18 déc

L’espace contre le temps

un film devant les yeux du specat-acteur. Il peut suspendre à n’importe quel moment sa consultation (j’aime ce mot on dirait qu’il s’agit de quelque chose de médical, mais qui est le patient et le médecin?). Alors on peut toujours forcer la fin (voir celle de « Revenances » par exemple), mais ce n’est là qu’un artifice. Pas de fin : où est la progression, le climax, le nœud? Tous ces petits artifices? Je crois qu’il faut oublier le temps et produire de l’espace (c’est une proposition sur laquelle je vais revenir dans quelques semaines, c’est sûr, mais il s’agit juste de forcer la réflexion). Produire des espaces et se dire que des temps y surgiront parce qu’ils sont dans le temps de l’utilisation même. Au cinéma on confronte le temps vécu de la projection au temps énoncé du film, il y va de l’exil : en sortant de la salle, je retrouve « mon » temps. Avec l’interactivité ça ne marche pas, l’utilisateur produit le temps, le rythme, le montage. A la limite, et je le fais souvent dans mon travail, on peut alterner des temps différents, c’est-à-dire des interactivités différentes : tantôt laisser le choix, à d’autres moment être plus linéaire (voir la « grande descente » dans Sous-terre), mais je crois qu’il y a encore là une priorité technologique de l’espace, car l’espace cybernétique est le lieu même de l’utilisation, à la différence des autres arts (exception faire de l’archi.) Construire des lieux où émergent des histoires, penser aux villes et à la nuit. Une image-espace?

One Comment

  1. 1 24 août 2007 at 3:22
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    j’aimerais d’avantage d’information sur l’espace du point de vue de la narratologie, pour mes recherches

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