« A cet égard l’homme n’a pas plus le pouvoir d’effacer ses traces que ledit « animal ». D’effacer radicalement, mettre à mort, c’est-à-dire aussi bien de radicalement détruire, nier, mettre à mort, voire se mettre à mort. »[1]
Phrase problématique, à relier à la question génocidaire: peut-on nier totalement un être humain? Phrase sans doute à entendre du côté de L’Espèce Humaine d’Antelme: l’impossibilité de nier radicalement l’être humain car au sein même de cette négation (de cet effacement) il y a encore l’affirmation du semblable. Le fait donc que trace et effacement s’articulent toujours.
- – Jacques Derrida, L’animal que donc je suis, p. 186 ↩