
Je suis toujours à travailler sur le projet avec Jean Paul Civeyrac nommé Interstices.
Je revois les images, peu importe que je les apprécie ou pas. J’essaye simplement de les mettre à distance, de déjouer la projection cinématographique puisque le support n’est pas le même, et que ces images, plutôt démontées que remontées, soient un souvenir du cinéma, comme si tout cela, les histoires du cinématographe étaient terminées depuis des siècles.
Anticiper, dans la défaillance inévitable de l’anticipation, ce que sera le cinéma, le théâtre, la guerre, d’autres choses encore pour les peuples à venirs. Et s’adresser à nos contemporains comme s’ils étaient déjà morts, comme si nous étions déjà morts.
Oublier.