19 août

L’empreinte de nos consciences

A propos des sites communautaires (myspace) et de partages de médias (youtube):

«Economiquement, on peut penser que les contenus sont monnayables car ils fournissent une photographie de ce qui est dans la tête des consommateurs »

(Jaap Favier, directeur de recherche pour les marchés de la consommation chez Forrester Research)

L’économie pense sans le savoir, sans savoir à quoi elle pense, elle pense autre chose que ce à quoi elle pense, car elle est surdéterminée. Dans cette mise en relation entre la photographie, les têtes, la consommation, le contenu, il y a un circuit de sens symptomatique, l’esthétique et la politique même de notre époque.

Une esthétique du flux a pour objet d’entrer dans le flux radicalement, de proposer des codages et des décodages de flux détournant les fonctions instrumentales et les usages réputés normaux. L’esthétique du flux déconstruit l’attente pour introduire une occurence aussi minime fut-elle.

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