« L’obscurité générale du monde et l’obscurité particulière de chaque être. Comment faire un film avec ce qui échappe au regard ? Comment regarder ce qui échappe à la parole ? Comment faire parler en images ce qui fait l’obscurité de son langage ? »
(Alain Fleischer, Faire le noir)
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« Il faut trouver un moyen, élaborer un principe qui permette d’agir sur le spectateur d’une façon individuelle, qui fasse d’une image « totale », une image « privée » comme c’est le cas en littérature, en poésie, en peinture ou en musique. Et le secret me paraît être le suivant : montrer le moins possible, [...]
« Le spectateur accepte le noir, le voile de nuit qui lui est imposé, l’effacement de son corps, l’immobilité presque mortuaire, la captivité du cachot, du tombeau, pour qui le corps qui renonce ou qui s’absente, corps qui s’abstrait sous le deuil, devienne ainsi le corps invisible, fantôme parmi les corps filmés, participant clandestin d’une autre [...]