La chorégraphie numérique ne se contente pas d’affiner nos modes de représentation et de perception, elle semble les fabriquer et donner accès à une réalité nouvelle, riche et captivante, qui, sans elle, serait peut-être inaccessible. Mais il ne faut pas s’y tromper : l’œuvre chorégraphique numérique n’est pas virtuelle. Bien concrète, elle ouvre de nouvelles formes de représentation, multiplie les points de vue, met en perspective et en abîme des modes de perceptions jusqu’alors inexplorés. Parfois, personne n’est sur scène. Parfois, la chair est dans le film et épouse l’électron. La danse numérique participe de l’imaginaire et du symbolique. Le danseur y est image vivante, filmée, captée. Les corps y partent à la rencontre de notre regard. Sur le plateau, sur l’écran de cinéma, à la télévision ou dans l’ordinateur, une nouvelle matière de l’espace chorégraphique est née, ce que colloque se propose d’explorer. Ce colloque est co-organisé par Nice Cultures (Ville de Nice), le département ACL de l’Université de Nice-Sophia Antipolis et le Théâtre de la Photographie et de l’Image . Le contenu a été conçu par Norbert Hillaire, professeur à l’Université de Nice et Philippe Baudelot, chef de projet multimédia du Monaco Dance Forum. Les intervenants en sont des chercheurs de l’Université de Nice et de certaines universités françaises ainsi que les artistes, chercheurs et universitaires invités par Monaco Dance Forum. Norbert Hillaire, professeur à l’Université de Nice assurera la modération des sessions. Trois à quatre personnes interviendront dans chaque session, un témoignage d’artistes pouvant illustrer les propos des intervenants seront illustrés par des projections vidéos de courtes œuvres chorégraphiques numériques. Par ailleurs, des présentations d’installations, de spectacles numériques et de vidéo danses seront proposées sur des écrans installés dans l’espace du Musée de la Photographie et de l’Image. L’espace chorégraphique numérique développe une scène multidimensionnelle dans laquelle les corps, les objets et les vibrations circulent simultanément. Cet espace combine les corps réels des danseurs et les écrans, l’actuel et le virtuel, l’intérieur et l’extérieur, dans une volonté d’ouvrir le plus de dimensions possibles. C’est pourquoi, la chorégraphie numérique à la fois stimule et s’appuie sur notre imaginaire. Cette session propose de revisiter la nouvelle appropriation de l’espace et du corps que nous offre la danse de l’âge numérique. Elle montrera ce qu’est ce nouveau monde de représentations, devenu aujourd’hui possible grâce, par exemple, au son dolby, aux projections multiples ou des images de synthèse et au calcul informatique en temps réel. Les interventions seront réalisées par les personnes suivantes : Grégory Chatonsky – Artiste Andréa Davidson – Chorégraphe, professeur d’université Yannick Geffroy – Professeur d’université Françoise Gaillard – Professeur d’université Sally Jane Norman – Directrice du « Culture Lab », université de Newcastle Unpon Tyne Franck Renucci – Sarah Rubidge – Chorégraphe Rosa Sanchez – Chorégraphe
18 déc
By Grégory. Posted 18 décembre 2004 at 6:27 . Filed under Conférence, Evénements. Permalink. Subscribe to this post’s comments.
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