Il y a quelques amusements à voir des artistes continuer à exposer dans des lieux sacrés (musées, galeries), telle la survivance d’un temps passé. Tout se passe comme si à une époque, au croisement de révolution française et de l’émergence de la République, une certaine économie et médiation de l’art était apparue. Entre les Salons et le commerce de l’amateur privé. Cette économie est obsolète, les états la font survivre à renfort de subventions et de déclarations. Mais elle garde du charme pour beaucoup qui y voit le lieu même de l’art. Peu importe alors que l’art ait perdu de sa singularité (concept post-romantique) et de sa capacité à produire des images. Peu importe encore que son statut soit boulversé par les médias: on continue à exposer et le circuit galerie-critique fonctionne à plein.
Dire que c’est là une survivance ce n’est pas le placer dans un passé à remiser dans les caves de l’histoire, c’est en voir la capacité d’actualité. Mais devons-nous continuer à sacraliser cette activité?
