De la variabilité esthétique à la variable matérielle

janvier 29th, 2006 § 0

On pourrait analyser l’histoire des arts visuels selon la problématique de la relation entre la variabilité esthétique (le fait que chaque regardeur fait l’oeuvre d’un point de vue herméneutique et perceptif) et la variable matérielle (comment un objet peut-il inclure lui-même une variation). En suivant cette perspective (la variation lumineuse dans la peinture au XIXème siècle ou la variation des objets du pop-art), on verrait que faire varier un élément donné est un des travaux majeurs des arts. Il serait alors possible de localiser précisément l’endroit où ça varie, qui varie, comment ça varie. En typologisant de la sorte les variations on définirait certaines modalités phénoménologiques et esthétiques des objets d’art.

La relation croissante entre les deux n’est certes pas nouvelle, mais avec les procédures informatiques elle s’est accentuée et radicalisée. En effet, les théories post-structurales et sémiotiques sont une promesse esthétique de variation, alors que l’informatique inclue la variation dans sa structure matérielle même.

Borges, par exemple ne réalise que métaphoriquement la variation, il est obligé de la raconter, de la narrer. Et la variation a lieu dans l’écart entre le représenté et le représentable, entre ce qu’on peut dire et ce qu’on peut imaginer. L’imagination du lecteur se réalise dans cet lacune même du langage.

Avec les variables programmatiques, alors même que la notion de programme devrait faire penser à une anticipation et à un contrôle croissants, la complexification et les possibles changent de nature. Ce n’est pas la variabilité esthétique qui grandit, c’est celle de la matière elle-même, et c’est sans doute pour cette raison que les notions d’auteur, d’oeuvre, de public deviennent problématiques avec l’informatique. Tout ce qui pourrait fixer nettement des identités stables et sûres, est troublé.

Il n’y a pas d’opposition simple entre ces deux modes de variation. L’une de succède pas à l’autre selon un plan historique sous-jacent. Il faut plutôt comprendre leur relation comme une dialectique non-synthétisable, fut-ce idéalement, comme une tension toujours en devenir. De sorte qu’il y a un parallélisme entre la variation de l’objet et la variabilité du sujet, parallélisme qui défait la stricte répartition sujet/objet.

La variabilité technique sera le nom donné à la rencontre entre le devenir du monde et la mutabilité existentielle.

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int n = 30; float[] tx = new float[n]; float[] ty = new float[n]; float[] tz = new float[n]; float[] tx1 = new float[n]; float[] ty1 = new float[n]; float[] tz1 = new float[n]; float speed; float x,y,z; int xSize = 640; int ySize = 480; int xMid = xSize/2; int yMid = ySize/2; float r = 120; float theta; float acc = 0.15; boolean mm; void setup() { size(xSize,ySize, OPENGL); speed = 0.05; noStroke(); smooth(); Sonia.start(this); LiveInput.start(); background(255); } void draw() { background(255); translate(width/2,height/2,30); x = r * cos(radians(theta)); y = r * sin(radians(theta));

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