© 2001 Grégory

Le deuil

« Le spectateur accepte le noir, le voile de nuit qui lui est imposé, l’effacement de son corps, l’immobilité presque mortuaire, la captivité du cachot, du tombeau, pour qui le corps qui renonce ou qui s’absente, corps qui s’abstrait sous le deuil, devienne ainsi le corps invisible, fantôme parmi les corps filmés, participant clandestin d’une autre histoire, invité discret d’une autre fête, amoureux d’un autre amour (…) C’est de lui-même que le spectateur est en deuil, pour retrouver et pour devenir cet Autre qu’il n’a jamais perdu. »

(Alain Fleischer, Faire le noir)

One Comment

  1. baptiste
    Posted 4 mai 2007 at 8:01 | #

    a dieu a dieu grégory

One Trackback

  1. [...] que le cinéma est structurellement du fait de son dispositif même de projection, nostalgie et deuil du spectateur. Hollywood qui, à une certaine époque, était le centre nerveux de la vie américaine, ne compte [...]

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