23 nov

Ceux qui vont mourir/ Those that will die

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Sur le réseau, des millions d’images. Désorientation de ces singularités. Chacun jette ce qu’il peut.

Aucune époque, plus que la nôtre, n’aura produit autant d’enregistrements. Que feront les historiens de toutes ces mémoires enregistrées? Quel sera le destin de ces archives? Appartiendront-elles aux sociétés privées ayant permis leur hébergement? Que feront les familles des disparus?

Détourner trois sites emblématiques de l’idéologie interconnectée du web 2.0 : Youtube, Flickr et ExperienceProject. Relier les désirs raccontés dans ce dernier aux images autoscopiques et intimes des webcams du premier. Produire un flux sans fin par cette relation, le flux même du réseau. Peut-être n’y-a-t-il plus que ces images qui vaillent.

Se promener dans une ville inconnue. Lever le regard sur les fenêtres, imaginer toutes ces vies. Savoir qu’on ne les connaîtra pas, rester à proximité de cet inconnu.

Et je n’ai, par exemple, jamais pris conscience du nombre de visages qui existent. Il y a une foule de gens, mais encore bien plus de visages, car chacun en possède plusieurs. Voilà des gens qui portent un visage des années durant; bien sûr, il s’use, il se salit, il se casse dans les rides, il s’élargit comme un gant que l’on a porté durant le voyage. Ce sont des gens simples, économes; ils n’en changent pas, ils ne le font même pas nettoyer. Il fait l’affaire, assurent-ils, et qui peut leur prouver le contraire? Comme ils ont plusieurs visages, la question se pose cependant: que font-ils des autres? Ils les conservent. Leurs enfants doivent les porter. Mais il arrive également que leurs chiens sortent avec eux. Et pourquoi pas? Un visage est un visage.

Rainer Maria Rilke, Les notes de Malte Laurids Brigge

3 Comments

  1. 1 23 novembre 2006 at 1:57
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    J’affine encore les critères de requête. Des mots liés à l’intimité (webcam, diary, portrait, hand, foot, street, night,home,door, etc) et d’autres illustrant les phrases d’Experience-project. Il me faudrait voir du côté de wordnet pour systématiser la question lexicale.

  2. 2 24 novembre 2006 at 3:50
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    Encore quelques difficultés mais techniquement l’application flash fait une requête en xml sur le serveur youtube, un script transforme le résultat en url où se trouve le flv qui est ensuite chargé grâce à une autorisation du serveur d’origine. Pour flickr je ne suis finalement pas passé par flashr qui me semble bien compliqué pour ce que j’avais à faire. Pour experience project un php va extraire les informations sur la homepage du site. Le tout est synchronisé par des mots-clés choisis selon leur longueur et leur position dans la phrase.

  3. 3 27 novembre 2006 at 3:15
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    Un remerciement à David Deraedt (http://www.dehats.com) pour avoir réglé le petit problème avec le xml qui persistait.

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