Lors des conférences, interviews ou autres (dé)monstrations publiques on me demande des comptes, on me demande de définir mon activité ou plus exactement de me définir en tant que sujet dans la mesure où pour beaucoup une activité artistique se réduit à l’extériorisation d’un ego. J’ai quelques difficultés à procéder de la sorte, car non seulement les présupposés de ces questions me semblent contestables (la relation entre des objets et un ego… et si la condition d’émergence de ces objets était la finitude même de l’ego ou plus encore son impossibilité à s’identifier) mais en les acceptant il est même difficile d’en poursuivre le fil. Je suis un imposteur (et je ne suis pas le premier à dire cela), un imposteur de technicien informatique, un imposteur d’artiste, un imposteur de théoricien. Tous les gens qui travaillent un peu sont des imposteurs, car ils ne sauraient se définir par des rôles identifiés et partagés: je suis cela ou ceci, simulacre de communication et de communauté. Ce qui est étrange est la permanente confrontation entre l’exigence intellectuelle et sensible et la Doxa, le sens commun.
18 mar
By Grégory. Posted 18 mars 2003 at 4:21 . Filed under Expositions, Quotidien. Permalink. Subscribe to this post’s comments.
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