13 oct

Dérives studio

A Montréal le réseau est partout, dans les bars, dans la rue. L’ordinateur portable se connecte. Le réseau nous traverse, ici dans un bar sur St-Denis.Que signifie cette sortie au dehors? Et quelles différences avec ce temps pas si lointain ou Internet se consultait au domicile? Quel sens renferme ce passage du domicile privé à l’espace publique? Pourquoi ça se retourne comme un gant? Quelle est donc cette épiderme technologique? Et pourquoi l’espace publique est-il à son tour colonisé par les technologies de la communication privée (téléphone, PDA, wifi, etc.)? Ne faut-il pas voir en cela la structure profonde et sous-jacente de la défaite du politique, le fait que la hiérarchie la plus fondatrice de toute (bien qu’une hiérarchie exige toujours une autre pour « se » fonder) entre le privé et le publique qui produisait le partage du sensible, devient réversiblem incertaine, indécise, quelque soit d’ailleurs les tentatives violentes de reprise en main?

2 Comments

  1. 1
    Etienne Cliquet
    14 octobre 2006 at 11:34
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    Ce déversement d’Internet dans l’espace public est décrit récemment par plusieurs observateurs comme l’internet des choses. D’une part le rapport 2005 de l’ITU et d’autre part « Shaping things » de Bruce Sterling (2005, MIT Press). Je ne suis pas sûr de comprendre la défaite (faillite ?) du politique puisqu’il s’agit (à ma connaissance) de décisions politiques mûrement réfléchies. Je veux parler par exemple de l’initiative « Digital Sister City » du maire de San Francisco, un programme de jumelage des villes qui mettent à disposition le Wifi gratuitement dans leur ville (Bertrand Delanoe entend y participer d’ici 2007). Cette politique du réticulaire prend d’ailleurs effet dès le 17e siècle selon Pierre Musso (Critique des réseaux, puf 2003).

  2. 2 14 octobre 2006 at 2:28
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    Concernant la défaite du politique c’était en un sens général et non pas particulier à la situation de l’installation de l’internet urbain. Je souhaitais brièvement mettre en relation la modification des relations intérieur-extérieur, privé-publique, avec la remise en cause plus profonde du sens hiérarchique sur lequel est fondé une grande part de l’action politique. Bien sûr il faudrait modérer et complexifier ce propos, car des éléments vont aussi dans d’autres sens et cela ne saurait être compris comme un mouvement homogène.

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