« Les produits sont à vendre, les services sont disponibles. Dans une économie de services, c’est le temps humain qui est transformé en marchandise, pas l’espace ou les choses. Les services impliquent toujours une relation entre êtres humains plutôt qu’une relation entre un être humain et une chose. L’accès à autrui en tant qu’être social est de plus en plus médié par les relations monétaires. »
(Jeremy, Rifkin, L’âge de l’accès, p.113)
[...] En effet, la course effrénée des artistes suivant à la trace la dernière technologie sans fil, robotique, ipod, web 2.0, ajax, ou autres, n’est-elle pas une synchronisation à un rythme qui est celui-là même de l’économie de marché et de l’innovation permanente? N’est-ce pas également une manière de justifier une démarche artistique en l’accrochant (un peu comme on accroche un tableau sur un mur) sur le rythme de l’ingénieurie[1] Et quant aux détournements prétenduments critiques, ne sont-ils pas finalement de simples démos d’un produit déjà existant? Le fait d’utiliser des technologies populaires [2] permet de se faire immédiatement comprendre car on utilise le message marketing d’une marque déjà existante[3] [...]