11 août

Pouvoirs de l’image

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En rester au pouvoir des images. Ne pas répondre aux appels à l’authenticité (la performance, l’installation, la sculpture, l’intervention publique). Se méfier de toutes les origines [1] Rester définitivement à ce semblant, l’image, à cette ressemblance. Rester à cette faiblesse, fragilité de l’image (seule) face aux médias de masse.
L’écran et l’image ne sont pas identiques, mais inextricablement liés depuis les dispositifs optiques du XIXème isècle, machines à usage individuel des cabinets de curiosité détrônées par le cinématographe dans les foires (Degas). L’écran sur lequel frappe la lumière, collision qui produit une image. Position du corps d’avance fasciné. Attention d’avance distraite par ce dont elle est l’objet.
Nous en restons encore là, encore et encore, nous n’en avons pas fini avec l’image, l’écran et le fantasme. Jamais sans doute puisque c’est le fantasme lui-même qui est sans fin, sans prise, sans identité.

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Les pouvoirs de l’image sont un flux. Ce flux est devenu un média. Certaines images constituent des extractions qui codent, encodent et décodent, livrant un mode d’emploi, un langage à ce qui n’en a pas, jusqu’à la prochaine image. Et ensuite de suite.

Notes:
  1. Se reporter en particulier au débat sur le code informatique ou sur les pratiques consistant à réinventer des dispositifs déjà existants, des ordinateurs par exemple, comme si cette reconstruction portait en elle le fantasme d’un retour à l’origine.

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