Une exposition online qui considère le code informatique comme une oeuvre en soi. L’exposition nous propose de voir le code avant l’oeuvre, le code étant dès lors considéré comme une catégorie esthétique. Et il n’est pas étonnant de voir qu’esthétiquement le résultat fait vraiment penser au computerart des années 70. Bref le code comme esthétique n’est pas neutre. C’est un peu dans la même voie que l’esthétique par défaut de Téléférique se développe. Sous la neutralité se cache pourtant des choix car même cette esthétique par défaut correspond à des choix, ceux de l’informaticien, bref le défaut informatique est designé. Il n’est en aucun cas neutre, et on ne saurait développer à son égard un argument naturel (le code informatique comme naturalité de l’informatique). Le problème et la question posée par ce type d’oeuvre est leur incroyable homogénéité plastique et conceptuelle, leur auto-référentialité (le code parle du code) ou leur réductionnisme (par exemple l’approche génétique). L’esthétique informatique n’a-t-elle pas évoluée depuis les années 70? La défense du code est-ce encore un enjeu? Est-ce que cette approche prend en compte que l’informatique n’est plus lié à un savoir spécialisé mais est entré dans la vie de la majorité des occidentaux.
25 sept
By Grégory. Posted 25 septembre 2002 at 4:54 . Filed under Esthétique, Expositions. Permalink. Subscribe to this post’s comments.
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