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	<title>Commentaires sur : Le popart à l&#8217;époque de l&#8217;accès</title>
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	<description>Notes et fragments</description>
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		<title>Par : Grégory</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/30-1188/comment-page-1/#comment-514</link>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Sep 2006 13:38:25 +0000</pubDate>
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		<description>Etienne, je ne suis pas sûr que le fait de radicaliser leur monstration en les surjouant annulent leurs pouvoirs. Il y a peut être un glissement entre la notion de hacking (très valorisé dans le domaine esthétique comme un paradigme d&#039;une démarche esthétique) et la notion de customing: en hackant les dernières technologies ne fait-on pas finalement que les customiser, à la manière des voitures? En ce sens là on peut se demander (et ce n&#039;est pas une critique simplement un état de fait) en quoi la démarche artistique serait-elle différente de démarches que l&#039;on retrouve dans la société de valorisation des biens de consommation. 

Le fait de surjouer, et c&#039;est typiquement la démarche entreprise par Warhol par exemple en répétant le même motif et en jouant de la différence dans la répétition, n&#039;annule plus l&#039;opérativité technologique, son discours marketing et pour ainsi dire son aura. C&#039;est pourquoi, dans cette question de surjouer une représentation, j&#039;étais plus convaincu par les démos de Téléférique que par le customing réalisé à la Villette Numérique.

Entièrement d&#039;accord avec toi sur l&#039;adoption de l&#039;insulte par ceux qui en font l&#039;objet. Il y a à ce propos un bel interview de Cochran (ex-chanteur des Moonshiners); http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=133. Mais, et c&#039;est encore une question, cette appropriation de la négativité (&quot;le rôle du négatif&quot;, Hegel) est-elle encore à l&#039;ordre du jour dans un capitalisme de l&#039;accès où tout est intégré d&#039;avance, le négatif comme le positif, et où le &quot;système&quot; a une capacité à anticiper le discours des minorités et des marges (les publicitaires adorent la révolte)?

En passant, sur le bel article que tu as écrit à propos des realgames: http://parisriots.free.fr/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Etienne, je ne suis pas sûr que le fait de radicaliser leur monstration en les surjouant annulent leurs pouvoirs. Il y a peut être un glissement entre la notion de hacking (très valorisé dans le domaine esthétique comme un paradigme d&#8217;une démarche esthétique) et la notion de customing: en hackant les dernières technologies ne fait-on pas finalement que les customiser, à la manière des voitures? En ce sens là on peut se demander (et ce n&#8217;est pas une critique simplement un état de fait) en quoi la démarche artistique serait-elle différente de démarches que l&#8217;on retrouve dans la société de valorisation des biens de consommation. </p>
<p>Le fait de surjouer, et c&#8217;est typiquement la démarche entreprise par Warhol par exemple en répétant le même motif et en jouant de la différence dans la répétition, n&#8217;annule plus l&#8217;opérativité technologique, son discours marketing et pour ainsi dire son aura. C&#8217;est pourquoi, dans cette question de surjouer une représentation, j&#8217;étais plus convaincu par les démos de Téléférique que par le customing réalisé à la Villette Numérique.</p>
<p>Entièrement d&#8217;accord avec toi sur l&#8217;adoption de l&#8217;insulte par ceux qui en font l&#8217;objet. Il y a à ce propos un bel interview de Cochran (ex-chanteur des Moonshiners); <a href="http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=133" rel="nofollow">http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=133</a>. Mais, et c&#8217;est encore une question, cette appropriation de la négativité (&laquo;&nbsp;le rôle du négatif&nbsp;&raquo;, Hegel) est-elle encore à l&#8217;ordre du jour dans un capitalisme de l&#8217;accès où tout est intégré d&#8217;avance, le négatif comme le positif, et où le &laquo;&nbsp;système&nbsp;&raquo; a une capacité à anticiper le discours des minorités et des marges (les publicitaires adorent la révolte)?</p>
<p>En passant, sur le bel article que tu as écrit à propos des realgames: <a href="http://parisriots.free.fr/" rel="nofollow">http://parisriots.free.fr/</a></p>
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		<title>Par : Etienne Cliquet</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/30-1188/comment-page-1/#comment-511</link>
		<dc:creator>Etienne Cliquet</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Sep 2006 10:30:45 +0000</pubDate>
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		<description>Le moyen de déjouer la surrenchère technique comme critère des projets artistiques  est  peut être de l&#039;esthétiser ou la surjouer. Esthétiser la performance technique pourrait bien annuler son caractère opérant.  Il existe déjà une esthétique de la performance dans la démo par exemple, que ce soit celle du camelot au bord des grands magasins ou sous forme de vidéos dans le rayon bricolage ou même de l&#039;étudiant en école d&#039;art (dans une société post-fordiste, selon Paolo Virno, le travail se transforme en spectacle ou performance). Il est assez fréquent que certains groupes d&#039;individus se révoltent en reprennant à leur compte les insultes ou diminutifs dont on les affuble : C&#039;est le cas avec les &quot;Punks&quot; et les &quot;Queer&quot;. Il me semble que le dernier ouvrage de Judith Butler traite de ce type de stratégie.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le moyen de déjouer la surrenchère technique comme critère des projets artistiques  est  peut être de l&#8217;esthétiser ou la surjouer. Esthétiser la performance technique pourrait bien annuler son caractère opérant.  Il existe déjà une esthétique de la performance dans la démo par exemple, que ce soit celle du camelot au bord des grands magasins ou sous forme de vidéos dans le rayon bricolage ou même de l&#8217;étudiant en école d&#8217;art (dans une société post-fordiste, selon Paolo Virno, le travail se transforme en spectacle ou performance). Il est assez fréquent que certains groupes d&#8217;individus se révoltent en reprennant à leur compte les insultes ou diminutifs dont on les affuble : C&#8217;est le cas avec les &laquo;&nbsp;Punks&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;Queer&nbsp;&raquo;. Il me semble que le dernier ouvrage de Judith Butler traite de ce type de stratégie.</p>
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		<title>Par : Etienne</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/30-1188/comment-page-1/#comment-472</link>
		<dc:creator>Etienne</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2006 09:54:08 +0000</pubDate>
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		<description>Le Pop-art en son temps a dores et déjà été accusé de manquer d&#039;esprit critique et les artistes d&#039;être un peu des éponges à leur entourage. Je suis en général assez d&#039;accord avec cette critique bien qu&#039;il existe des contre-exemples ( &quot;Scrabble-Board&quot; de Jim Eller, 1962). Effectivement, le site WMMNA commente des projets qui collent aux avancées de l&#039;ingénieurie mais après tout, il faut peut être prendre le titre du site au premier degré : Il ne s&#039;agit pas d&#039;art. Mais plutôt de l&#039;état de la recherche en design.  Je ne sais d&#039;ailleurs pas si il y a des espaces réservés pour l&#039;art aujourd&#039;hui, y compris sur Internet. Les réflexions critiques, les interrogations  sur l&#039;économie de l&#039;accès et son language me semblent davantage être disséminées  dans plusieurs circuits qui se chevauchent. Le commentaire et l&#039;analyse de ces formes deviennent alors difficiles ou par intermittence dans le flux (à de bonnes occasions). L&#039;art n&#039;étant plus un club, le rapport à la culture populaire, la consommation n&#039;est plus aussi clair. Importer dans les beaux-arts des représentations dominantes populaires n&#039;a plus de sens puisque ces représentations s&#039;y invitent bien avant que les artistes ne le fassent par exemple. En même temps, le tableau n&#039;est pas si noir. Certains rapports de force s&#039;inversent. La culture populaire (peut-on parler de peuple aujourd&#039;hui avec les débats qui opposent ce concept à celui de multitudes ?) devient à son tour  le terrain d&#039;influence des artistes ou d&#039;esprits artistiques temporaires.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le Pop-art en son temps a dores et déjà été accusé de manquer d&#8217;esprit critique et les artistes d&#8217;être un peu des éponges à leur entourage. Je suis en général assez d&#8217;accord avec cette critique bien qu&#8217;il existe des contre-exemples ( &laquo;&nbsp;Scrabble-Board&nbsp;&raquo; de Jim Eller, 1962). Effectivement, le site WMMNA commente des projets qui collent aux avancées de l&#8217;ingénieurie mais après tout, il faut peut être prendre le titre du site au premier degré : Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;art. Mais plutôt de l&#8217;état de la recherche en design.  Je ne sais d&#8217;ailleurs pas si il y a des espaces réservés pour l&#8217;art aujourd&#8217;hui, y compris sur Internet. Les réflexions critiques, les interrogations  sur l&#8217;économie de l&#8217;accès et son language me semblent davantage être disséminées  dans plusieurs circuits qui se chevauchent. Le commentaire et l&#8217;analyse de ces formes deviennent alors difficiles ou par intermittence dans le flux (à de bonnes occasions). L&#8217;art n&#8217;étant plus un club, le rapport à la culture populaire, la consommation n&#8217;est plus aussi clair. Importer dans les beaux-arts des représentations dominantes populaires n&#8217;a plus de sens puisque ces représentations s&#8217;y invitent bien avant que les artistes ne le fassent par exemple. En même temps, le tableau n&#8217;est pas si noir. Certains rapports de force s&#8217;inversent. La culture populaire (peut-on parler de peuple aujourd&#8217;hui avec les débats qui opposent ce concept à celui de multitudes ?) devient à son tour  le terrain d&#8217;influence des artistes ou d&#8217;esprits artistiques temporaires.</p>
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		<title>Par : le berre</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/30-1188/comment-page-1/#comment-471</link>
		<dc:creator>le berre</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2006 07:22:20 +0000</pubDate>
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		<description>On parle là de faiseurs, et ces individus sont légions. Pour mémoire une conférence où des artistes racontaient ce qu&#039;ils &quot;faisaient&quot; dans le domaine des &quot;nouveaux territoires de l&quot;art&quot;... Il y a aussi tout une lame qui n&#039;est plus seulement souterrraine mais institutionnelles (ecoles d&#039;art, festivaux) ou l&#039;oeuvre doit par exemple coute que coute être numérique, ou elle doit s&#039;appuyer sur des capteurs, etc. Autant de propositions qui enlèvent encore plus leur possibilité de substance aux oeuvres d&#039;art. Naomi Klein dans &quot;no logo&quot; rappelle le principe des &quot;chasseurs de cool&quot;, ces jeunes personnes payées par les sociétés publicitaires pour intercepter toutes les tendances et s&#039;y engouffrer. Beaucoup d&#039;artistes suivent le même chemin. Le décalage à opérer est bien sûr ailleurs.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>On parle là de faiseurs, et ces individus sont légions. Pour mémoire une conférence où des artistes racontaient ce qu&#8217;ils &laquo;&nbsp;faisaient&nbsp;&raquo; dans le domaine des &laquo;&nbsp;nouveaux territoires de l&nbsp;&raquo;art&nbsp;&raquo;&#8230; Il y a aussi tout une lame qui n&#8217;est plus seulement souterrraine mais institutionnelles (ecoles d&#8217;art, festivaux) ou l&#8217;oeuvre doit par exemple coute que coute être numérique, ou elle doit s&#8217;appuyer sur des capteurs, etc. Autant de propositions qui enlèvent encore plus leur possibilité de substance aux oeuvres d&#8217;art. Naomi Klein dans &laquo;&nbsp;no logo&nbsp;&raquo; rappelle le principe des &laquo;&nbsp;chasseurs de cool&nbsp;&raquo;, ces jeunes personnes payées par les sociétés publicitaires pour intercepter toutes les tendances et s&#8217;y engouffrer. Beaucoup d&#8217;artistes suivent le même chemin. Le décalage à opérer est bien sûr ailleurs.</p>
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