« C’est un mouvement magnifique qu’il faut avoir senti pour s’en rendre compte. La rapidité est inouïe. Les fleurs du bord du champ ne sont plus des fleurs, ce sont des taches ou plutôt des raies rouges et blanches; plus de point, tout devient raie; les blés sont de grandes chevelures jaunes; les luzernes sont de longues tresses vertes; les villes, les clochers et les arbres dansent et se mêlent follement à l’horizon; de temps en temps, une ombre, une forme, un spectre paraît et disparaît comme l’éclair à côté de la portière. » [1]
- Victor Hugo, lettre du 22 août 1837, citée par M.-E. Mélon, « Le voyage en train et en images: une expérience photographique de la discontinuité et de la fragmentation », Arrêt sur image, fragmentation du temps, p. 49 ↩