Les arts visuels semblent évoluer vers une esthétique expériencielle. Non pas un objet mais une mise en série dont l’objectif est de produire une expérience: lumières, sons et infra-basses, variations de l’environnement. Il y a là une tendance intéressante qui se concentre sur le résultat de l’art plutôt que sur ses objets.
Mais peut-être faut-il aussi, et en parallèle, consentir au danger de l’image, de l’image seule, entourée d’un flux d’images, amoindrie peu-être par ce flux, mais persistance. C’est ce que Richter depuis des années réalise avec force. Une image peut-elle se détacher de ce flux, sans devenir icône, pour nous affecter. Peut-on encore produire une image avec un impact, impact tout différent du frisson télévisuel et publicitaire?
3 Comments
On croirai entendre parler d’expériences scientifiques ! Ce genre de commentaire à la douceur d’un scalpel. Et tu crois trouver l’âme avec ta volonté ? L’âme du monde
Encore un qui ne sait pas se taire
Je ne suis pas vraiment intéressé par l’âme ou même par « l’âme du monde » pas plus que par la volonté. Je crois avoir largement déconstruit, à la suite de tant d’autres, cette question de la volonté dans le domaine esthétique.
Quant à comprendre ce qu’il faut entendre par « savoir se taire », le savoir et le silence, je reste songeur.
En tout cas merci pour ce commentaire cela permet d’apercevoir les différences d’approches.
Produire une image avec un impact au-delà des réalités médiatiques, en tient qu’à celui qui la crée. Produire une image demande une réflexion sur le sujet même de celle-ci, quelles émotions voulons-nous laisser présager. De là, n’importe quel objet peut provoquer un impact sans être un icône à prime à bord. Du moins, c’est ce que je crois et ce que je tente d’appliquer lorsque je compose une image.