28 sept 2006

Sur-terre.net

arte.tv/sur-terre

Trois personnages, une gare, un train, le long des rails.
Les fragments d’une histoire dont l’internaute peut retrouver les traces.
Le récit est incertain.

Les lieux des décors sont là. Les personnages sont partis.
Il reste des voix, des photos déchirées et dehors, loin dans la ville, le flux du réseau.

Temps d’évolution: 1er septembre 2006 - 1er septembre 2007

Coproduction : ARTE France (Unité de programmes cinéma - Michel Reilhac), arte.tv, avec le soutien du CNC/DICREAM et du Fresnoy.

Quelques notes de travail

7 Comments

  1. 1 24 septembre 2006 at 5:46
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    j’avais vu des ébauches, des “annonces”, etc.
    j’avais testé une première fois, vu des choses, et j’ai réessayé.
    Je crois n’être pas allé très loin malgré ma patience, ai-je manqué de patience ou alors n’ai-je pas compris le principe de navigation? j’en resterai à l’idée que c’était trop compliqué et que je n’ai pas compris, j’en serai donc resté à un banc, ce qui n’est pas si mal. J’aurai pourtant une certaine représentation fragmentaire de ce travail, constituée de l’ensemble des éléments éclatés vus plusieurs fois. Je n’aurai par contre pas pu me promener. Y aurait-il un jeu sur la frustration?…

  2. 2 27 septembre 2006 at 8:24
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    …. suite….

    et ce travail ne doit-il pas non plus être vu comme une forme d’object avec sa propre technicité?
    Comment alors inclure en son sein, sans peut-être en faire une notice, sa propre modalité d’usage?
    Comment inclure dans l’oeuvre l’explicitation de son mode de déroulement sans pour autant la contaminer par ces informations “didactiques”?

  3. 3 27 septembre 2006 at 12:19
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    La question du mode d’emploi est présente depuis longtemps dans les arts numériques et contemporains. Il s’agit là d’une extension de la notion de cartel.

    Pour ma part, tout dépend des travaux. Certains d’entre eux (comme “Se toucher toi”) exigent une explication car leur fonctionnement, leur technicité fait partie de leur perception. D’autres (comme “Sur terre”) peuvent avoir une part d’opacité, car:

    1. L’explicitation de leur mode de déroulement ne serait qu’une anticipation réduisant leur esthétique,
    2. Ces travaux “réagissent” aux modalités dominantes de navigation sur internet qui est la recherche instrumentale. C’est un peu comme si on diffusait de la videoart à la télévision et qu’on reprochait à cette forme de video de ne pas être construite et accessible comme les émissions de télévision classiques.
    3. Dans “Sur Terre” il y a des fonctionnements qui doivent rester opaques (car bien sûr le système ne fonctionne pas du tout sur de l’aléatoire mais sur un dispositif statistique où le récit évolue, avance, selon ce que la communauté des internautes a vu avant vous ou encore: à certains moments tous les gens connectés sur le site voit la même chose sans le savoir. Il y a des effets de communauté opaque et cette disparition de la sensibilité communautaire est souhaitée).
    4. Une idée de mode d’emploi: être dans un train et regarder par la fenêtre, se rendre disponible à…
    Bien sûr cela ne répond pas à l’efficacité des industries culturelles, où il ne faut surtout perdre personne mais c’est un choix tactique. On peut passer à côté, même si ce n’est pas souhaité cela fait parti de la possibilité du sensible.

  4. 4 27 septembre 2006 at 1:09
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    Il y a qu’on le veuille ou non une dictature du clic.
    Comment s’en extraire, (s’)offrir à l’exploration, tout en se rendant accessible au plus grand nombre.
    Je rejette personnellement l’hermétisme pour l’avoir longtemps pratiqué…
    (et je ne qualifie nullement ici ’sur-terre’ de pièce hermétique).
    Il n’est pas question de mode d’emploi, de notice, car l’oeuvre d’art pose des questions, ne donne pas des réponses, ni des parcours prémachés. Mais comment réussir à “mettre” le mode d’emploi dans l’outil même, comment faire pour que l’objet marteau se donne d’emblée comme un objet à prendre évidemment dans les mains par son manche?

    Le sensible, qui est au “coeur” , s’expérimente peut-être dans la frustration, mais doit s’ouvrir surement sur l’échange, le partage.

  5. 5 27 septembre 2006 at 2:20
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    L’équilibre entre lisibilité/sensibilité n’est pas aisé. Je ne défend aucunement l’hermétisme (mon travail est parfois complexe mais jamais opaque, je n’aime pas le secret, je n’aime pas l’ineffable). Je crois que c’est à chaque fois, à chaque internaute de produire ce qui lie ou le délie à un travail.
    Sur la question du mode d’emploi, mon intuition c’est qu’au final il faut s’en délivrer totalement même si c’est difficile, parce que c’est difficile dans des travaux processuels, et que ce qui permet d’accéder à un travail c’est la fiction, “qu’est-ce que ça raconte?” surtout quand il n’y a plus de narrateur.
    Plutôt qu’un mode d’emploi, plutôt qu’un manche de marteau (j’avoue que la métaphore mériterait qu’on la revisite: et si une oeuvre consistait à prendre le marteau par le mauvais bout, par aucun bout?), est-ce que l’histoire est aussi l’histoire de la mise en oeuvre?
    Bien sûr tout ceci est un pari, je le sais bien.

  6. 6 27 septembre 2006 at 8:14
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    j’y retourne encore, et la langue se délie.
    y aurait-il parfois quelque blocage dans l’interface (par rapport à mon précédent test)?
    une densité de matériau incroyable, travail de démiurge :-)

  7. 7 27 septembre 2006 at 8:51
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    Parfois il n’y a rien à voir parce que quelqu’un d’autre sur le réseau est en train de voir quelque chose. Il y a tout un système qui autorise ou bloque l’accès à la fiction en son entier ou à certaines parties, selon les internautres qui sont déjà dessus.

    C’est variable…;-)

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