11 jan

En lieu et place d’un instant

Penser le lieu comme inséparable du corps, non pas l’espace comme totalité englobant toutes choses, mais le lieu comme la limite du corps en mouvement (un corps étant toujours en mouvement, un corps vivant, du fait de ses mouvements internes et de sa respiration).

Penser donc la pluralité des lieux non comme décomposition de l’espace (Aristote) dont la recomposition donnerait une image de l’espace, mais comme passage fluide, on pourrait parler même de morphing, d’un point à un autre point.

Il y a un devenir fantôme dans la mobilité du corps, quittant un point A vers un point B, chaque endroit que j’ai traversé garde la mémoire de mon corps. Voilà pourquoi depuis Sous-terre.net je m’intéresse tant à ces moyens de transport, lieux très particuliers parce qu’on ne les prend pas pour les prendre, on les prend pour aller ailleurs, on les prend pour ne pas y être justement. On pourrait dire la même chose de la relation du temps à l’instant, mais encore faudrait-il dégager la notion d’instant de la chronologie.

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