© 2005 Grégory

Norme, standard et protocole technologiques comme condition de l’individuation esthétique (Couvent de la Tourette)

Comment et qui décide de ce qui fait le succès d’une production artistique aussi innovante que celle des arts numériques contemporains ? Il s’agira de s’interroger sur le statut de ces nouvelles créations et des conditions de possibilités tant techniques que sociales de leur production. D’une manière plus globale pour les arts contemporains, quelles relations entre normes esthétiques et normes technologiques de production industrielle, entre singularité de l’oeuvre d’art et productivité standardisée ?

Intervenants : Norbert Hillaire, Critique d’art et théoricien de la communication, Professeur à l’Université de Sophia Antipolis, Benoît Pekle, dominicain, galeriste, Marc Partouche, professeur à l’Ecole nationale supérieure de création industrielle, Gregory Chatonsky, artiste multimédia

One Trackback

  1. [...] 4. Il faudrait distinguer norme[6] standard, syndication, etc. Ces concepts sont problématiques dans le contexte présent, car on sait que si la norme semblait dans la modernité comme ce qui s’opposait à la singularité artistique (Charlot écrasé par la machine), nous savons que dans le même temps la modernité n’a cessé de questionner la norme pour produire des objets, jusqu’à Warhol [7] qui jouait la normalité à son point extrême. Il n’y a pas à s’opposer à la norme, au standard, ce serait naïf. Il y a en déconstruire les circuits et les machinations sans se placer au dehors (position de la critique et de l’autorité). Mais ce qui advient avec la syndication est d’un autre ordre puisqu’il s’agit par la normalisation des flux de données de permettre leur apparition dans des métaformes, par exemple un agrégateur de contenu RSS. Ainsi, un standard technique devient avec la syndication une norme, c’est-à-dire un mot d’ordre. On se rendra très vite compte que cette syndication a deux conséquences : le mot d’ordre du sens devient une production d’informations identiques les unes aux autres où chaque contributeur éditorial relaye l’information qui le précède (structure de la rumeur, de la citation, mais sans l’inclinaison interprétative), où chacun s’informe de ce qu’il vient de lire. Deuxièmement, cette syndication hiérarchise les flux et garantie aux flux dominants d’être plus visibles que les autres, car cette structure soumet l’ensemble à une pensée de la consommation et du public, de l’audience. La norme ne saurait donc être détournée de la même façon quand elle se syndique. [...]

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