© 2006 Grégory

Jean Paul Civeyrac: Interstices


Conception et réalisation du coffret DVD Jean Paul Civeyrac (dvd-vidéo, dvd-rom, livret) avec Vadim Bernard.

Jean Paul Civeyrac: Interstices est un programme génératif pour ordinateur (équipé d’un lecteur DVD-Rom) : le montage est produit en temps réel et est différent à chaque lecture. Les images des films de Jean Paul Civeyrac sont spatialisées en 3D selon des mouvements de caméra générés.
Une version pour lecteur DVD de salon est disponible sur le même support et présente un montage préenregistré.

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PROCESSUS

1. Extraire des films les séquences qui ne racontent rien. S’intéresser aux interstices qui peuvent être sortis de leur contexte.

2. Demander à Jean Paul Civeyrac de dessiner de mémoire la position dans l’espace de chacune de ces séquences orientées relativement à la caméra.

3. Modéliser en trois dimensions ces espaces en extrudant les dessins originaux.

4. Intégrer les séquences dans une base de données en les catégorisant selon la durée, le niveau sonore, les personnages, la position dans l’espace et des mots-clés.

5. Relier la base de données aux espaces modélisés en créant un montage programmé selon des formules du type « if… then », « else if », « even if ». Le montage doit être aléatoire et contrôlé.

6. Créer un moteur sonore dont le flux varie selon le montage qui est généré.

Le coffret DVD est disponible à partir de juin 2006 chez Blaq Out (52, rue Charlot, 75003 Paris) à la FNAC, Virgin, Joseph Gibert, Amazon, Alapage et sera aussi très prochainement disponible dans les librairies de différents musées, centres d’art contemporains et autres lieux de création.

One Comment

  1. Posted 21 juin 2006 at 3:08 | #

    Ce travail avec Jean Paul Civeyrac fait bien sûr écho à toute une tradition de la relation entre le cinéma et la problématique spatiale. Que cette relation ait été activée dans le cinéma lui-même: le très bel entretien entre Jean-Luc Godard et Fritz Lang où ce dernier redessine de mémoire certains plans de lieux où il a tourné. Ou encore quand Gus Van Sant dessine le plan du collège de Elephant et retrace le parcours de chaque personnage avec une couleur différente nous faisant comprendre là que la construction du film n’est pas temporelle mais spatiale.

    Que cette relation ait été antérieure ou postérieure au cinéma comme dans le cas de l’esthétique du XIXème siècle finement analysée par J. Crary dans « Techniques of the observer » ou dans l’esthétique que définie Lev Manovich dans « Languages of new media » où les données sont spatialisées.

    Qu’il y ait un conflit en même temps qu’une entente, c’est-à-dire finalement une insoluble dialectique entre l’art du temps qu’est le cinéma et le référent spatial, c’est l’histoire qu’il faudrait écrire, les traces qu’il faudrait chercher dans le cinéma lui-même et hors de lui.

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