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	<title>Commentaires sur : Facebook et le capitalisme de l&#8217;accès</title>
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		<title>Par : philippe boisnard</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/18-facebook-et-le-capitalisme-de-lacces/comment-page-1/#comment-56678</link>
		<dc:creator>philippe boisnard</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Sep 2007 17:52:47 +0000</pubDate>
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		<description>simplement un lien, avant peut-être de poursuivre : 
http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/09/18/facebook-cest-pour-mieux-te-connaitre-mon-enfant/
chez Pisani</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>simplement un lien, avant peut-être de poursuivre :<br />
<a href="http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/09/18/facebook-cest-pour-mieux-te-connaitre-mon-enfant/" rel="nofollow">http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/09/18/facebook-cest-pour-mieux-te-connaitre-mon-enfant/</a><br />
chez Pisani</p>
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		<title>Par : Grégory</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/18-facebook-et-le-capitalisme-de-lacces/comment-page-1/#comment-56582</link>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Sep 2007 12:42:14 +0000</pubDate>
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		<description>Alors nous entendons de la même façon cette formule de démocratie à venir, où je me référais à Derrida. Ligne de partage entre à venir et futur, entre promesse et anticipation. Le fait que la démocratie ne soit que dans sa relance veut d&#039;être qu&#039;elle n&#039;est pas, qu&#039;elle ne peut pas être, actuellement présente. Ce qui n&#039;est en rien négatif. 
Je ne vois pas les phénomènes économiques comme le risque de détruire la possibilité même de la relance. Ce qui fait que je suis en désaccord de plus en plus fréquent avec Bernard Stiegler. Par contre, comment ces nouveaux modèles socio-économiques permettent d&#039;élavorer de nouvelles relances, de nouvelles individuations, de nouveax désirs voilà ce que nous observons les uns et les autres.
Cette question de la résistance est intéressante. Tout se passe comme si la promesse démocratique, le maintien de cette promesse, devait s&#039;effectuer avec une certaine résistance, promise elle aussi. Un souci pour ce qui vient (par exemple l&#039;application des tests génétiques pour définir les familles étrangères).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Alors nous entendons de la même façon cette formule de démocratie à venir, où je me référais à Derrida. Ligne de partage entre à venir et futur, entre promesse et anticipation. Le fait que la démocratie ne soit que dans sa relance veut d&#8217;être qu&#8217;elle n&#8217;est pas, qu&#8217;elle ne peut pas être, actuellement présente. Ce qui n&#8217;est en rien négatif.<br />
Je ne vois pas les phénomènes économiques comme le risque de détruire la possibilité même de la relance. Ce qui fait que je suis en désaccord de plus en plus fréquent avec Bernard Stiegler. Par contre, comment ces nouveaux modèles socio-économiques permettent d&#8217;élavorer de nouvelles relances, de nouvelles individuations, de nouveax désirs voilà ce que nous observons les uns et les autres.<br />
Cette question de la résistance est intéressante. Tout se passe comme si la promesse démocratique, le maintien de cette promesse, devait s&#8217;effectuer avec une certaine résistance, promise elle aussi. Un souci pour ce qui vient (par exemple l&#8217;application des tests génétiques pour définir les familles étrangères).</p>
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		<title>Par : philippe boisnard</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/18-facebook-et-le-capitalisme-de-lacces/comment-page-1/#comment-56392</link>
		<dc:creator>philippe boisnard</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Sep 2007 04:51:52 +0000</pubDate>
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		<description>Certes rapide intervention, mais fort juste : 

_ Comment en fait entends tu cette expression de &quot;promesse à venir de la démocratie&quot; ? 
Pour ma part, ne pouvant la détacher d&#039;une part de l&#039;analyse de Derrida et d&#039;autre part de ms analyses de Spinoza, je ne sais pas si je l&#039;entends comme toi, même si ton dernier point tendrait à exposer précisément ce que j&#039;entends par démocratie  à venir, et donc par cette &quot;résistance d&#039;avance&quot; qui est en jeu non pas dans un devancement par rapport à un futur, mais comme cette avance critique, mettant en question la possibilité même de l&#039;ouverture au futur. (oui, je sais mes formulations ne sont pas toujours aisées à comprendre).

Dans la dernière partie de Voyous, Derrida met en évidence la variation de son emploi de &quot;démocratie à venir&quot; et indique comment il a pensé pendant une certaine partie de son oeuvre, et cela suite à la lecture de Nietzsche, la notion &quot;d&#039;avenir&quot; comme devant suivre, succéder. Donc il posait cela selon un axe temporel, inscrivant une forme de rapport de la conscience à son futur selon un exercice critique du présent. Donc une forme de résistance. 

Revenant sur cette définition, il montre dans ce livre de 2003, en quel sens le &quot;à venir&quot; se joue non pas selon un futur, mais seulement comme possibilité de relancer indéfiniment la démocratie dans le temps à partir de cette possibilité toujours actuel de la critique. La nuance paraît fine mais elle est énorme. 

La démocratie n&#039;est pas inactuelle et donc dans un futur potentiel, mais la démocratie actuelle ne peut être potentielle que si en acte a lieu le jeu critique de l&#039;expression des individus, et donc si a lieu une forme de résistance. (je t&#039;avais envoyé un article publié dans avril 22 là dessus l&#039;an passé)

C&#039;est pourquoi, je ne crois pas que nous ne sommes pas en démocratie, nous y sommes en plein ,mais dans un risque actuel justement de l&#039;effacement de sa potentialité de relance perpétuelle (et le danger est grand de cet effacement, non pas selon je crois les modalités médiatiques de détermination de soi, mais selon tout simplement la réification de la loi qui se donne d&#039;une manière accélérée dans nos pays occidentaux et ceci souvent au nom de la liberté)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Certes rapide intervention, mais fort juste : </p>
<p>_ Comment en fait entends tu cette expression de &laquo;&nbsp;promesse à venir de la démocratie&nbsp;&raquo; ?<br />
Pour ma part, ne pouvant la détacher d&#8217;une part de l&#8217;analyse de Derrida et d&#8217;autre part de ms analyses de Spinoza, je ne sais pas si je l&#8217;entends comme toi, même si ton dernier point tendrait à exposer précisément ce que j&#8217;entends par démocratie  à venir, et donc par cette &laquo;&nbsp;résistance d&#8217;avance&nbsp;&raquo; qui est en jeu non pas dans un devancement par rapport à un futur, mais comme cette avance critique, mettant en question la possibilité même de l&#8217;ouverture au futur. (oui, je sais mes formulations ne sont pas toujours aisées à comprendre).</p>
<p>Dans la dernière partie de Voyous, Derrida met en évidence la variation de son emploi de &laquo;&nbsp;démocratie à venir&nbsp;&raquo; et indique comment il a pensé pendant une certaine partie de son oeuvre, et cela suite à la lecture de Nietzsche, la notion &laquo;&nbsp;d&#8217;avenir&nbsp;&raquo; comme devant suivre, succéder. Donc il posait cela selon un axe temporel, inscrivant une forme de rapport de la conscience à son futur selon un exercice critique du présent. Donc une forme de résistance. </p>
<p>Revenant sur cette définition, il montre dans ce livre de 2003, en quel sens le &laquo;&nbsp;à venir&nbsp;&raquo; se joue non pas selon un futur, mais seulement comme possibilité de relancer indéfiniment la démocratie dans le temps à partir de cette possibilité toujours actuel de la critique. La nuance paraît fine mais elle est énorme. </p>
<p>La démocratie n&#8217;est pas inactuelle et donc dans un futur potentiel, mais la démocratie actuelle ne peut être potentielle que si en acte a lieu le jeu critique de l&#8217;expression des individus, et donc si a lieu une forme de résistance. (je t&#8217;avais envoyé un article publié dans avril 22 là dessus l&#8217;an passé)</p>
<p>C&#8217;est pourquoi, je ne crois pas que nous ne sommes pas en démocratie, nous y sommes en plein ,mais dans un risque actuel justement de l&#8217;effacement de sa potentialité de relance perpétuelle (et le danger est grand de cet effacement, non pas selon je crois les modalités médiatiques de détermination de soi, mais selon tout simplement la réification de la loi qui se donne d&#8217;une manière accélérée dans nos pays occidentaux et ceci souvent au nom de la liberté)</p>
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		<title>Par : Grégory</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/18-facebook-et-le-capitalisme-de-lacces/comment-page-1/#comment-55788</link>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2007 11:30:02 +0000</pubDate>
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		<description>Oui rapide, sur un blog idées jetées dans l&#039;instant rien de plus.

Un peu de mal à comprendre ta dernière remarque mais je crois comprendre que je suis d&#039;accord avec toi sur le fait que cette situation de l&#039;accès n&#039;est pas une rupture du politique mais une transformation de celle-ci par une modification en profondeur des relations l&#039;économie et l&#039;individu. 

La remarque sur la démocratie (certes un peu journalistique dans sa formulation) est simplement liée à la question une peu idiote que je me pose: comment préserver la promesse à venir de la démocratie dans une société où l&#039;économie est intériorisée de cette façon? 

Imaginons un système de contrôle de type totalitaire s&#039;emparer de tous ces outils dont nous disposons (ce qui arrivera sous une forme ou une autre) rien en eux, je crois, ne résistera. Un peu comme l&#039;appareil administratif qui s&#039;est, sans beaucoup de modifications, adaptée aux systèmes totalitaires du XXe parce qu&#039;il contenait sans doute en lui déjà la possibilité d&#039;une telle logique.

La question est dès lors: comment introduire dans ces &quot;formidables technologies&quot; quelque chose qui résiste d&#039;avance, qui insiste, qui laisse une place à l&#039;infime et aux singularités, c&#039;est-à-dire à cette difficile question du messianisme démocratique?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui rapide, sur un blog idées jetées dans l&#8217;instant rien de plus.</p>
<p>Un peu de mal à comprendre ta dernière remarque mais je crois comprendre que je suis d&#8217;accord avec toi sur le fait que cette situation de l&#8217;accès n&#8217;est pas une rupture du politique mais une transformation de celle-ci par une modification en profondeur des relations l&#8217;économie et l&#8217;individu. </p>
<p>La remarque sur la démocratie (certes un peu journalistique dans sa formulation) est simplement liée à la question une peu idiote que je me pose: comment préserver la promesse à venir de la démocratie dans une société où l&#8217;économie est intériorisée de cette façon? </p>
<p>Imaginons un système de contrôle de type totalitaire s&#8217;emparer de tous ces outils dont nous disposons (ce qui arrivera sous une forme ou une autre) rien en eux, je crois, ne résistera. Un peu comme l&#8217;appareil administratif qui s&#8217;est, sans beaucoup de modifications, adaptée aux systèmes totalitaires du XXe parce qu&#8217;il contenait sans doute en lui déjà la possibilité d&#8217;une telle logique.</p>
<p>La question est dès lors: comment introduire dans ces &laquo;&nbsp;formidables technologies&nbsp;&raquo; quelque chose qui résiste d&#8217;avance, qui insiste, qui laisse une place à l&#8217;infime et aux singularités, c&#8217;est-à-dire à cette difficile question du messianisme démocratique?</p>
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		<title>Par : philippe boisnard</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/18-facebook-et-le-capitalisme-de-lacces/comment-page-1/#comment-55756</link>
		<dc:creator>philippe boisnard</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2007 09:37:08 +0000</pubDate>
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		<description>Très bonne analyse, certes rapide, mais pertinente, de facebook. Je me faisais à peu près les mêms constats, en m&#039;interrogeant, comment étaient gérés les onglets facebooks par amazone par exemple, sachant que le renseignement des livres lus à partir d&#039;amazone n&#039;est pas anodin, mais est une donnée particulièrement précise sur le profil : ce qui peut signifier une mise à jour de publicité sur la page facebook personelle à partir de ces données.
De plus tu insistes bien sur le retournement de l&#039;intenionnalité : ce n&#039;est plus la démarche d&#039;une institution qui viendrait demander, sonder un potentiel échentillon de cliens, pouvant devenir cible de tel ou tel produit, mais c&#039;est l&#039;individu qui pris dans la logique du socialnet relationship qui constitue de son plein gré la base potentielle des données permettant de le définir.

Et c&#039;est là que tu pointes alors — et cela je le trouve très très très intéressant — le fait de l&#039;effacement même de la médiation de cete institution par la forme de voyeurisme et de suivisme qui s&#039;effectue par le biais des feeds divers et variés : 
toutefois, c&#039;est là que je ne te suis pas, tentant plutôt que d&#039;eb passer à un jugement indiquant le passage du politique à l&#039;économique (logique à la Carl Schmitt dans La notion de politique), je préfère m&#039;interroger dans le prolongement des thèses de Lipovetsky sur la question de la formation post-moderne de l&#039;individu, non pas comme rupture du politique, mais en tant que trabsformation du politique et de l&#039;engagement de soi.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Très bonne analyse, certes rapide, mais pertinente, de facebook. Je me faisais à peu près les mêms constats, en m&#8217;interrogeant, comment étaient gérés les onglets facebooks par amazone par exemple, sachant que le renseignement des livres lus à partir d&#8217;amazone n&#8217;est pas anodin, mais est une donnée particulièrement précise sur le profil : ce qui peut signifier une mise à jour de publicité sur la page facebook personelle à partir de ces données.<br />
De plus tu insistes bien sur le retournement de l&#8217;intenionnalité : ce n&#8217;est plus la démarche d&#8217;une institution qui viendrait demander, sonder un potentiel échentillon de cliens, pouvant devenir cible de tel ou tel produit, mais c&#8217;est l&#8217;individu qui pris dans la logique du socialnet relationship qui constitue de son plein gré la base potentielle des données permettant de le définir.</p>
<p>Et c&#8217;est là que tu pointes alors — et cela je le trouve très très très intéressant — le fait de l&#8217;effacement même de la médiation de cete institution par la forme de voyeurisme et de suivisme qui s&#8217;effectue par le biais des feeds divers et variés :<br />
toutefois, c&#8217;est là que je ne te suis pas, tentant plutôt que d&#8217;eb passer à un jugement indiquant le passage du politique à l&#8217;économique (logique à la Carl Schmitt dans La notion de politique), je préfère m&#8217;interroger dans le prolongement des thèses de Lipovetsky sur la question de la formation post-moderne de l&#8217;individu, non pas comme rupture du politique, mais en tant que trabsformation du politique et de l&#8217;engagement de soi.</p>
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