La salle de bain est en faience blanche. C’est à peine visible, mais si on se penche on voit que certaines jointures entre les carreaux sont moisies. L’atmosphère est humide. Le bain est à l’ancienne, sur pieds et courbe. Il est rempli de sang mélangé à de l’eau. On se demande où est passé le corps dont provient le sang car le bain déborde presque. Plus rien ne pourrait y rentrer. Et les murs sont propres, aucune trace d’un corps qui aurait été traîné. Comme si le corps s’était fondu dans le liquide qui s’écoulait de lui. Autre solution: le corps a été vidé de son sang dans un autre endroit et le liquide a été soigneusement écoulé dans le bain. La scène est un dispositif. L’enchaînement des causes et des effets est à reconstituer.
© 2006 Grégory
Implosion
11 juin
This entry was written by Grégory, posted on 11 juin 2006 at 10:07 , filed under Narratologie. Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.
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One Comment
Il y avait un bruit sourd et brutal à l’étage d’en dessous. Un homme, sans doute âgé, toussait comme si ses poumons allaient sortir de sa poitrine. Le son de cette lente extraction était effrayant. Un bruit organique et inhumain qui durait quelque temps, s’arrêtait, puis reprenait de plus belle pour s’éteindre dans un souffle. L’homme ne jurait jamais, depuis de longues années il s’était habitué à cet arrachement.