Hier soir lors d’une conférence donnéee à la Sorbonne, une jeune netartiste m’a expliqué que selon elle Incident.net absorbait l’ensemble des subventions du netart en France.
Je lui ai donc expliqué:
1- que comme structure Incident.net n’avait jamais été subventionné.
2- que nous ne financions que nos travaux et à ma connaissance nous n’avons jamais reçu que deux subventions directes du DICREAM, l’une pour Sur Terre, l’autre pour Random Access Memory de Julie Morel.
Elle semblait étonnée puis m’a expliqué que nous représentions l’art officiel en matière de netart. Il est très amusant de se retrouver dans cette situation, quelque peu absurde, d’être devenu un officiel fut-ce fantasmatiquement. Il y a inévitablement le passage du temps, plus de 10 ans maintenant que nous avons commencé, le travail accumulé, 300 oeuvres hébergées, le fait d’avoir continué coûte que coûte, sans faire de bruit. Il y a aussi le souhaitable passage d’une génération à une autre. Mais tout cela me semble absurde, je suis encore un étudiant, un chercheur, un artiste en devenir. Je viens tout juste de commencer, à peine. Il y a toujours ce décalage de la perception. Ce qui est intéressant ce n’est pas ce que nous voulons qu’Incident soit, ou ce que les gens pensent d’Incident, mais le seuil différentiel entre les deux, seuil qui défini une certaine sensibilité sociale. Plus cette différence est importante plus l’implication sociale d’une structure artistique est importante.
