« Le spectateur accepte le noir, le voile de nuit qui lui est imposé, l’effacement de son corps, l’immobilité presque mortuaire, la captivité du cachot, du tombeau, pour qui le corps qui renonce ou qui s’absente, corps qui s’abstrait sous le deuil, devienne ainsi le corps invisible, fantôme parmi les corps filmés, participant clandestin d’une autre histoire, invité discret d’une autre fête, amoureux d’un autre amour (…) C’est de lui-même que le spectateur est en deuil, pour retrouver et pour devenir cet Autre qu’il n’a jamais perdu. »
(Alain Fleischer, Faire le noir)
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« L’obscurité générale du monde et l’obscurité particulière de chaque être. Comment faire un film avec ce qui échappe au regard ? Comment regarder ce qui échappe à la parole ? Comment faire parler en images ce qui fait l’obscurité de son langage ? »
(Alain Fleischer, Faire le noir)
La question n’est pas celle de l’interactivité et du formalisme, plutôt de juxtaposer des niveaux d’activités et de passivités différents. Changer de rythme, ne pas pouvoir anticiper ce sur quoi on va cliquer. Un choix qui n’est pas un choix, plutôt un exil sans finalité. Le « fil » narratif est donné par la voix-off [...]
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a dieu a dieu grégory
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[...] que le cinéma est structurellement du fait de son dispositif même de projection, nostalgie et deuil du spectateur. Hollywood qui, à une certaine époque, était le centre nerveux de la vie américaine, ne compte [...]