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	<title>Commentaires sur : Jean Paul Civeyrac: Interstices</title>
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	<description>Notes et fragments</description>
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		<title>Par : Grégory</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/18-intertices/comment-page-1/#comment-247</link>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2006 14:08:50 +0000</pubDate>
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		<description>Ce travail avec Jean Paul Civeyrac fait bien sûr écho à toute une tradition de la relation entre le cinéma et la problématique spatiale. Que cette relation ait été activée dans le cinéma lui-même: le très bel entretien entre Jean-Luc Godard et Fritz Lang où ce dernier redessine de mémoire certains plans de lieux où il a tourné. Ou encore quand Gus Van Sant dessine le plan du collège de Elephant et retrace le parcours de chaque personnage avec une couleur différente nous faisant comprendre là que la construction du film n&#039;est pas temporelle mais spatiale.

Que cette relation ait été antérieure ou postérieure au cinéma comme dans le cas de l&#039;esthétique du XIXème siècle finement analysée par J. Crary dans &quot;Techniques of the observer&quot; ou dans l&#039;esthétique que définie Lev Manovich dans &quot;Languages of new media&quot; où les données sont spatialisées.

Qu&#039;il y ait un conflit en même temps qu&#039;une entente, c&#039;est-à-dire finalement une insoluble dialectique entre l&#039;art du temps qu&#039;est le cinéma et le référent spatial, c&#039;est l&#039;histoire qu&#039;il faudrait écrire, les traces qu&#039;il faudrait chercher dans le cinéma lui-même et hors de lui.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ce travail avec Jean Paul Civeyrac fait bien sûr écho à toute une tradition de la relation entre le cinéma et la problématique spatiale. Que cette relation ait été activée dans le cinéma lui-même: le très bel entretien entre Jean-Luc Godard et Fritz Lang où ce dernier redessine de mémoire certains plans de lieux où il a tourné. Ou encore quand Gus Van Sant dessine le plan du collège de Elephant et retrace le parcours de chaque personnage avec une couleur différente nous faisant comprendre là que la construction du film n&#8217;est pas temporelle mais spatiale.</p>
<p>Que cette relation ait été antérieure ou postérieure au cinéma comme dans le cas de l&#8217;esthétique du XIXème siècle finement analysée par J. Crary dans &laquo;&nbsp;Techniques of the observer&nbsp;&raquo; ou dans l&#8217;esthétique que définie Lev Manovich dans &laquo;&nbsp;Languages of new media&nbsp;&raquo; où les données sont spatialisées.</p>
<p>Qu&#8217;il y ait un conflit en même temps qu&#8217;une entente, c&#8217;est-à-dire finalement une insoluble dialectique entre l&#8217;art du temps qu&#8217;est le cinéma et le référent spatial, c&#8217;est l&#8217;histoire qu&#8217;il faudrait écrire, les traces qu&#8217;il faudrait chercher dans le cinéma lui-même et hors de lui.</p>
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