art.<br />
Il n&#8217;est aucunement question pour moi de délégitimer l&#8217;espace de la galerie mais de voir en quoi il reste un espace de jeu, et sur quoi ça peut jouer.</p>
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		<title>Par : Etienne Cliquet</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-avm580-5/#comment-7141</link>
		<dc:creator>Etienne Cliquet</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2007 22:11:08 +0000</pubDate>
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		<description>Parles tu de l'espace de la galerie ou l'espace de l'exposition ? Certaines pratiques artistiques contemporaines et plus précisément des oeuvres, dis tu,  ne seraient plus adaptées à cet espace (galerie ou exposition?) parce que nous sommes passés d'une économie de la propriété à une économie de l'accès.  Tu envisages donc l'oeuvre par le biais du rapport au collectionneur ou en lien avec celui-ci. Derrière cette fonction marchande, il me semble que le contexte socio-historique dans lequel apparait l'espace neutre est déterminé plus encore par le paradigme d'un espace d'autonomie critique forgé par la modenité en art : c'est à dire le projet pour les artistes et la critique de changer la société. S'émanciper du bruit de la rue dans un espace blanc à distance, penser et révolutionner le monde par l'art, en dehors de toute attache et toute dépendance (à la religion par exemple).  A partir de là, s'affronte durant tout l'art du XXe siècle, les partisans d'un art autonome et les partisans d'un art engagé sur les moyens de changer la société. Les uns pensent qu'il faut un espace neutre, les autres veulent agir dans la ville et ne plus opposer l'art et la vie. Mais l'intention reste la même : changer la société (les avant-gardes). Le rôle du collectionneur dans cette histoire me parait mineur en fait (sans le dénier pur autant). 

Le paradigme de l'espace d'autonomie critique n'a plus de sens aujourd'hui. Certains diront que cette perte de sens est un oubli des plus paresseux. Je pense quant à moi qu'il y a des raisons plus profondes, sérieuses et incurables.  Ca n'empêche pas de collectionner ou vendre des oeuvres mais ça fausse un peu la donne ;-)

Certains artistes tentent de creer des nouveaux espaces d'autonomie critique comme le Makrolab par exemple, le crater de James Turell, l'université tangante et j'en passe. Je ne sais pas si c'est la bonne solution non plus.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Parles tu de l&#8217;espace de la galerie ou l&#8217;espace de l&#8217;exposition ? Certaines pratiques artistiques contemporaines et plus précisément des oeuvres, dis tu,  ne seraient plus adaptées à cet espace (galerie ou exposition?) parce que nous sommes passés d&#8217;une économie de la propriété à une économie de l&#8217;accès.  Tu envisages donc l&#8217;oeuvre par le biais du rapport au collectionneur ou en lien avec celui-ci. Derrière cette fonction marchande, il me semble que le contexte socio-historique dans lequel apparait l&#8217;espace neutre est déterminé plus encore par le paradigme d&#8217;un espace d&#8217;autonomie critique forgé par la modenité en art : c&#8217;est à dire le projet pour les artistes et la critique de changer la société. S&#8217;émanciper du bruit de la rue dans un espace blanc à distance, penser et révolutionner le monde par l&#8217;art, en dehors de toute attache et toute dépendance (à la religion par exemple).  A partir de là, s&#8217;affronte durant tout l&#8217;art du XXe siècle, les partisans d&#8217;un art autonome et les partisans d&#8217;un art engagé sur les moyens de changer la société. Les uns pensent qu&#8217;il faut un espace neutre, les autres veulent agir dans la ville et ne plus opposer l&#8217;art et la vie. Mais l&#8217;intention reste la même : changer la société (les avant-gardes). Le rôle du collectionneur dans cette histoire me parait mineur en fait (sans le dénier pur autant). </p>
<p>Le paradigme de l&#8217;espace d&#8217;autonomie critique n&#8217;a plus de sens aujourd&#8217;hui. Certains diront que cette perte de sens est un oubli des plus paresseux. Je pense quant à moi qu&#8217;il y a des raisons plus profondes, sérieuses et incurables.  Ca n&#8217;empêche pas de collectionner ou vendre des oeuvres mais ça fausse un peu la donne ;-)</p>
<p>Certains artistes tentent de creer des nouveaux espaces d&#8217;autonomie critique comme le Makrolab par exemple, le crater de James Turell, l&#8217;université tangante et j&#8217;en passe. Je ne sais pas si c&#8217;est la bonne solution non plus.</p>
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