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	<title>Commentaires sur : Flußgeist, une fiction sans narration</title>
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	<description>Notes et fragments</description>
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		<title>Par : Gregory Chatonsky &#187; Open source / ouvrir la source</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/13-flusgeist-une-fiction-sans-narration/comment-page-1/#comment-180934</link>
		<dc:creator>Gregory Chatonsky &#187; Open source / ouvrir la source</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 13:09:53 +0000</pubDate>
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		<description>[...] de tout cela, de ce monde-ci, mais montrer que le sens n&#8217;émerge que de cette relation, de cette lacune entre ce que nous voyons et ce qu&#8217;il y a à voir. Ce sera l&#8217;objet de [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] de tout cela, de ce monde-ci, mais montrer que le sens n&#8217;émerge que de cette relation, de cette lacune entre ce que nous voyons et ce qu&#8217;il y a à voir. Ce sera l&#8217;objet de [...]</p>
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		<title>Par : Todo et readymade / Gregory Chatonsky</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/13-flusgeist-une-fiction-sans-narration/comment-page-1/#comment-38783</link>
		<dc:creator>Todo et readymade / Gregory Chatonsky</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Aug 2007 15:12:32 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Une fiction sans narration Flux, entre fiction et narration (version japonaise ici)   Bookmarks: These icons link to social [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Une fiction sans narration Flux, entre fiction et narration (version japonaise ici)   Bookmarks: These icons link to social [...]</p>
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	<item>
		<title>Par : y</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/13-flusgeist-une-fiction-sans-narration/comment-page-1/#comment-7779</link>
		<dc:creator>y</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Feb 2007 23:25:58 +0000</pubDate>
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		<description>je voulais parler de celles -ci</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>je voulais parler de celles -ci</p>
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		<title>Par : Grégory</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/13-flusgeist-une-fiction-sans-narration/comment-page-1/#comment-7645</link>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 23:54:10 +0000</pubDate>
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		<description>Pour préciser mon propos. Il n&#039;y a bien sûr aucun refus du langage comme tel puisque nous sommes dans le cadre de la fiction mais du langage placé sous une autorité, celle du narrateur. 

Jean-François Lyotard a développé une théorie fort intéressante dans &quot;Le différend&quot; (1983) en distinguant des phrases accueillant le différend (au sens d&#039;un litige) et d&#039;autres phrases voulant régler le différend par la mise en place d&#039;une autorité supérieure.

Mon présupposé c&#039;est que la fiction classique est fondée sur une telle autorité qui est celle du narrateur. Le narrateur raconte quelque chose, le rapporte à un public. Il joue le rôle d&#039;intermédiaire qui fixe les règles du langage, le début comme la fin du récit ainsi que l&#039;identification. Le narrateur règle le litige entre le public et la fiction.

Imaginons à présent une fiction dont la fin, dont le moment même de la fin n&#039;est pas prévue à l&#039;avance parce que le visiteur peut quitter quand il désire le fil de l&#039;histoire. Sommes-nous encore dans une narration? Peut-on encore élaborer un langage autoritaire comme dans la fiction classique? Sans doute que &quot;Sur terre&quot; ne fixe pas le cadre de lisibilité de la fiction, et pourtant fiction il y a.

Cette question n&#039;est pas nouvelle, c&#039;est celle des avant-gardes littéraires et aussi d&#039;une grande part des tentatives fictionnelles dans le domaine des arts visuels.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour préciser mon propos. Il n&#8217;y a bien sûr aucun refus du langage comme tel puisque nous sommes dans le cadre de la fiction mais du langage placé sous une autorité, celle du narrateur. </p>
<p>Jean-François Lyotard a développé une théorie fort intéressante dans &laquo;&nbsp;Le différend&nbsp;&raquo; (1983) en distinguant des phrases accueillant le différend (au sens d&#8217;un litige) et d&#8217;autres phrases voulant régler le différend par la mise en place d&#8217;une autorité supérieure.</p>
<p>Mon présupposé c&#8217;est que la fiction classique est fondée sur une telle autorité qui est celle du narrateur. Le narrateur raconte quelque chose, le rapporte à un public. Il joue le rôle d&#8217;intermédiaire qui fixe les règles du langage, le début comme la fin du récit ainsi que l&#8217;identification. Le narrateur règle le litige entre le public et la fiction.</p>
<p>Imaginons à présent une fiction dont la fin, dont le moment même de la fin n&#8217;est pas prévue à l&#8217;avance parce que le visiteur peut quitter quand il désire le fil de l&#8217;histoire. Sommes-nous encore dans une narration? Peut-on encore élaborer un langage autoritaire comme dans la fiction classique? Sans doute que &laquo;&nbsp;Sur terre&nbsp;&raquo; ne fixe pas le cadre de lisibilité de la fiction, et pourtant fiction il y a.</p>
<p>Cette question n&#8217;est pas nouvelle, c&#8217;est celle des avant-gardes littéraires et aussi d&#8217;une grande part des tentatives fictionnelles dans le domaine des arts visuels.</p>
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		<title>Par : cld</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/13-flusgeist-une-fiction-sans-narration/comment-page-1/#comment-7639</link>
		<dc:creator>cld</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2007 21:04:02 +0000</pubDate>
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		<description>Etrange. Refus d&#039;&quot;instance langagière&quot; et à la fois utilisation de la notion d&#039;&quot;agencement&quot;.
Et je pense aussi à ceci : &quot;toute déterritorialisation est toujours suivi d&#039;une re-territorialisation&quot;. Il faut surtout dire que cette notion de &quot;fiction sans narration&quot; fait presque &quot;violence&quot;, comme tu le dis, mais il est vrai à la fois que cette exploration qui est la tienne cherche bien à ouvrir sur un autre chose, en terme de concept. Cette réfutation de la question du langage est-elle vraiment fondée ? Je pense bien entendu aux histoires de &quot;grammaires&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Etrange. Refus d&#8217;&nbsp;&raquo;instance langagière&nbsp;&raquo; et à la fois utilisation de la notion d&#8217;&nbsp;&raquo;agencement&nbsp;&raquo;.<br />
Et je pense aussi à ceci : &laquo;&nbsp;toute déterritorialisation est toujours suivi d&#8217;une re-territorialisation&nbsp;&raquo;. Il faut surtout dire que cette notion de &laquo;&nbsp;fiction sans narration&nbsp;&raquo; fait presque &laquo;&nbsp;violence&nbsp;&raquo;, comme tu le dis, mais il est vrai à la fois que cette exploration qui est la tienne cherche bien à ouvrir sur un autre chose, en terme de concept. Cette réfutation de la question du langage est-elle vraiment fondée ? Je pense bien entendu aux histoires de &laquo;&nbsp;grammaires&nbsp;&raquo;.</p>
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	<item>
		<title>Par : Grégory</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/13-flusgeist-une-fiction-sans-narration/comment-page-1/#comment-7502</link>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2007 18:50:45 +0000</pubDate>
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		<description>Ce qui me semble intéressant en terme fictionnel est la traduction (au sens informatique du terme) d&#039;une donnée en une autre donnée: traduire une image en mot, un mot en image, un mot en son, etc. Cette traductibilité liée à l&#039;omniprésence du texte sur Internet (une image se trouve par &quot;son&quot;texte, impossibilité d&#039;enlever le nom d&#039;un fichier sur un ordinateur) fait de ce dernier un élément central. 

La traductibilité questionne le protocole et dans les exemples que tu me donnes, je crois qu&#039;il y a parfois un côté illustratif (si, si je t&#039;assure) même s&#039;il ne s&#039;y réduit pas. Lorsque je parle de traduction, je parle d&#039;un programme, d&#039;un opération algorithmique et non d&#039;une possibilité technique de traduction mise en oeuvre dans les faits de façon intentionelle par un &quot;auteur&quot;. Ce n&#039;est pas là simplement une différence technique, c&#039;est une différence dans l&#039;instance de le fiction elle-même: qui opère?

Il va de soi que cette fiction narration est un problème ancien. Mais ce qui est en jeu dans les arts visuels est assez spécifique car il s&#039;agit pour moi de concevoir les flux non comme du sémantique mais comme de l&#039;image. Ce serait quoi une image des flux? Pour l&#039;instant Reynald Drouhin avec ses mosaïques a apporté à ma connaissance la meilleure réponse.

Ce qui est donc mis en jeu est la possibilité d&#039;une fiction non prévue à l&#039;avance qui donne à sentir l&#039;atmosphère du réseau, ou encore: faire une vidéo sans fin et dont le temps de perception possible dépasse le temps de perception disponible (du regardeur).

C&#039;est en train de se faire avec les derniers projets et une nouvelle série bientôt disponible.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui me semble intéressant en terme fictionnel est la traduction (au sens informatique du terme) d&#8217;une donnée en une autre donnée: traduire une image en mot, un mot en image, un mot en son, etc. Cette traductibilité liée à l&#8217;omniprésence du texte sur Internet (une image se trouve par &laquo;&nbsp;son&nbsp;&raquo;texte, impossibilité d&#8217;enlever le nom d&#8217;un fichier sur un ordinateur) fait de ce dernier un élément central. </p>
<p>La traductibilité questionne le protocole et dans les exemples que tu me donnes, je crois qu&#8217;il y a parfois un côté illustratif (si, si je t&#8217;assure) même s&#8217;il ne s&#8217;y réduit pas. Lorsque je parle de traduction, je parle d&#8217;un programme, d&#8217;un opération algorithmique et non d&#8217;une possibilité technique de traduction mise en oeuvre dans les faits de façon intentionelle par un &laquo;&nbsp;auteur&nbsp;&raquo;. Ce n&#8217;est pas là simplement une différence technique, c&#8217;est une différence dans l&#8217;instance de le fiction elle-même: qui opère?</p>
<p>Il va de soi que cette fiction narration est un problème ancien. Mais ce qui est en jeu dans les arts visuels est assez spécifique car il s&#8217;agit pour moi de concevoir les flux non comme du sémantique mais comme de l&#8217;image. Ce serait quoi une image des flux? Pour l&#8217;instant Reynald Drouhin avec ses mosaïques a apporté à ma connaissance la meilleure réponse.</p>
<p>Ce qui est donc mis en jeu est la possibilité d&#8217;une fiction non prévue à l&#8217;avance qui donne à sentir l&#8217;atmosphère du réseau, ou encore: faire une vidéo sans fin et dont le temps de perception possible dépasse le temps de perception disponible (du regardeur).</p>
<p>C&#8217;est en train de se faire avec les derniers projets et une nouvelle série bientôt disponible.</p>
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		<title>Par : philippe boisnard</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/13-flusgeist-une-fiction-sans-narration/comment-page-1/#comment-7493</link>
		<dc:creator>philippe boisnard</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2007 14:48:19 +0000</pubDate>
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		<description>Est-ce que tu connais Jacques-Henri Michot ? L&#039;ABC de la barbarie ? Fiction sans narration, ou encore pour reprendre les termes de Jacques Rancière : fiction documentaire, où il s&#039;agit dans la captation de flux de cette mis en jeu des existences sans tomber 1/ dans la fiction poétique de la ligne et de la mémoire (narrativité); 2/ de tomber dans la reprise psychologique des données ainsi émises. De même c&#039;est le travail, je crois, qu&#039;opère des auteures comme Emmanuelle Pireyre. 

Cette question de la saisie de flux aussi bien de données, que de flux individuels saisis au niveau de la trace (cela me ramène à mon travail des petits annonces entre autres [questionnement de l&#039;existence individuelle à travers la réduction sémiotique du rapport offre demande a minima], mais déjà à data_history_X ), selon un principe de liaison, en fait est aucoeur de toute une recherche littéraire qui a débuté avec la fin des années 80. 

Mais ton projet en effet, tel qu&#039;il se présente peut être passionnant et poser la question de l&#039;instantané de la saisie de ces flux bio-graphiques (au sens de Derrida) et de leur agencement. Mais qu&#039;est-ce qui travaille dans un tel réagencement ? Si la spécificité technique est intéressante, qu&#039;est-ce qui va être en jeu comme processus de monstration de ces inscriptions individuelles ? 

Quand tu parles des Ailes du désir de W Wenders, tu le sais, l&#039;Ange n&#039;est pas là pour rien, sa position en hauteur [ lieu de carrefours des voix associé à une méta-narrativité qui tient à sa réflexivité], il a un rôle. Et c&#039;est bien en ce sens queje te pose cette question.

Par exemple dans mon travail [petites annonces] version papier et version performance [pas version web], en me faisant lieu de croisements et d&#039;assemblage expansé des annonces, je tentais de mettre envidence en quel sens derrière la réduction formelle à une sémiotique donnée, ce qui se joue en fait, est toujours de l&#039;ordre de potentialités affectives atrophiées selon un régime de signes et d&#039;inscription publique.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Est-ce que tu connais Jacques-Henri Michot ? L&#8217;ABC de la barbarie ? Fiction sans narration, ou encore pour reprendre les termes de Jacques Rancière : fiction documentaire, où il s&#8217;agit dans la captation de flux de cette mis en jeu des existences sans tomber 1/ dans la fiction poétique de la ligne et de la mémoire (narrativité); 2/ de tomber dans la reprise psychologique des données ainsi émises. De même c&#8217;est le travail, je crois, qu&#8217;opère des auteures comme Emmanuelle Pireyre. </p>
<p>Cette question de la saisie de flux aussi bien de données, que de flux individuels saisis au niveau de la trace (cela me ramène à mon travail des petits annonces entre autres [questionnement de l'existence individuelle à travers la réduction sémiotique du rapport offre demande a minima], mais déjà à data_history_X ), selon un principe de liaison, en fait est aucoeur de toute une recherche littéraire qui a débuté avec la fin des années 80. </p>
<p>Mais ton projet en effet, tel qu&#8217;il se présente peut être passionnant et poser la question de l&#8217;instantané de la saisie de ces flux bio-graphiques (au sens de Derrida) et de leur agencement. Mais qu&#8217;est-ce qui travaille dans un tel réagencement ? Si la spécificité technique est intéressante, qu&#8217;est-ce qui va être en jeu comme processus de monstration de ces inscriptions individuelles ? </p>
<p>Quand tu parles des Ailes du désir de W Wenders, tu le sais, l&#8217;Ange n&#8217;est pas là pour rien, sa position en hauteur [ lieu de carrefours des voix associé à une méta-narrativité qui tient à sa réflexivité], il a un rôle. Et c&#8217;est bien en ce sens queje te pose cette question.</p>
<p>Par exemple dans mon travail [petites annonces] version papier et version performance [pas version web], en me faisant lieu de croisements et d&#8217;assemblage expansé des annonces, je tentais de mettre envidence en quel sens derrière la réduction formelle à une sémiotique donnée, ce qui se joue en fait, est toujours de l&#8217;ordre de potentialités affectives atrophiées selon un régime de signes et d&#8217;inscription publique.</p>
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