28 avr 2006

Le train et l’invention du cinéma

Il y a des affects techniques, le transport ferroviaire est l’un d’entre eux. L’invention du réseau ferroviaire a provoqué autant qu’il a été provoqué par un certain affect. En dérangant la relation entre l’espace et le temps, le train (et toute l’infrastructure qui va avec, lire à ce propos “Les concepts fondamentaux de la métaphysique” d’Heidegger et la thématisation du temps qui s’étire dans la gare) nous a transformé radicalement.

Il s’articule depuis longtemps au spectacle de la projection cinématographique. Regardez ces images, la légende veut que les spectateurs soient sortis en courant de la salle prenant peur que le train ne les écrasent. La terreur est le récit de cette mythologie, pas le référent lui-même.

A la fin de sa vie, Abel Gance était dans une chaise roulante. Il voulait être poussé pour se sentir comme une caméra sur un travelling.

La première scène du Mépris (1963) est ce regard de la caméra sur des rails qui se retourne sur nous pour nous enfoncer dans le noir (des affects). L’objectif “fait le noir” pour paraphraser le titre d’un livre d’Alain Fleischer.

4 Comments

  1. 2 29 octobre 2007 at 2:54
    Permalink

    tu ménarve té pas le cinéma je tenmenrde profond !

  2. 3 29 octobre 2007 at 3:35
    Permalink

    hum hum…
    ok je vois le genre!

  3. 4 1 juillet 2009 at 4:26
    Permalink

    parallele tres interessant… J’ai voulu approfondir la meme question en écrivant http://www.ctrl-n.net/journal/archives/par-la-fenetre-du-train-esthetique-du-voyageur-spectateur/

    et puis je suis aussi tombé sur cet article traitant du train et rapport au temps:
    http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=TOP_086_0117

  4. 5 1 juillet 2009 at 4:38
    Permalink

    Oui j’avais lu ce passionnant article. D’ailleurs Freud, je crois, avait une phobie du transport en train.

Your email is never published nor shared. Required fields are marked *

*
*