Il y a dans cet ouvrage de nombreuses propositions qui sans constituer un corpus théorique articulé, avancent par touches, par projet. Et quelques émotions à lire la personne qui, d’une certaine manière, quand j’avais 14 ans a provoqué ma vocation avec « Le Bus ». Mais il y a également quelque chose de problématique dans une forme de nostalgie quant à un réel, à une « immédiateté » (p240) préservée, laisée intacte, protégée. L’enregistrement optique a alors des « facultés de désignation d’un réel extérieur » (ibid.), et on voit bien dans cette formule qui ajoute l’extériorité au réel, un désir de le mettre à l’écart, de le préserver de la touche esthétique. Car comment la désignation n’aurait-elle pas quelques performativités? De là peut-être cette fascination pour Rousseau, pour le « sentiment d’une pure présence » (p.251) dont certaines conséquences théoriques ont été déconstruites dans De la Grammatologie, car, et c’est là sans doute la dialectique du travail de Boissier, entre le désir nostalgique de la fusion (de la présence, du réel, d’un absolu) et la distanciation, se joue le paradoxe de la représentation.
17 mar
By Grégory. Posted 17 mars 2005 at 11:55 . Filed under Esthétique. Permalink. Subscribe to this post’s comments.
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