08 mai

Maximisation de la communauté

« Un groupe humain quelconque n’a d’intérêt à se constituer en communauté virtuelle que pour approcher l’idéal du collectif intelligent, plus imaginatif, plus rapide, mieux capable d’apprendre et d’inventer qu’un collectif intelligemment dirigé. »
(Pierre Lévy, Cyberculture, 1997, p. 155)

La maximisation (« plus ») de la communauté est absurde. On y parle d’idéal (encore!), d’une direction intelligente. On oublie l’individuation singulière de chaque individu, sa genèse comme relation transitive, l’absence de communauté dans la communauté, l’amour et l’absence, une part maudite qui hante la communauté. Et que veut dire « n’a d’intérêt », pour l’auteur? ou pour la communauté elle-même? Comment pourrions-nous aujourd’hui élaborer quelques principes que ce soit de ce genre? A-t-il lu Blanchot et Nancy?

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