Reconnaissance est une installation constituée d’un cadre qui intègre un écran plat, une caméra ainsi qu’un ordinateur miniature. La première fois qu’elle est mise en marche, la caméra analyse la couleur du pull, de la chemise, du tee-shirt, du chandail, etc. de la personne devant elle qui est le propriétaire du dispositif. Le programme mémorise cette couleur et ne fera ensuite que rechercher désespérement celle-ci sur les personnes passant à proximité du dispositif.
Quand une personne passe à côté, si elle est vêtue d’une autre couleur, l’écran reste noir, comme éteint (un verre épais accentue l’effet de ce miroir-noir). Si par contre elle a cette couleur, alors l’écran palpite, selon la proximité plus ou moins grande du sujet, avec un monochrome de la couleur reconnue. Cette variation produit un son discret de contentement et de plaisir.
Reconnaissance fait partie d’une série sur l’interactivité privative.
2 Comments
Bonjour,
Ce n’est pas une « variation » mais une détection, une détection « usuel » en se référant à ce langage informatique, une machine non en attente de lecture, mais en attente de détection ou en attente d’un signal, et d’un signal je pense que l’on peut dire encodé… Vous ou tu donnes à cet oeuvre une définition existentielle de l’art ou plus modestement (je préfère) d’une oeuvre de l’esprit qui est proche de celle-ci: « l’essence du philosophique est à la fois d’exister tout en se légitimant »… Ton travail est intéressant car « exister » ici se réduit à un signal (qui n’a pas valeur de signe)…lili-oto
La variation faisant référence à la palpitation chromatique de l’écran dont l’opacité varie, au sens propre du terme.