16 mar

Le concept de variation appliqué à la matière et au langage

Par variation langagière je n’entend pas une variation symbolique, le langage n’étant pas symbolique, ne représentant rien, n’indiquant que dans la démesure et le décalage de l’indication. Le concept de variable appliqué à la fiction numérique peut voir son domaine s’étendre à d’autres domaines. La variable, en tant qu’elle reste variable c’est-à-dire espace lisse, doit aussi s’entendre sur les évolutions langagières actuelles dont la fiction numérique n’est que la partie émergée de l’iceberg. Mais aussi de variables matérielles, on pourra ainsi analyser la plasticité variable des institutions politiques ou culturelles. De quelles façons ces institutions parviennent à s’adapter au dehors, à l’étrangeté, à l’imprévisible? Quel est leur niveau de réification où elles se prennent elles-mêmes pour objet et ainsi ont pour seul objectif de s’auto-conserver? Du fait de l’extension de la notion de variables, il faudrait être à même de penser des structures sociales variables. Il y a un indéterminé qui peut être rigoureux, non pas le chaos, mais une modalité de pensée non-axiomatique, c’est-à-dire non-autoritaire. En ce sens l’enseignement même des arts devrait être repensé à l’aune de cette variabilité et proposer aux étudiants de bricoler et de se déplacer de champ en champ sans être identifiés, par eux-mêmes ou par l’institution scolaire. La relation entre ces variables langagières et matérielles n’est pas d’ordre symbolique ou métaphorique, mais immanente.

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