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	<title>Gregory Chatonsky &#187; Economie</title>
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		<title>L&#8217;exemplaire</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 15:03:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a sans doute dans le marché de l&#8217;art de nombreuses survivances et l&#8217;une d&#8217;entre elles concerne l&#8217;économie de la <strong>rareté</strong>. La première question qui semble se poser lorsque les travaux sont diffusés dans une galerie privée, est <strong>le nombre d&#8217;exemplaires</strong>. Tout se passe comme si cette logique chiffrée pouvait augmenter ou diminuer les gains. Il y a là quelques absurdités qui datent d&#8217;une époque passée qui a vu émerger le marché de l&#8217;art bourgeois.</p>
<p>Alors même qu&#8217;une grande partie de la structure productive défie la logique de l&#8217;exemplaire depuis au moins le début de l&#8217;<strong>industrialisation</strong>, la production artistique semble n&#8217;avoir abordé pendant longtemps que métaphoriquement ce changement. Le <strong>readymade </strong>a été, je crois, (re)produit en 6 exemplaires dans les années 60 par un galiériste italien, tandis que <strong>Warhol </strong>mimait les images des médias pour en faire des exemplaires uniques, parce que manuellement produit, répétant les images au sein même de ses images, déclinant sans doute la reproductibilité mais respectant encore l&#8217;unicité de l&#8217;oeuvre.</p>
<p><img src="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/ijustdontknow/2.jpg" alt="" width="548" height="411" /></p>
<p>La logique que je suis de plus en plus et que j&#8217;ai adopté au début non pour des raisons théoriques mais simplement pratiques, consiste à ne faire que <strong>des exemplaires uniques mais en nombre illimité</strong>. Cette formule semble contradictoire au premier abord, mais prenons un exemple: les gravures de <a href="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/ijustdontknow" target="_blank">I just don&#8217;t know what to do with myself</a>, sont en exemplaire unique car ce qui est gravé est l&#8217;empreinte de l&#8217;acheteur ou d&#8217;un de ses proches. Par contre le nombre d&#8217;exemplaires de la série est illimité, on peut en faire autant qu&#8217;on en veut.</p>
<p>Cette logique pourrait sembler anodine mais quand on y regarde de plus près on comprend combien elle défie la logique classique de la production artistique et combien elle vient aussi en écho d&#8217;un ensemble de pratiques contemporaines du &laquo;&nbsp;design yourself&nbsp;&raquo;, de la &laquo;&nbsp;<strong>production à la demande</strong>&laquo;&nbsp;. Elle ne remet aucunement en cause la matérialité de l&#8217;objet mais elle sépare d&#8217;un point de vue logique la question de la <strong>série </strong>et la question des composantes de cette série par l&#8217;intermédiaire de la notion de <strong>variabilité</strong>, car ce qui est illimité est la série comprise comme un modèle pouvant se décliner sous la forme d&#8217;objets uniques. On pourrait alors utiliser avec profit le concept de <strong>virtuel </strong>tel que Deleuze, à la suite de Bergson, l&#8217;a problématisé. Et nous comprenons combien et comment le virtuel est lié à la question de la série. Il faudrait relier de tout ceci au concept si classique en art de la série et voir comment elle a évolué au cours du temps par atteindre aujourd&#8217;hui ce nouveau stade.</p>
<p>La relation entre la série et les objets ne relève pas de la question du <strong>modèle</strong>, car étrangement c&#8217;est la série qui est illimitée tandis que ce sont les objets qui sont uniques. On voit bien combien cette logique renverse la perspective platonicienne qui structure encore une grande part de notre pensée. Alors que Platon voulait faire de la <strong>Forme Idéale</strong> le modèle d&#8217;une unicité retrouvée sortant de la multiplicité des perceptions confuses des étants, la logique de la reproductibilité technologique, et non plus seulement technique, produit des perceptions uniques bien que répétitives (on perçoit la logique de la série) et des modèles plongées dans la multiplicité de leurs expressions.</p>
<p>Comment l&#8217;économie, qui est une traduction de terme à terme, réagira-t-elle à cette nouvelle perspective dans le champ artistique? Comment calculer la valeur quand l&#8217;objet a une de ses faces, la virtualité, <strong>infinie</strong>, et une autre de ses faces, l&#8217;actualité, <strong>unique</strong>?</p>
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		<title>Indépendant</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2008 23:20:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[La notion d&#8217;indépendance en art est héritée du cinéma. Elle fait référence à des modalités de production économique et au travail d&#8217;écriture. En ce sens, le cinéma indépendant semble lier deux éléments hétérogènes, mais ils ne le sont qu&#8217;en apparence. Pour qui a compris la réification de la culture décrite par Horkeimer et Adorno dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La notion d&#8217;indépendance en art est héritée du cinéma. Elle fait référence à des modalités de production économique et au travail d&#8217;écriture. En ce sens, le cinéma indépendant semble lier deux éléments hétérogènes, mais ils ne le sont qu&#8217;en apparence. Pour qui a compris la réification de la culture décrite par Horkeimer et Adorno dans <em>La dialectique de  la raison</em>, la manière dont est produit une &laquo;&nbsp;oeuvre&nbsp;&raquo; induit une manière de l&#8217;écrire. Il n&#8217;y a pas d&#8217;indépendance entre les deux, une chronologie allant de l&#8217;écriture scénaristique  à la production matérielle du film mais un lien inextricable.</p>
<p>On peut élargir de façon fructueuse, ce concept d&#8217;indépendance aux arts médiatiques et visuels afin de répondre à certaines problématiques actuelles. De façon régulière on s&#8217;interroge sur le financement des arts, interrogation qui est toujours présentée comme un acte de survie, véritable dramatisation permettant d&#8217;oublier sa répétition. C&#8217;est ce qui se passe actuellement en France avec les <a href="http://www.culture-multimedia.org/">ECM</a>, mais assurément dans quelques mois, dans quelques années ce sera &laquo;&nbsp;autre chose&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire la &laquo;&nbsp;même chose&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le débat se fixe sur les sources de financement. Beaucoup pensent qu&#8217;être de gauche se définirait comme une posture défendant le financement par l&#8217;État de la culture, quant à la droite elle prônerait un financement privé. La première solution releverait de la politique publique, du bien publique garant d&#8217;un partage démocratique. La seconde, aux yeux de la première, aurait comme résultat de ne produire qu&#8217;un mauvais goût valorisant les formes de création les plus réactionnaires destinées à une élite économique.</p>
<p>Le tableau ainsi dressé est manichéen, car il occulte les expériences menées au XXème siècle de culture entièrement financée par l&#8217;État. Les résultats, on le sait, furent plus encore normatifs qu&#8217;une culture financée de façon privée. L&#8217;État n&#8217;est en rien garant du bien publique, la démocratie représentative est une délégation à répétition qui finie par priver les délégants de ce qu&#8217;ils délèguent.</p>
<p>L&#8217;État est une administration dont la normativité est plus grande encore que le marché privé parce qu&#8217;il est moins diversifié. Toute organisation étatique est pyramidale à des degrés divers. Cette structure garantie une cohérence de l&#8217;identité étatique et a donc comme conséquence dans le champ du financement culturel une très grande standardisation des choix: si on ne plaît pas à un représentant d&#8217;un ministère, il y a de forte chance que cette situation se répande à l&#8217;ensemble des interlocuteurs, si ce n&#8217;est que pour des raisons de relation professionnelle (ne pas mettre en cause son collègue). Le marché privé est quant à lui moins cohérent: un collectionneur ne représente que lui-même, même si ses choix sont déterminés par un contexte médiatique et culturel (lectures, conseils, autorités diverses). Quand on déplaît à un collectionneur, il y en a beaucoup d&#8217;autres.</p>
<p>Une autre conséquence du financement publique est la fonctionnarisation des artistes. Ces derniers doivent remplir des dossiers pour être financés. Ces dossiers sont présentés à des dates définies par l&#8217;État. Le désir de réalisation d&#8217;un projet artistique est donc suspendu à l&#8217;emploi du temps administratif. Or il n&#8217;est pas assuré que ces deux temporalités soient compatibles et il faut bien remarquer en ce cas que c&#8217;est l&#8217;agenda étatique qui prime sur celui artistique qui doit s&#8217;adapter. En ce sens la boîte permettant d&#8217;accueillir l&#8217;objet définie la forme de ce dernier. On reconnaît la réification de la culture.</p>
<p>Comment dans ce contexte rester indépendant, c&#8217;est-à-dire pouvoir définir son propre agenda de production et de création, rester proche de son désir, de sa pulsion, des silhouettes qui doivent prendre forme? La dépendance des artistes par rapport aux structures de pouvoir s&#8217;accroît. Sans doute la solution est-elle à chercher dans les multiplicités des sources de financement et production. Il ne s&#8217;agit pas de préférer un modèle plutôt qu&#8217;un autre (car quelqu&#8217;il soit, il aurait en étant ainsi choisi idéologiquement, des conséquences passives sur ce qui est fait), mais de multiplier ceux-ci pour obtenir le plus grand nombre de partenaires possibles. Cette multiplication est un flux sans doute plus proche du rythme de production du sensible.</p>
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		<title>Facebook ou la priva(tisa)tion du visage</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 00:26:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Beaucoup sont enthousiastes par rapport à Facebook. Son caractère viral, la facilité de  retrouver des &#171;&#160;amis&#160;&#187; et son esthétique nette y sont sans doute pour beaucoup. Il y a comme une activité sociale continue, on y passe quelques minutes par jour, on se tient au courant de nos amis comme devant la télévision on se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Beaucoup sont enthousiastes par rapport à Facebook. Son caractère viral, la facilité de  retrouver des &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; et son esthétique nette y sont sans doute pour beaucoup. Il y a comme une activité sociale continue, on y passe quelques minutes par jour, on se tient au courant de nos amis comme devant la télévision on se tient au courant du monde.</p>
<p>Mais à lire la cession de droits faite par chaque utilisateur pour accéder à ce service, il s&#8217;agit ni plus ni moins de la privatisation de la vie privée, c&#8217;est-à-dire des relations sociales, et ceci à un niveau jusqu&#8217;à alors inconnu. En effet, la privatisation est ici performative. Les publicitaires ne recopient plus une référence sociologique donnée, le monde tel qu&#8217;il est, tel que nous croyons qu&#8217;il est en dehors de toute analyse. Ils produisent un système informatique qui performe et intensifie les réseaux sociaux ensuite utilisés. Sur Facebook j&#8217;ai des connaissances que je n&#8217;ai pas toujours ailleurs, j&#8217;ai des amitiés indétectables pour un institut de sondages.</p>
<p>Facebook en informatisant la vie sociale et en la rendant mathématiquement exploitable, est en ce sens l&#8217;exacte concrétisation de l&#8217;économie de l&#8217;accès décrite par Jeremy Rifkin. A relire son remarquable livre, on voit comme la prémonition de ce qui est en train de se passer et qui donc relève d&#8217;une structure logique et graduée qui se réalise progressivement selon les moyens techniques du moment.</p>
<p>Il s&#8217;agit pour les marques d&#8217;entrer dans les réseaux sociaux, de fidéliser les gens en étant entre les gens, dans leurs relations mêmes.</p>
<blockquote><p><a href="http://www.facebook.com/terms.php">http://www.facebook.com/terms.php</a></p>
<p>« en postant un contenu sur le site, vous accordez à la société une licence <strong>irrévocable</strong>, libre de droits et mondiale d’utiliser ce contenu <strong>à quelque fin que ce soit</strong>, en relation avec le site ou sa promotion, ainsi que de mettre au point des produits dérivés (&#8230;). »</p></blockquote>
<p>N&#8217;est-ce pas là derrière le langage juridique un désir d&#8217;absolu, de capital absolu? Il faut approcher la question juridique en la vidant de sa prétendue objectivité. Le contrat est ici fonction d&#8217;un désir de gain absolu, d&#8217;une énergie libidinale qui veut plus à partir de moins.</p>
<p>Les différents produits proposés par Facebook participent de cet élan onto-théologique: <a href="http://www.facebook.com/business">http://www.facebook.com/business</a> convertir la multitude des existences (qu&#8217;on a nommé au cours de l&#8217;histoire <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/20-le-peuple/">la foule, le peuple, les multiplicités</a>), danger persistant d&#8217;une masse informe, en données quantifiables et utilisables. Dans cette privatisation il y a le risque de l&#8217;instrumentalisation des existences, instrumentalisation qui peut aller jusqu&#8217;à la négation d&#8217;une existence si elle ne répond pas exactement aux chiffres. C&#8217;est ce que le système concentrationnaire a tenté de réaliser au siècle dernier. L&#8217;usage de ce référent historique pourra sembler à certains obscène, mais c&#8217;est oublier la logique concentrationnaire qui a soutenu la logique de production industrielle des grandes firmes allemandes.</p>
<p>Il y a là une rupture épistémologique car le chiffre n&#8217;est plus considéré, fut-ce illusoirement, comme pouvant approcher ce qui est, le chiffre est ce qui est, et ce qui est (une existence par exemple) doit y répondre exactement et rendre ses raisons au regard du chiffre et de sa seule mesure. C&#8217;est en cela que la démarche de Facebook répond à l&#8217;onto-théologique: la production d&#8217;un corps pur et intact.</p>
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		<title>La tornade intérieure</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/29-la-tornade-interieure/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 10:38:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Une tornade artificielle au musée Mercedez-Benz à Stuttgart.
Stuttgart – The Mercedes-Benz Museum is now officially home to the &#171;&#160;strongest artificially generated tornado in the world&#160;&#187;. The attempted record was confirmed in the presence of Guinness Book of Records representative Olaf Kuchenbecker. The 34.4-metre-high artificial tornado serves to eliminate smoke from the museum in the event [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/29-la-tornade-interieure/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>Une tornade artificielle au musée Mercedez-Benz à Stuttgart.</p>
<blockquote><p>Stuttgart – The Mercedes-Benz Museum is now officially home to the &laquo;&nbsp;strongest artificially generated tornado in the world&nbsp;&raquo;. The attempted record was confirmed in the presence of Guinness Book of Records representative Olaf Kuchenbecker. The 34.4-metre-high artificial tornado serves to eliminate smoke from the museum in the event of a fire.<br />
&laquo;&nbsp;We are delighted that the Mercedes-Benz Museum is now also featured in the Guinness Book of Records,&nbsp;&raquo; said Michael Bock, manager of Mercedes-Benz Museum GmbH. &laquo;&nbsp;By successfully achieving the world record as &#8217;strongest artificially generated tornado in the world&#8217;, the Mercedes-Benz Museum has once again underlined its outstanding position in the world of museums also in terms of architecture.&nbsp;&raquo;</p>
<p>The architecture of the Mercedes-Benz Museum placed particular demands on construction planners, architects and engineers with regard to smoke elimination. The provisions of the approving authority and fire protection regulations require all areas outside the fire level to be smoke-free in the event of smoke emission. However, due to the open-plan structure of the Mercedes-Benz Museum, the various exhibition areas are connected to each other without any fire zones via an interior courtyard and ramps. From the perspective of smoke elimination this presented a challenging task that could not be implemented through conventional fluid mechanics.</p>
<p>It was necessary to take a new approach, and so a globally unique smoke elimination system was developed especially for the Mercedes-Benz Museum. In the event of fire, 144 outlets located along the core walls inject air into the interior courtyard of the Mercedes-Benz Museum. This generates an artificial tornado, and the smoke collected is then discharged into the outside air via a smoke elimination ventilator located in the upper part of the building.</p>
<p>This procedure uses the principle of the tornado force, which has a devastating effect under natural conditions, to create a controlled life-saving form of fluid mechanics that opens up new architectural possibilities.</p>
<p>The Mercedes-Benz Museum with its unique smoke elimination system was selected from among some 800 applications that are submitted each week to the Guinness Book of Records. With 110 million copies in circulation, the Guinness Book of Records has been one of the world&#8217;s most successful reference works since the 1950s, and is now distributed in 20 languages and 100 countries. Since 2006, the German version of the Guinness Book of Records has been published by Bibliographisches Institut &amp; F.A. Brockhaus AG.</p></blockquote>
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		<title>Des industries culturelles aux individualités artistiques</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Oct 2007 13:45:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[http://www.inrainbows.com/

Sans doute l&#8217;un des phénomènes économiques les plus intéressants en ce moment: le prix du nouvel album de Radiohead est fixé par le consommateur pour le téléchargement, tandis que l&#8217;album physique est un collector avec CD et vynile. Ceci vient bouleverser radicalement le contrat économique. On voit que le basket est à valeur inconnue. Si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.inrainbows.com/">http://www.inrainbows.com/</a></p>
<p><img src="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2007/10/radiohead.jpg" alt="radiohead.jpg" /></p>
<p>Sans doute l&#8217;un des phénomènes économiques les plus intéressants en ce moment: le prix du nouvel album de <em>Radiohead </em>est fixé par le consommateur pour le téléchargement, tandis que l&#8217;album physique est un collector avec CD et vynile. Ceci vient bouleverser radicalement le contrat économique. On voit que le <em>basket </em>est à <strong>valeur inconnue</strong>. Si l&#8217;économie comme prix fixé par des entreprises permet de fixer le désir des individus sur des objectifs quantifiables (il manque une valeur X pour obtenir telle ou telle chose), si la valeur économique devient inconnue alors comment se fixe le désir, comment se projete-t-il?</p>
<p>Quels sont les autres produits dont le prix est fixé par l&#8217;acheteur? Il faudrait réfléchir à l&#8217;économie de la gratuité ou de l&#8217;acheteur. Je pense bien sûr au <strong>don </strong>ou encore à l&#8217;économie du <em>freeware</em>, de l&#8217;<em>open source</em> et des sites permettant une participation financière du public par le biais d&#8217;une donation de type ebay.</p>
<p>Si ce groupe prouve qu&#8217;en n&#8217;ayant plus de major jouant le rôle d&#8217;intermédiaire, en modifiant ainsi le modèle économique et d&#8217;échange (et c&#8217;est là toute la question du contrat qui est posée, la question du coût comme anticipation d&#8217;une relation) il est possible de gagner de l&#8217;argent, alors ce modèle s&#8217;étendra. Que deviendront les industries culturelles? Passera-t-on alors de la standardisation du sièce dernier à une <strong>individualisation socio-économique</strong>? Et que devient le modèle économique de l&#8217;accès? N&#8217;est-ce pas là l&#8217;amorce, depuis longtemps débutée déjà, d&#8217;un nouveau rapport social? Et ne doit-on pas penser alors l&#8217;économique comme ce qui vient possibiliser les rapports sociaux?</p>
<p>Si mon frère est dans les parages, il pourra sans doute donner son point de vue.</p>
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		<title>Facebook et la logique de la propriété privée</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2007 12:44:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Quotidien]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez sans doute remarqué que toutes les pages de Facebook sont sous copyrigth. On peut s&#8217;interroger sur le statut des médias hébergés sur ce site. On sait combien les industries ont été déstabilisées par le caractère &#171;&#160;immatériel&#160;&#187;, fluide et reproductible des données numériques. Il se pourrait bien que la réponse à ce trouble consiste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2007/09/facebook1.gif" alt="facebook1.gif" /></p>
<p>Vous avez sans doute remarqué que toutes les pages de Facebook sont sous copyrigth. On peut s&#8217;interroger sur le statut des médias hébergés sur ce site. On sait combien les industries ont été déstabilisées par le caractère &laquo;&nbsp;immatériel&nbsp;&raquo;, fluide et reproductible des données numériques. Il se pourrait bien que la réponse à ce trouble consiste à homogénéiser la propriété, à insister sur cette question et à faire en sorte que les internautes deviennent les fournisseurs de médias qui en échangent d&#8217;un hébergement cèdent leurs droits sur les médias. Car à qui appartient mes photos, mes sons, mes vidéos une fois hébergés sur ce site? Que veut dire alors &laquo;&nbsp;être hébergé&nbsp;&raquo;? De quelle hospitalité cet hébergement est-il redevable?</p>
<p>On peut radicaliser cette question en se demandant ce qui adviendra quand, ayant déposé ma vie durant des médias sur des sites Internet, je mourrais. Ces données seront les traces subsistantes de mon existence. Appartiendront-elles à mes descendants? Resterons-t-elle la propriété des entreprises qui les hébergent? Bref qui pourra revendiquer, et de quels droits, toute cette mémoire? N&#8217;est-ce pas là un phénomène de privatisation de nos existences sur une échelle jusqu&#8217;alors inconnue? Et si jour après jour nous renseignons ces sites, nous fournissons des données, dévorateurs que chacun d&#8217;entre nous est de médias, nous ne pensons pas encore que ceux-ci nous survivront et changeront ainsi de statut. Il y a comme une appropriation de ceux qui ont été, car quand je dépose un média n&#8217;y-a-t-il pas en arrière-plan quelque chose de ma finitude, de la conscience que ce moment inscrit sur des données fuit déjà, et qu&#8217;en le déposant, en le rendant ainsi accessible j&#8217;accède dans la répétition à cette fuite?</p>
<p>Il y a encore à remarquer dans Facebook un autre modèle intéressant. Celui de la vie privée: &laquo;&nbsp;Privacy&nbsp;&raquo; qu&#8217;on peut régler en rendant accessible ou pas certaines modifications des données: profil, recherche, feeds, message et requête, applications. La vie privée devient alors ce que je décide de rendre accessible et à qui: ceux que je connais, les inconnus, personne. Elle devient principalement structurée par le langage.</p>
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		<title>Facebook et le capitalisme de l&#8217;accès</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2007 00:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Si les entreprises dépensent encore aujourd&#8217;hui des sommes importantes pour sonder le public et définir ses besoins afin d&#8217;élaborer des produits coordonnant &#171;&#160;offre&#160;&#187; et &#171;&#160;demande&#160;&#187; (on a bien sûr toutes les raisons de douter de l&#8217;indépendance préalable de cette demande), Facebook constitue une formidable économie pour ces entreprises. Ce sont en effet les consommateurs eux-mêmes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si les entreprises dépensent encore aujourd&#8217;hui des sommes importantes pour sonder le public et définir ses besoins afin d&#8217;élaborer des produits coordonnant &laquo;&nbsp;offre&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;demande&nbsp;&raquo; (on a bien sûr toutes les raisons de douter de l&#8217;indépendance préalable de cette demande), Facebook constitue une formidable économie pour ces entreprises. Ce sont en effet les consommateurs eux-mêmes qui renseignent avec joie et délectation les sondages. Ils font tout le travail. On peut non seulement savoir ce qu&#8217;aime une personne mais encore connaître le réseau social de ses goûts, bref fédérer la communication d&#8217;un produit en se fondant sur un réseau social préexistant. Les <a href="http://apps.facebook.com/" target="_blank">applications</a> de ce site internet sont encore une subtilité supplémentaire, parce qu&#8217;en les choississant les internautes décident eux-mêmes de ce sur quoi ils veulent être sondés et dépassent ainsi la logique du sondage où c&#8217;est le sondeur qui défini la question posée. On change ainsi de mode de représentation marketing. Une entreprise qui serait capable de croiser toutes ces informations pourrait alors proposer une publicité très ciblée.</p>
<p>On retrouve donc dans Facebook une extension du capitalisme de l&#8217;accès tel que Rifkin l&#8217;a défini dans <em>L&#8217;âge de l&#8217;accès : La nouvelle culture du capitalisme</em>. Toutefois si ce capitalisme vendait de l&#8217;accès (de la location par exemple) plutôt que des biens manufacturés et augmentait ainsi la dépendance, Facebook rend accessible  les consommateurs eux-mêmes, c&#8217;est-à-dire la modalité principale des désirs à notre époque. Il y a donc là une interversion de ce à quoi on donne accès, interversion qui est aussi une radicalisation du capitalisme du siècle dernier. En basant l&#8217;accès sur les individus eux-mêmes, la séparation entre objet et individu s&#8217;écroule. Ce à quoi j&#8217;accède avec Facebook c&#8217;est un réseau social, des amis, mais c&#8217;est finalement dans un mode d&#8217;autoreprésentation qui boucle sur moi. J&#8217;observe ce que je fais autant que ce que font les autres. Les <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/06-facebook-un-systeme-de-surveillance/">mini-feeds</a> sont cette représentation. (S&#8217;) observer devient alors une activité quotidienne, inscrite dans le flux du réseau autant que dans le flux de nos activités journalières. De sorte que l&#8217;observation que le marketing effectuait auparavant par les sondages hérités de la sociologie du XIXème siècle, se transforme en une autoscopie de chacun et pour tous. N&#8217;est-ce pas là la définition même du capitalisme dans une société de contrôle où le mot &laquo;&nbsp;démocratie&nbsp;&raquo; n&#8217;est plus qu&#8217;un souvenir?</p>
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		<title>Économie 0</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jun 2007 06:30:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Économie 0 n&#8217;est pas un slogan, un logo, une recette encore moins un manifeste. Économie 0 n&#8217;est pas la négation de l&#8217;économie.
Jusqu&#8217;à présent l&#8217;économie a été conçue en termes de + et de -, de profits et de pertes, de bilans, construisant une temporalité: une attente, espoir et menace tout à la fois selon l&#8217;action [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2007/06/cr-montreal-stock-ii-custom.jpg" alt="cr-montreal-stock-ii-custom.jpg" /></p>
<p>Économie 0 n&#8217;est pas un slogan, un logo, une recette encore moins un manifeste. Économie 0 n&#8217;est pas la négation de l&#8217;économie.</p>
<p>Jusqu&#8217;à présent l&#8217;économie a été conçue en termes de + et de -, de profits et de pertes, de bilans, construisant une temporalité: une attente, espoir et menace tout à la fois selon l&#8217;action projetée. On aura beau expliquer que l&#8217;économie se limite à une approche objective et chiffrée, il semble bien difficile de la distinguer d&#8217;une machinerie des affects.</p>
<p>Économie 0 est un concept permettant de décrire certains phénomènes contemporains où les dépenses et les gains sont équilibrés et pour ainsi dire s&#8217;annulent. La production artistique en est le champ d&#8217;application privilégié mais non-exclusif.</p>
<p>Économie 0 ne s&#8217;oppose donc pas au libéralisme économique, à la mondialisation. Nous savons combien la critique est intégrée d&#8217;avance par le système dénoncé qui se nourrit de telles dialectiques. Nous savons combien critique et critiqué se valident l&#8217;un l&#8217;autre par un jeu croisé. Nous savons combien toutes contre-propositions au pouvoir dominant est un reflet de son emprise, une justification de sa position, nous qui sommes dans des démocraties représentatives (<em>mimesis</em>).</p>
<p>Mais que faut-il alors entendre par &laquo;&nbsp;neutralisation&nbsp;&raquo;? Qu&#8217;est-ce que le neutre appliqué à l&#8217;espace écomomique? Il s&#8217;agit simplement d&#8217;une manière de s&#8217;organiser afin que nous ne soyons ni à l&#8217;intérieur ni à l&#8217;extérieur du système des échanges. Cette logique du &laquo;&nbsp;ni ni&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas une manière de suspendre l&#8217;économie, encore moins de la dénoncer, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une attitude passive mais la mise en place de stratégies du neutre.</p>
<p>Les pertes et les profits mesurent et construisent des affects, crainte et satisfaction, attente ou précipitation, défense ou prédation. Ces affects diminuent la puissance des flux et des devenirs en retenant, en délivrant et en identifiants (&nbsp;&raquo;c&#8217;est <em>mon </em>flux&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;c&#8217;est <em>ton </em>flux&nbsp;&raquo;). Avec l&#8217;économie 0 il s&#8217;agit de laisser les flux couler. Extraction, coupure, décodage et encodage des flux sont des fonctions de production non de bilan. Le bilan arrête l&#8217;écoulement conçu comme une hémorragie à soigner.</p>
<p>Le crédit organise les pertes (humaines) au profit de bénéfices (banquaires). Le crédit soumet les existences au régime abstrait de l&#8217;idée de valeur. L&#8217;économie 0 n&#8217;est pas une économie a minima, une économie de simple subsistance. Les flux dépensés peuvent être importants, peu importe puisqu&#8217;il n&#8217;y aura ni perte ni gain, ni déception ni satisfaction, nulle espérance en un avenir meilleur ou pire, nul messianisme donc, simplement le présent de ce qui est effectivement produit.</p>
<p>De ce fait la question de la valeur (donc de la perte) ne se pose plus simplement. La valeur économique était fonction d&#8217;un rapport de pouvoir: gagnant ou perdant, créditeur ou débiteur. La perte est encore une possibilité négative de gain et le gain une possibilité de perte (ce que j&#8217;ai gagne je peux le perdre). L&#8217;économie 0 brouille cette réversibilité et la notion même de valeur et d&#8217;échange. Elle replace l&#8217;économie sur le plan d&#8217;un symbole secondaire dérivé d&#8217;une intention typologique de pouvoir. Le concept de part maudite (G. Bataille) n&#8217;est plus suffisant pour comprendre le devenir du libéralisme. Il y a en elle quelque chose de lointain et d&#8217;exotique, une forme de romantisme à tonalité christique: don absolu de quelque chose en dehors de la valeur. La dissipation d&#8217;une énergie sur le socius proposée par la part maudite est quelque chose d&#8217;apprécié par le libéralisme économique car elle se rattache aux loisirs qui détendent les corps, les suspendent, les palpitent. La part maudite est une partie à part de l&#8217;économie. L&#8217;économie 0 n&#8217;est pas au dehors, elle ne suspend rien.</p>
<p><a href="http://www.wantsforsale.com/">http://www.wantsforsale.com/</a><br />
<a href="http://www.artistsspace.org/exhibitions/current.html">http://www.artistsspace.org/exhibitions/current.html</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une économie artistique du langage politique</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Dec 2006 22:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous ce titre un peu pompeux, je voudrais simplement signaler la différence de traitement selon les pays de la relation entre art et politique. Si l&#8217;État est le principal bailleur de fonds de l&#8217;art contemporain, sa clarté fait parfois défaut.
Le Québec me semble à ce titre exemplaire d&#8217;une certaine clarté dans la compréhension politique des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sous ce titre un peu pompeux, je voudrais simplement signaler la différence de traitement selon les pays de la relation entre art et politique. Si l&#8217;État est le principal bailleur de fonds de l&#8217;art contemporain, sa clarté fait parfois défaut.<br />
Le Québec me semble à ce titre exemplaire d&#8217;une certaine clarté dans la compréhension politique des enjeux économiques de l&#8217;art.</p>
<p><a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/culture_comnc/centre_artiste/index.htm">http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/culture_comnc/centre_artiste/index.htm</a></p>
<p>La mise en ligne publique de ces précieuses informations permet de défaire certains a priori sur le coût de la création. On se demande bien quand les comptes publiques seront aussi précis en France: quelle est la part de l&#8217;argent publique qui va directement à la production de nouvelles oeuvres visuelles et la somme qui va vers la médiation, diffusion, conservation? Nous avions contacté le ministère de la Culture sur ce point sans jamais recevoir de réponse précise&#8230;</p>
<p>La différence entre ici (Québec) et là-bas (France) c&#8217;est sans doute qu&#8217;ici les artistes interviennent directement et intelligemment dans ces questions et sont consultés par l&#8217;État.</p>
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		<title>Home studio</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Oct 2006 11:32:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Croiser Brad Todd, apprendre le décès de Huillet, revoir un ou deux Cassavettes. Savoir que l&#8217;attrait pour l&#8217;ordinateur est l&#8217;attrait pour une certaine forme d&#8217;indépendance en terme de production. Ne dépendre de personne, ou presque, rêver en tout cas de cette indépendance, pour réaliser l&#8217;oeuvre qu&#8217;on projette et ouvrir un possible. Inscrire donc le projet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image1251" alt="chaos.jpg" src="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2006/10/chaos.jpg" /></p>
<p>Croiser Brad Todd, apprendre le décès de Huillet, revoir un ou deux Cassavettes. Savoir que l&#8217;attrait pour l&#8217;ordinateur est l&#8217;attrait pour une certaine forme d&#8217;indépendance en terme de production. Ne dépendre de personne, ou presque, rêver en tout cas de cette indépendance, pour réaliser l&#8217;oeuvre qu&#8217;on projette et ouvrir un possible. Inscrire donc le projet dans sa vie.</p>
<p>Chercher une certaine autonomie alors que la société commune est régie par la division du travail. Se méfier d&#8217;une conception techniciste de l&#8217;art, ou l&#8217;artiste fait appel à un ingénieur pour réaliser son idée, parce que cet appel disjoint le projet de sa réalisation et reproduit une division de la production, une dépendance. Conquérir son indépendance en terme de production coûte que coûte, acheter les machines, auto-financer les travaux, demander des subventions mais ne jamais se limiter à une seule méthode de financement. Se souvenir à 18 ans qu&#8217;on avait acheté des ordinateurs, des magnétoscopes, comme une frénésie de consommation mais qui cachait bien autre chose: acheter des machines pour faire quelque chose, des machines insatisfaisantes qu premier abord car il faut les mettre en route et en faire quelque chose. Se souvenir de cette perte là, de ce désir de construire sa maison, son <em>home studio</em> comme chacun d&#8217;entre nous. Entasser les disques durs pour sauvegarder sa mémoire, valoriser pourtant le présent de la production, chercher l&#8217;instant propice à la rencontre hasardeuse avec une matière.</p>
<p>Être dans la situation d&#8217;un travail que personne ne désire ni n&#8217;attend, quelque chose d&#8217;inutile qui subsiste. Si ça s&#8217;arrête, les expositions, les demandes des commissaires, les appels à projets, les résidences, continuer encore, si tout ça s&#8217;arrête. Ou faire autre chose si ça continue encore et encore. Rester un amateur.</p>
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		<title>Google reality</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Sep 2006 19:33:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique]]></category>

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		<description><![CDATA[Si nous passons en revue l&#8217;ensemble des services proposés par l&#8217;entreprise Google, nous remarquons que ceux-ci constituent une constellation ontologique, au sens tout simplement où ces services consistent en une certaine appréhension et compréhension de la réalité. En ce sens Google prend un rôle autrefois dévolu aux religions, aux arts et aux sciences.
Ainsi, Googlemaps est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si nous passons en revue l&#8217;ensemble des services proposés par l&#8217;entreprise Google, nous remarquons que ceux-ci constituent une constellation ontologique, au sens tout simplement où ces services consistent en une certaine appréhension et compréhension de la réalité. En ce sens Google prend un rôle autrefois dévolu aux religions, aux arts et aux sciences.</p>
<p>Ainsi, Googlemaps est une certaine compréhension de la totalité du monde, de ce qui est visible et de ce qui ne l&#8217;est pas et ceci selon un certain point de vue satellitaire impliquant une position extérieure au monde.<br />
Les addwords sont une certaine conception du langage en tant que les mots sont une marchandise. On peut s&#8217;interroger, comme le fait Christophe Bruno, sur la façon dont une société privée s&#8217;approprie purement et simplement le langage qui est objet de partage (et en même temps se demander s&#8217;il est même pensable de limiter son usage à la sphère privée).<br />
On peut aussi parler des livres mis en ligne, constituant là encore une certaine compréhension de la connaissance et de son accès.<br />
Ou encore les archives couvrant 200 ans de presse écrite, supposant la détermination de notre accessibilité au passé.<br />
Il y a encore beaucoup d&#8217;autres services dans Google qui détermine l&#8217;ontologie et l&#8217;esthétique, peut être parce qu&#8217;aujourd&#8217;hui le réseau Internet est devenu un moyen majeur d&#8217;accéder à la réalité. Il y a dans l&#8217;entreprise de Google quelque chose de désespéré qui tente de rattraper l&#8217;ontologie à l&#8217;endroit même où elle se dérobe dans la <em>tekhné</em>.</p>
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		<title>Le déluge des esprits</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/26-le-deluge-des-esprits/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Aug 2006 13:02:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Je reviens sur la question des blogs car il y a là un phénomène étrange et unique dans l&#8217;histoire rendu sans doute possibe par le libéralisme: jamais il n&#8217;y avait eu cette possibilité d&#8217;inscrire son individualité et de la diffuser aussi massivement. Cette possibilité est aussi celle d&#8217;un déluge: jamais il n&#8217;y a eu un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je reviens sur la question des blogs car il y a là un phénomène étrange et unique dans l&#8217;histoire rendu sans doute possibe par le libéralisme: jamais il n&#8217;y avait eu cette possibilité d&#8217;inscrire son individualité et de la diffuser aussi massivement. Cette possibilité est aussi celle d&#8217;un déluge: jamais il n&#8217;y a eu un déferlement d&#8217;autant d&#8217;inscriptions, un tel bruit de fond des esprits, une telle accumulation.</p>
<p>Je m&#8217;interroge vraiment pour savoir ce que va devenir l&#8217;Histoire, de quelle façon à l&#8217;avenir les historiens pourront trier les archives. Prendront-ils en compte ces vies individuelles et communes inscrites dans les blogs? En sortiront-ils simplement des statistiques (et l&#8217;extraction des données dans certaines oeuvres contemporaines préfigureraient-elles le travail de l&#8217;historien?)? Ou laisseront-ils simplement ces blogs de côté en estimant qu&#8217;ils sont inexploitables? Quelles seront les nouvelles modalités de tri et d&#8217;oubli historique?</p>
<p>L&#8217;Histoire a été souvent celle d&#8217;un homme entouré par d&#8217;autres hommes. Il y a de belles pages de Michelet sur cette question de l&#8217;action historique. L&#8217;historiographie est souvent un symptôme de notre relation épochale au monde. Il y a aussi une histoire de l&#8217;Histoire. Les blogs ne modifieront-ils pas la ligne de partage entre le connu et l&#8217;inconnu, entre le mémorisé et l&#8217;oubli, en rendant disponible ces mémoires sur des supports numériques, c&#8217;est-à-dire discontinus, à accès non-linéaire et immédiatement consultables de façon langagière?</p>
<p>Et que se passera-t-il pour ces blogs hébergés<sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-1179-1';" id="noted-1179-1" title="Il y a parfois des mots couramment et pour ainsi dire inconsciemment utilisés dans le domaine technologique et qui sonnent étrangement comme cette notion d'hébergement, chacun étant voyageur, passager, transporté">[1]</a></sup> par des sociétés privées? A qui appartiendront les données accumulées dans une vie une fois que le bloggeur décédera? A la famille du disparu? Ce sera pour beaucoup le signe le plus vivant, le plus intime de l&#8217;existence disparue. Imaginons ces adolescents sur skyblog, devenus adultes avec leurs petits secrets exposés aux regards des internautes. Effaceront-ils eux mêmes ces données une fois que le présent de leur inscription (ce qui rendait l&#8217;écriture de leur blog nécessaire à un moment donné, dans une situation donné) sera passé?</p>
<p>Ce déluge est le bruissement d&#8217;un peuple à venir. Les blogs, volonté d&#8217;inscrire tout, ses pensées autant que des micro-événements quotidiens, de relayer des informations, de relayer d&#8217;autres blogs, ce désir donc d&#8217;appartenir au flux en s&#8217;y inscrivant, en y ajoutant encore et encore d&#8217;autres informations pour apercevoir le point de saturation du système, n&#8217;est-ce pas un immense cimetière d&#8217;un peuple à venir qui va disparaître?
<div class="alt">Notes:
<ol>
<li id="linknote-1179-1"><a href=""></a> Il y a parfois des mots couramment et pour ainsi dire inconsciemment utilisés dans le domaine technologique et qui sonnent étrangement comme cette notion d&#8217;hébergement, chacun étant voyageur, passager, transporté <a href="#noted-1179-1"><strong>&#8617;</strong></a></ol>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;empreinte de nos consciences</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/19-lempreinte-de-nos-consciences/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Aug 2006 13:01:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[A propos des sites communautaires (myspace) et de partages de médias (youtube):
«Economiquement, on peut penser que les contenus sont monnayables car ils fournissent une photographie de ce qui est dans la tête des consommateurs&#160;&#187;
(Jaap Favier, directeur de recherche pour les marchés de la consommation chez Forrester Research)
L&#8217;économie pense sans le savoir, sans savoir à quoi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A propos des sites communautaires (<a href="http://fr.myspace.com/">myspace</a>) et de partages de médias (<a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/youtube.com">youtube</a>):</p>
<blockquote><p>«Economiquement, on peut penser que les contenus sont monnayables car ils fournissent une photographie de ce qui est dans la tête des consommateurs&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p>(Jaap Favier, directeur de recherche pour les marchés de la consommation chez Forrester Research)</p>
<p>L&#8217;économie pense sans le savoir, sans savoir à quoi elle pense, elle pense autre chose que ce à quoi elle pense, car elle est surdéterminée. Dans cette mise en relation entre la photographie, les têtes, la consommation, le contenu, il y a un circuit de sens symptomatique, l&#8217;esthétique et la politique même de notre époque.</p>
<p>Une esthétique du flux a pour objet d&#8217;entrer dans le flux radicalement, de proposer des codages et des décodages de flux détournant les fonctions instrumentales et les usages réputés normaux. L&#8217;esthétique du flux déconstruit l&#8217;attente pour introduire une occurence aussi minime fut-elle.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Priva(tisa)tion</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/12-privatisation/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Aug 2006 15:39:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les services se revendiquant du Web 2.0 (Google vidéo, Google map, YouTube, Flickr, Odeo, etc.) privatisent la mémoire individuelle à une échelle jusqu&#8217;alors inconnue. Quel est l&#8217;objectif de ces services captant les mémoires individuelles sous la forme de médias divers? Cette nouvelle mode, suivie par beaucoup, des artistes comme les autres (Jennifer et Kevin Mc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les services se revendiquant du <a target="_blank" href="http://www.econsultant.com/web2/">Web 2.0</a> (Google vidéo, Google map, YouTube, Flickr, Odeo, etc.) privatisent la mémoire individuelle à une échelle jusqu&#8217;alors inconnue. Quel est l&#8217;objectif de<strong> ces services captant les mémoires individuelles</strong> sous la forme de médias divers? Cette nouvelle mode, suivie par beaucoup, des artistes comme les autres (Jennifer et Kevin Mc Coy par exemple), consistant à placer ses médias sur de tels sites, est-elle véritablement réfléchie? Ou répond-t-elle simplement à un mot d&#8217;ordre impensé?</p>
<p>On peut s&#8217;interroger sur la réflexion esthétique en ce domaine car cette délégation de médias à des serveurs gérés par des entreprises privées n&#8217;est pas sans conséquence. Derrière les concepts d&#8217;interopérabilité (rendre les languages compatibles suppose toujours de produire un métalangage, de régler un différend au sens de Jean-François Lyotard), derrière la peur de l&#8217;incompréhension, de l&#8217;isolement (des médias non-partageable sous la forme de fil RSS pourraient bien se retrouver seuls sur le réseau et constituer<strong> la part imperceptible du réseau</strong><sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-1083-1';" id="noted-1083-1" title="Analyser les travaux tentant de se rendre visible sur Internet, de se disséminer, de se sur-médiatiser, et ceux à l'inverse qui ont un devenir-imperceptible, qui se cachent et s'isolent.">[1]</a></sup> il y a une délégation de mémoire.</p>
<p>Pourquoi toutes ces entreprises s&#8217;empressent-elles de capter nos médias? Pourquoi nous offrent-elles gratuitement de l&#8217;espace sur un serveur? Pourquoi ce déchaînement de la part des internautes à fournir des millions de médias à ces machines à mémoire? N&#8217;est-ce pas une manière de privatiser la mémoire individuelle, <strong>nos souvenirs</strong> et la constitution même de notre devenir historique? On voit bien que ce qui se joue là est d&#8217;un bien autre niveau qu&#8217;une simple démarche commerciale. Les revenus attendus pour cette privatisation sont à venirs, les investissements en infrastructure sont importants, car c&#8217;est l&#8217;ensemble des vivants que l&#8217;on veut ainsi privatiser. C&#8217;est <strong>le partage même de la mémoire</strong> c&#8217;est-à-dire de la frontière entre le vif et le mort, le passé et le futur qu&#8217;on rend par là même calculable.</p>
<p>En déléguant nos médias à ces entreprises, on ne fait pas que sauvegarder des données sur des serveurs, elles deviennent garantes de la survie de nos enregistrements et de la communication de ceux-ci <sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-1083-2';" id="noted-1083-2" title="Et si un incident détruit des données, les internautes peuvent-ils attaquer ces entreprises? Quelle est leur responsabilité exacte si elles me font perdre la mémoire?">[2]</a></sup> On permet à ces entreprises de <strong>structurer selon une certaine logique</strong> ces médias. On aura beau mettre les mots-clés qu&#8217;on veut, on devra mettre des mots-clés, les cases ne sont pas remplies d&#8217;avance mais elles existent, les règles du langage sont définies. Et en plaçant des mots-clés on sera automatiquement lié à d&#8217;autres mots-clés, à d&#8217;autres médias, à d&#8217;autres mémoires et ainsi de suite. Quand on envoit un lien à une connaissance, selon une logique de l&#8217;accès décrite par Rifkin, pour lui demander d&#8217;aller voir tel ou tel document sur un site partagé, on se soumet à une certaine logique qu&#8217;on ne peut pas configurer, qui est d&#8217;avance construite. Les modalités qui règlent le partage des mémoires ne font pas l&#8217;objet d&#8217;une discussion publique, politique si vous voulez, elles sont le fruit de réflexion dans des entreprises dont les objectifs sont économiques.</p>
<p>Ce phénomène n&#8217;est pas ici critiqué. Il entre dans la ligne directrice de notre temps: le brouillage de la frontière entre les domaines privé et publique. Le fait que des entreprises dont les finalités sont déterminées interviennent &laquo;&nbsp;naturellement&nbsp;&raquo; sur le champ de nos consciences individuelles et de leurs partages (j&#8217;insiste sur ce point) n&#8217;est pas un mal, car il faudrait alors se placer selon un point de vue extérieur capable de juger. Mais nous ne sommes pas hors du réseau, nous ne pouvons revendiquer aucune autorité, en écrivant ce texte et en citant ces services, nous participons à leur médiatisation comme nous profitons de leur célébrité, nous faisons encore et encore circuler le mot d&#8217;ordre. Il s&#8217;agit plutôt de comprendre, hors de tout jugement de valeur, ce qui advient de notre configuration esthétique quand une telle délégation de mémoire est en cours.
<div class="alt">Notes:
<ol>
<li id="linknote-1083-1"><a href=""></a> Analyser les travaux tentant de se rendre visible sur Internet, de se disséminer, de se sur-médiatiser, et ceux à l&#8217;inverse qui ont un devenir-imperceptible, qui se cachent et s&#8217;isolent. <a href="#noted-1083-1"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-1083-2"><a href=""></a> Et si un incident détruit des données, les internautes peuvent-ils attaquer ces entreprises? Quelle est leur responsabilité exacte si elles me font perdre la mémoire? <a href="#noted-1083-2"><strong>&#8617;</strong></a></ol>
</div>
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		<title>Déconstruire le Web 2.0</title>
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		<comments>http://incident.net/users/gregory/wordpress/17-deconstruire-le-web-20/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Jun 2006 14:56:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[Déconstruire le discours dominant sur le Web 2.0. De quelles façons une technologie impose un certain discours surdéterminé par la tradition historique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image800" src="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2006/06/talk-pix-0345.jpg" /></p>
<p>Il y a quelques débats dans la communauté artistique concernant le Web 2.0<sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-1';" id="noted-798-1" title="http://metazimut.free.fr/w/?p=27">[1]</a></sup> Certains y voient une formidable opportunité d&#8217;harmoniser les flux et d&#8217;ainsi se répandre plus facilement sur le réseau. D&#8217;autres entrevoient le danger d&#8217;une uniformisation. J&#8217;aimerais attirer l&#8217;attention sur plusieurs points :</p>
<p>1. Le Web 2.0<sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-2';" id="noted-798-2" title="http://xmlfr.org/actualites/decid/051201-0001 A remarquer que l'article se termine par cette phrase messianique: Le message du Web 2.0 est un message d'espoir. Pour une définition du paradigme en anglais. Pour des exemples concrets http://www.econsultant.com/web2/index.html. Remarquons que derrière le Web 2.0 se trame la mise à disposition de logiciels accessibles en ligne. C'est une vieille idée qui consiste à faire payer l'usage et non pas le logiciel lui-même, les licences commerciales n'étant d'ailleurs jamais très claires sur ce qui appartient réellement à l'acheteur. Avec l'accessibilité des logiciels en ligne le problème est résolu. Rien n'est acheté si ce n'est son usage, son instrumentalité. Ce nouveau paradigme économique ne concerne pas seulement Internet, on le retrouve dans toute l'économie expérientielle, c'est une économie de l'accès que Rifkin a théorisé.">[2]</a></sup> est une annonce (&nbsp;&raquo;buzz&nbsp;&raquo;) permettant de relancer l&#8217;industrie du réseau. Faut-il obligatoirement suivre cette annonce même si c&#8217;est au nom de prétendues réflexions politiques ? Faut-il, comme c&#8217;est si souvent le cas dans les forums et autres discussions, analyser la standardisation comme démocratisation ? Je souhaiterais montrer que le Web 2.0 concerne le langage, un langage transformé en mot d&#8217;ordre par l&#8217;intermédiaire de recommendations et que certains artistes en relayant celles-ci font partie intégrante du circuit de légitimation d&#8217;un mot d&#8217;ordre.</p>
<p>2. Le Web 2.0 accentue la séparation entre le fond et la forme. En effet, l&#8217;interface peut être totalement (c&#8217;est le fantasme de l&#8217;AJAX) modifiée par l&#8217;utilisateur, il ne reste plus donc que les données intactes. Or, la tradition artistique consiste justement dans le fait que le fond et la forme, la profondeur et l&#8217;épiderme, le simulacre et la réalité sont articulées de façon complexe, individuante, qu&#8217;elles sont impossibles à démêler, et que le trouble esthétique provient justement de cette indistinction. Quelles conséquences sur la production du sensible quand on sépare le fond et la forme ? Que cette séparation se pose à nous dans le contexte des technologies cela ne fait pas de doute, qu&#8217;il faille adopter sans réflexion ces standards est une autre histoire. Derrière cette séparation technique n&#8217;y-a-t-il pas finalement cette vieille ritournelle, ce désir qui hante la pensée occidentale d&#8217;un sens intact<sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-3';" id="noted-798-3" title="De la grammatologie de Jacques Derrida ">[3]</a></sup> d&#8217;un sens qui reste pur puisque ses modifications de forme sont possibilisées d&#8217;avance par l&#8217;interface modulaire. Il faut remarquer que ce fantasme, et ce n&#8217;est pas le fait du hasard, est l&#8217;une des sources historiques de l&#8217;informatique : la cryptologie <sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-4';" id="noted-798-4" title="Histoire des codes secrets de Simon Singh,">[4]</a></sup> et la cybernétique. Il y aurait là à déconstruire toutes ces pratiques artistiques de l&#8217;interface-outil qui fantasme l&#8217;interactivité comme étant la possibilité pour l&#8217;utilisateur de faire son interface. Derrière cette volonté affichée règne sans doute un désir de contrôle et d&#8217;anticipation où le sens ne serait jamais affecté par ce qui advient du dehors.</p>
<p>3. Avec le « Web sémantique », le sens devient donc un mot d&#8217;ordre. Il faudrait produire du sens à l&#8217;ère numérique et l&#8217;art n&#8217;est-il pas le secteur qui a pour mission de produire du sens par excellence ? On peut s&#8217;interroger sur cette demande de sens (au moment même où nos sociétés occidentales sont désorientées et que cette désorientation, à notre sens, n&#8217;est pas quelque chose de négatif à éviter, à soigner). L&#8217;histoire de l&#8217;art moderne s&#8217;est justement déroulée dans les creux de cette demande de sens comme une façon de déplacer sa territorialité : non pas l&#8217;oeuvre, mais le spectateur, non pas le spectateur, mais le contexte de validation, non pas le contexte de validation, mais le contexte médiatique, et ça ne cesse de rebondir encore et encore<sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-5';" id="noted-798-5" title="Histoire matérielle et immatérielle de l'art moderne de Florence de Méredieu ">[5]</a></sup> Recentraliser le sens sur la production artistique est une demande affective bien sûr et le mot d&#8217;ordre serait à analyser selon les grilles proposées par Foucault<sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-6';" id="noted-798-6" title="Surveiller et punir de Michel Foucault">[6]</a></sup></p>
<p>4. Il faudrait distinguer norme<sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-7';" id="noted-798-7" title="Se dit quelquefois pour règle, loi, d'après laquelle on doit se diriger.HISTORIQUE : XVe s. Sans regle ni sans norme, COQUILLART, p. 119, dans LACURNE.ÉTYMOLOGIE : Lat. norma, équerre, et fig. règle, modèle. Norma est rapporté par Benfey à une contraction du mot fictif gnorima, règle, chose faisant connaître, du verbe connaître.">[7]</a></sup> <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/10-norme-standard-et-protocole-technologiques-comme-condition-de-lindividuation-esthetique-couvent-de-la-tourette/">standard</a>, <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndication">syndication</a>, etc. Ces concepts sont problématiques dans le contexte présent, car on sait que si la norme semblait dans la modernité comme ce qui s&#8217;opposait à la singularité artistique (Charlot écrasé par la machine), nous savons que dans le même temps la modernité n&#8217;a cessé de questionner la norme pour produire des objets, jusqu&#8217;à Warhol <sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-8';" id="noted-798-8" title="Entretiens 1962-1987 de Andy Warhol">[8]</a></sup> qui jouait la normalité à son point extrême. Il n&#8217;y a pas à s&#8217;opposer à la norme, au standard, ce serait naïf. Il y a en déconstruire les circuits et les machinations sans se placer au dehors (position de la critique et de l&#8217;autorité). Mais ce qui advient avec la syndication est d&#8217;un autre ordre puisqu&#8217;il s&#8217;agit par la normalisation des flux de données de permettre leur apparition dans des métaformes, par exemple un agrégateur de contenu RSS. Ainsi, un standard technique devient avec la syndication une norme, c&#8217;est-à-dire un mot d&#8217;ordre. On se rendra très vite compte que cette syndication a deux conséquences : le mot d&#8217;ordre du sens devient une production d&#8217;informations identiques les unes aux autres où chaque contributeur éditorial relaye l&#8217;information qui le précède (structure de la rumeur, de la citation, mais sans l&#8217;inclinaison interprétative), où chacun s&#8217;informe de ce qu&#8217;il vient de lire. Deuxièmement, cette syndication hiérarchise les flux et garantie aux flux dominants d&#8217;être plus visibles que les autres, car cette structure soumet l&#8217;ensemble à une pensée de la consommation et du public, de l&#8217;audience. La norme ne saurait donc être détournée de la même façon quand elle se syndique.</p>
<p>4. J&#8217;aimerais proposer face au mot d&#8217;ordre de la syndication, le concept d&#8217;<strong>insularisation</strong>, non pour les opposer, mais pour montrer leur dialectique. Si j&#8217;utilise ici le concept d&#8217;insularisation plutôt que d&#8217;insularité, c&#8217;est pour garder le mouvement de ce devenir, non pour défendre une mise en ghetto des arts. Mais qu&#8217;il y ait en eux un suspend, une mise à l&#8217;écart, de côté, qu&#8217;ils soient de biais, minuscules et sensibles, fragiles face aux flux des industries culturelles c&#8217;est une manière de témoigner, encore et encore et faute de mieux, du timbre secret dont parlait Walter Benjamin. Nous voulons maintenir la possibilité d&#8217;utiliser d&#8217;autres technologies (SPIP) que celles du gouvernement, du commerce, des industries culturelles, estimant qu&#8217;une technologie est toujours avant tout un <em>logos</em>, c&#8217;est-à-dire un langage qui est tout sauf neutre. Nous refusons le mot d&#8217;ordre de plus en plus pressant de la transparence dans les domaines artistique et culturelle: exprimez vous clairement, dites clairement les choses, exprimez vous simplement, etc. En un mot: épuisez la complexité, prenez en compte ce que nous pouvons entendre, conformez vous. Nous désirons maintenir la possibilité de l&#8217;illisible, du non-destiné. &laquo;&nbsp;Domus et la mégapole&nbsp;&raquo; de Jean-François Lyotard<sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-9';" id="noted-798-9" title="L'inhumain, causeries sur le temps de Jean-François Lyotard">[9]</a></sup> parle très bien de cette position. L&#8217;ineffable est du côté de la transparence, pas de celui de l&#8217;insularisation. Vouloir s&#8217;opposer aux industries culturelles par la force, en imposant d&#8217;autres formes<sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-10';" id="noted-798-10" title="http://www.arsindustrialis.org">[10]</a></sup> c&#8217;est remplacer une autorité par d&#8217;autres autorités et c&#8217;est répéter ce qu&#8217;on dénonce (la dénonciation a souvent cette tendance à répéter l&#8217;objet du danger qu&#8217;elle signale, elle est hantée par une revenance <sup><a href="" onclick="this.target='_self';this.href='#linknote-798-11';" id="noted-798-11" title="Spectres de Marx de Jacques Derrida">[11]</a></sup> Croire qu&#8217;on va créer des industries contre les industries culturelles dominantes c&#8217;est faire preuve de candeur. L&#8217;insularisation c&#8217;est défendre une réflexion sur les flux (il n&#8217;y a d&#8217;île que dans les courants, proches des continents, signalés sur des cartes), c&#8217;est être attentif à ce remixage généralisé grâce au RSS et aux APIs ouvertes et à la mise en cause engagé depuis longtemps déjà de la centralité de l&#8217;auteur, mais c&#8217;est aussi se permettre un suspend, un biais, des chemins de traverse. Non pas vouloir être au centre (avec la syndication tout le monde est au centre, il y a là quelque chose du narcissisme et de l&#8217;identité), mais dans une position d&#8217;ironie, d&#8217;observation douce et amusée. C&#8217;est surtout savoir qu&#8217;il y a d&#8217;autres îles et toujours d&#8217;autres encore, comme ici.</p>
<p><a style="color: #191919; background-color: #d6d3cb" href="http://www.flickr.com/">Flickr</a> (photographies), <a style="color: #191919; background-color: #d6d3cb" href="http://www.youtube.com/">Youtube</a> (vidéos), <a style="color: #191919; background-color: #d6d3ce" href="http://www.myspace.com/">Myspace</a> (fichiers), <a style="color: #191919; background-color: #d6d3ce" href="http://www.makezine.com/">Makezine</a> (savoir-faires), <a style="color: #191919; background-color: #d6d3d1" href="http://www.wikipedia.org/">Wikipedia</a> (connaissances), <a style="color: #191919; background-color: #d6d3d1" href="http://del.icio.us/">Delicious</a> (liens)
<div class="alt">Notes:
<ol>
<li id="linknote-798-1"><a href=""></a> http://metazimut.free.fr/w/?p=27 <a href="#noted-798-1"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-2"><a href=""></a> http://xmlfr.org/actualites/decid/051201-0001 A remarquer que l&#8217;article se termine par cette phrase messianique: Le message du Web 2.0 est un message d&#8217;espoir. Pour une définition du paradigme en <a target="_blank" href="http://www.oreillynet.com/pub/a/oreilly/tim/news/2005/09/30/what-is-web-20.html">anglais</a>. Pour des exemples concrets <a href="http://www.econsultant.com/web2/index.html.">http://www.econsultant.com/web2/index.html.</a> Remarquons que derrière le Web 2.0 se trame la mise à disposition de logiciels accessibles en ligne. C&#8217;est une vieille idée qui consiste à faire payer l&#8217;usage et non pas le logiciel lui-même, les licences commerciales n&#8217;étant d&#8217;ailleurs jamais très claires sur ce qui appartient réellement à l&#8217;acheteur. Avec l&#8217;accessibilité des logiciels en ligne le problème est résolu. Rien n&#8217;est acheté si ce n&#8217;est son usage, son instrumentalité. Ce nouveau paradigme économique ne concerne pas seulement Internet, on le retrouve dans toute l&#8217;économie expérientielle, c&#8217;est une économie de l&#8217;accès que Rifkin a théorisé. <a href="#noted-798-2"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-3"><a href=""></a> De la grammatologie de Jacques Derrida  <a href="#noted-798-3"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-4"><a href=""></a> Histoire des codes secrets de Simon Singh, <a href="#noted-798-4"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-5"><a href=""></a> Histoire matérielle et immatérielle de l&#8217;art moderne de Florence de Méredieu  <a href="#noted-798-5"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-6"><a href=""></a> Surveiller et punir de Michel Foucault <a href="#noted-798-6"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-7"><a href=""></a> Se dit quelquefois pour règle, loi, d&#8217;après laquelle on doit se diriger.HISTORIQUE : XVe s. Sans regle ni sans norme, COQUILLART, p. 119, dans LACURNE.ÉTYMOLOGIE : Lat. norma, équerre, et fig. règle, modèle. Norma est rapporté par Benfey à une contraction du mot fictif gnorima, règle, chose faisant connaître, du verbe connaître. <a href="#noted-798-7"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-8"><a href=""></a> Entretiens 1962-1987 de Andy Warhol <a href="#noted-798-8"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-9"><a href=""></a> L&#8217;inhumain, causeries sur le temps de Jean-François Lyotard <a href="#noted-798-9"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-10"><a href=""></a> http://www.arsindustrialis.org <a href="#noted-798-10"><strong>&#8617;</strong></a>
<li id="linknote-798-11"><a href=""></a> Spectres de Marx de Jacques Derrida <a href="#noted-798-11"><strong>&#8617;</strong></a></ol>
</div>
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		<title>&#171;&#160;Le désir de faire cinéma&#160;&#187;: esthétique et production</title>
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		<pubDate>Wed, 17 May 2006 00:33:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Esthétique]]></category>
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		<description><![CDATA[Le mode de production cinématographique n&#8217;est pas neutre. Derrière la fantasmatique du cinéma dans laquelle nombre d&#8217;artistes contemporains tombent, le cinéma étant par définition une machine de projection, il y a une instrumentation technique.
Cette dernière produit des effets, un temps de retard, un délai entre l&#8217;invention et sa concrétisation. Filmer en 35mm (oublions ceux qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le mode de production cinématographique n&#8217;est pas neutre. Derrière la fantasmatique du cinéma dans laquelle nombre d&#8217;artistes contemporains tombent, le cinéma étant par définition une machine de projection, il y a une instrumentation technique.</p>
<p>Cette dernière produit des effets, un temps de retard, un délai entre l&#8217;invention et sa concrétisation. Filmer en 35mm (oublions ceux qui se concentrent sur cette &laquo;&nbsp;belle image&nbsp;&raquo; sans y apercevoir une machine idéologique de réalité) suppose un certain coût qu&#8217;aucun artiste ne peut assumer seul. Il doit donc avoir affaire à des intermédiaires dont dépendent totalement la réalisation du film. Cette dépendance n&#8217;est pas nouvelle, ce qui l&#8217;est c&#8217;est la quantité de celle-ci. Ces intermédiaires sont des investisseurs, quelque soit le sens et la finalité de cet investissement, ce qui signifie que l&#8217;objet cinématographique est une valeur d&#8217;échange et donc un symbole et donc une représentation. Le cinéma du fait de sa technicité de production est dans la mimésis.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le désir de faire cinéma&nbsp;&raquo; si commun aujourd&#8217;hui, ce symptôme de notre époque, est souvent le désir de produire une esthétique à effet, d&#8217;où la surenchère technique, à partir de standards connus, chacun ayant ses repères esthétiques dans le cinéma. Il y a donc là une émotion profondément conservatrice qui n&#8217;est pas une ironie, la production étant plus forte (dans la constitution de la temporalité) que la perception. &laquo;&nbsp;Le désir de faire cinéma&nbsp;&raquo;, ce sentiment confus: on ne sait pas très bien pourquoi mais on pense toucher là le public, est en fin de compte fondé sur une constitution déterminée de la réalité, et loin d&#8217;avoir un rapport critique à celle-ci, certains artistes viennent répéter cette constitution dont les sources sont déjà anciennes et bien installées. A voir la production de films sur pellicule photo-sensible dans le champ de l&#8217;art contemporain, on sourit doucement d&#8217;une telle naïveté.</p>
<p>Jean-Luc Godard, indépendamment d&#8217;ailleurs de son travail visible, est sans doute le coeur symptômatique de ce fantasme.</p>
<p>Il y a tant et tant d&#8217;autres images moins évidentes, moins visibles, moins présentes à investir, à déconstruire, à murmurer.</p>
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		<title>Résistance et incident</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Feb 2006 15:59:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[La critique de la société de consommation est de plus en plus fréquente dans les expérimentations artistiques, en particulier au théâtre. Cette critique n&#8217;est pas nouvelle, elle a même un goût du XXème siècle. Elle est acceptée par les médias car elle remplie le rôle de la critique nécessaire au dispositif social, elle circule dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image589" src="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2006/02/applaudissement.jpg" /></p>
<p>La critique de la société de consommation est de plus en plus fréquente dans les expérimentations artistiques, en particulier au théâtre. Cette critique n&#8217;est pas nouvelle, elle a même un goût du XXème siècle. Elle est acceptée par les médias car elle remplie le rôle de la critique nécessaire au dispositif social, elle circule dans le flux. En reprenant les clichés et en croyant les critiquer, elle les rejoue.</p>
<p>La notion même de résistance (en temps de paix) suppose une position d&#8217;autorité qui reconduit structurellement l&#8217;autorité qu&#8217;on conteste. Et c&#8217;est pour cette raison que la scène du théâtre est particulièrement adaptée à une telle dénonciation. Avec la consommation il s&#8217;agit bien d&#8217;une scène, d&#8217;une représentation avec des lignes de partage entre ceux qui voient et ce qui est à voir, entre eux et nous. La guerre, discours contre discours.</p>
<p>L&#8217;incident est tout autre.</p>
<p>Avec l&#8217;incident il ne s&#8217;agit aucunement de critique (c&#8217;est-à-dire de mettre en scène la <em>crisis</em>, la crise, effet de style si connu chez les philosophes et les artistes qui annonçant la catastrophe concrétisent leurs discours, leurs effets esthétiques), d&#8217;un métalangage pouvant critiquer de l&#8217;extérieur un objet. Avec l&#8217;incident il s&#8217;agit d&#8217;apercevoir ce qui au sein même des phénomènes se décalent, s&#8217;individuent, se différencient, fait défaut, fait ratûre, fait biffure. L&#8217;incident est en ce sens une approche phénoménologique, qui part de l&#8217;existant, du présent, d&#8217;un ici et maintenant (et non d&#8217;une projection dans un prétendu avenir libérateur ou aliénant). L&#8217;incident n&#8217;est donc ni nostalgique, ni avant-gardiste. Ni pour ni contre quelque chose, les technologies par exemple. L&#8217;incident remarque juste ce qui est, les configurations actuelles et se gardent bien d&#8217;élaborer des jugements au nom d&#8217;une morale, d&#8217;un devenir humain, que sais-je encore.</p>
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		<title>L&#8217;influence économique du romantisme</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2005 10:58:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques étrangetés dans l&#8217;économie de l&#8217;art. En effet, d&#8217;un point de vue social, lorsqu&#8217;à la question de savoir ce qu&#8217;on fait on répond &#171;&#160;artiste&#160;&#187;, beaucoup demandent alors &#171;&#160;Tu en vis?&#160;&#187;. Etrange question à n&#8217;en point douter que cette &#171;&#160;en vie&#160;&#187;. Mais ce qui se laisse là entendre est la relation entre art [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques étrangetés dans l&#8217;économie de l&#8217;art. En effet, d&#8217;un point de vue social, lorsqu&#8217;à la question de savoir ce qu&#8217;on fait on répond &laquo;&nbsp;artiste&nbsp;&raquo;, beaucoup demandent alors &laquo;&nbsp;Tu en vis?&nbsp;&raquo;. Etrange question à n&#8217;en point douter que cette &laquo;&nbsp;en vie&nbsp;&raquo;. Mais ce qui se laisse là entendre est la relation entre art et économie, comme si la production esthétique ne pouvait constituer une activité monétaire à part entière. Et lorsqu&#8217;on répond maladroitement &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; alors la réplique cinglante ne se fait pas attendre &laquo;&nbsp;Tu en as de la chance!&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Comment expliquer cette situation qui semble naturelle, la déconnexion entre art et économie? Elle est d&#8217;autant plus étrange qu&#8217;il y a bel et bien une économie de l&#8217;art et de la culture (à distinguer): il y a un public dans les expos, les médias ont chacun leur page culture, il y a des des institutions, des écoles d&#8217;art, etc. Et pourtant la majorité des artistes vivent dans le dénuement. Certains répliquent alors que seuls les &laquo;&nbsp;bons&nbsp;&raquo; artistes en vivent. Mais n&#8217;y a-t-il que les bons médiateurs et curators qui &laquo;&nbsp;en vivent&nbsp;&raquo;? Et c&#8217;est là que le problème se révèle: l&#8217;économie de l&#8217;art va principalement aux médiateurs. Il faudrait donc déplacer le problème, l&#8217;analyser d&#8217;un point de vue marxiste, c&#8217;est-à-dire matérialiste, voir derrière l&#8217;économie non un processus neutre et rationnel mais un moyen du contrôle politique et de la réification des pouvoirs (ici le pouvoir de la médiation culturelle). </p>
<p>Ou encore détruire le statut romantique de l&#8217;art et l&#8217;associer à l&#8217;agro-alimentaire en disant par exemple: les artistes sont les producteurs d&#8217;aliments, les médiateurs sont les intermédiaires du marché agro-alimentaire. Parfois les médiateurs veulent nous exposer sans nous payer, sans que nous puissions tirer un salaire de l&#8217;argent de la production (qui ne doit servir qu&#8217;à la production, comme si cette dernière excluait le temps mit par l&#8217;artiste, cf Dicream) parce qu&#8217;ils estiment que nous devrions déjà être bien heureux d&#8217;être présenté au public. Traduire cette situation en: nous sommes des agriculteurs, un intermédiaire du marché des fruits et légumes veut bien vendre ma production chez un grand distributeur mais pas me payer parce que je dois être déjà être heureux d&#8217;être présent dans cette enseigne. </p>
<p>On comprendra aisément que cette situation absurde où les producteurs ne sont pas rémunérés et où les intermédiaires le sont, situation d&#8217;exploitation par excellence, se fonde sans doute sur la mauvaise digestion de la conception romantique de l&#8217;art. Cette idéologie a accordé une telle aura à la production esthétique, aura dont on a même du mal dans le sens commun à en comprendre l&#8217;exacte portée tellement celle-ci est lointaine et puissante, qu&#8217;elle nous éloigne des problèmes pragmatiques de la production artistique. De sorte que, fut-ce en discutant avec des médiateurs professionnels, on a toujours affaire à un discours idéologique qui loin de poser le travail artistique comme un travail le pose tel un privilège. Ce caractère exceptionnel, survalorisé de l&#8217;art permet finalement de protéger tout le secteur de la médiation et de contrôler le secteur de la production. </p>
<p>On a ainsi l&#8217;exacte définition d&#8217;une société de contrôle (Foucault, Deleuze), puisque c&#8217;est même jusqu&#8217;à cette idéologie qui est intégrée par les artistes eux-mêmes par un phénomène d&#8217;auto-contrôle. Quand ils perçoivent quelques subsides, ils s&#8217;estiment heureux et reconnaissants, sans même se rendre compte qu&#8217;ils s&#8217;abaissent ainsi au niveau de l&#8217;idéologie romantique. Il y a donc un évident paradoxe: accorder à la production artistique un statut sur-évalué (romantique, sublime, etc) est une manière d&#8217;en abaisser la possibilité pratique de production. La construction idéologique prend ici le pas sur les questionnements pragmatiques, puisque l&#8217;art, estime-t-on du côté des médiateurs, a une des places les plus importantes dans les sociétés humaines, on en tire tous les prétextes (celui de l&#8217;excellence, du génie ou de l&#8217;exception) pour freiner son émergence et pour concentrer finalement l&#8217;économie sur son rôle de validation. Bref il faudrait détruire à coups de marteau l&#8217;idéologie romantique jusque dans le sens commun, en prenant bien soin de ne pas tomber dans le cynisme, qui n&#8217;en a que le nom, actuel qui par un retournement rejoue finalement la même institutionnalisation et validation. Détruire cette idéologie donc en gardant certains principes d&#8217;individuation des travaux esthétiques. Quand on a quelques intérêts pour l&#8217;art, il est préférable d&#8217;un point de vue économique d&#8217;être médiateur que producteur, puisqu&#8217;ici on en vit et là on a un privilège.</p>
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		<title>Economie de l&#8217;image</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Feb 2005 11:08:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Travaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La difficulté dans la fiction variable est le traitement de l&#8217;image vidéo. Ce traitement prend un temps trop important pour parvenir à une quantité permettant la complexification du système. IL faut donc économiser le tournage: ne filmer que l&#8217;indispensable, comme si la &#171;&#160;pellicule&#160;&#187; était précieuse, comme si on tournait en 35mm et que le développement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La difficulté dans la fiction variable est le traitement de l&#8217;image vidéo. Ce traitement prend un temps trop important pour parvenir à une quantité permettant la complexification du système. IL faut donc économiser le tournage: ne filmer que l&#8217;indispensable, comme si la &laquo;&nbsp;pellicule&nbsp;&raquo; était précieuse, comme si on tournait en 35mm et que le développement coûtait une fortune. Ne filmer que l&#8217;utilisable pour limiter le montage et la post-production. A chaque plan poser un index afin de faciliter le travail de découpe. Instaurer un temps différé au moment même du tournage.</p>
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		<title>Mort du livre</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jan 2005 12:55:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici la bête, voici l&#8217;ogre. Celui qui avale les livres qui ne se vendent plus, puis recrache des bouts de papier en rotant de la poussière. Voici le «pilon». C&#8217;est une grosse machine électromécanique bleue, bruyante et violente. Il a fallu l&#8217;enfermer dans un cube de parpaings de trois mètres de côté pour en atténuer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://libe.fr/page.php?Article=268778">Voici la bête, voici l&#8217;ogre. Celui qui avale les livres qui ne se vendent plus, puis recrache des bouts de papier en rotant de la poussière. Voici le «pilon». C&#8217;est une grosse machine électromécanique bleue, bruyante et violente. Il a fallu l&#8217;enfermer dans un cube de parpaings de trois mètres de côté pour en atténuer les nuisances. Un tapis roulant monte vers sa gueule béante. Un autre en sort chargé de pages déchiquetées. Ce ne sont pas de jolis confettis ni de fines lanières, mais des fragments grossiers. Comme si les livres avaient été déchirés en deux puis en quatre et encore en huit par une poigne monstrueuse, approximative. Ainsi expirent chaque année en France quelque 110 millions de bouquins, soit le cinquième de la production. Cent dix millions ! C&#8217;est un grand hangar au milieu d&#8217;une zone industrielle de Villeneuve-le-Roi dans le Val-de-Marne, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Paris. Le site appartient à l&#8217;entreprise 2P Recyclage, filiale du groupe Paprec. Ici sont détruits 80 % des rebuts de l&#8217;édition française. Ici est nourrie la machine bleue. Les livres arrivent par camions, huit par jour en moyenne. Ils repartent broyés dans d&#8217;autres véhicules, sous forme de grosses balles de papier compressé. A partir de ces balles, les papetiers reproduiront du papier ou du carton. Les belles pages des premières éditions feront du mauvais papier pour livre de poche, les livres de poche deviendront serviettes de papier ou feuilles d&#8217;emballage, et le reste finira sous forme de carton. Ainsi va le livre : une chute inexorable et une lente dégradation. Nous n&#8217;irons plus jamais à Saint-Germain-des-Prés Le pilon, pour les éditeurs parisiens, ce n&#8217;est qu&#8217;un mot. A Saint-Germain-des-Prés, où l&#8217;essence du métier est de déjeuner avec les auteurs, on ne sait pas grand-chose de la réalité industrielle, physique, du livre. Le pilon ? C&#8217;est une ligne sur les contrats. «Au bout de tant d&#8217;années (deux en général, ndlr), l&#8217;éditeur se réservera le droit de solder ou de pilonner le stock d&#8217;invendus», etc. C&#8217;est la mise à mort d&#8217;une relation avec l&#8217;auteur. C&#8217;est un symbole. La fin du déjeuner. Chez les distributeurs, vrais industriels du livre, le pilon c&#8217;est quand on sort les poubelles. Et c&#8217;est à peu près tous les jours. Soit qu&#8217;il faille faire de la place dans les entrepôts, soit qu&#8217;il faille éliminer des livres revenant «défraîchis» des librairies, trop coûteux à «rejaquetter». Il s&#8217;agit aussi de s&#8217;assurer ­ sous contrôle d&#8217;huissier ­ que ces livres surnuméraires seront bien détruits, et donc qu&#8217;ils n&#8217;alimenteront pas des circuits parallèles de revente. Car il ne suffit pas de se débarrasser des livres, il faut aussi les tuer. Alors on commande une benne. Chez 2P Recyclage, le pilon ne s&#8217;appelle pas pilon mais broyeur. La grosse machine bleue est d&#8217;un fonctionnement relativement simple. Un grand rouleau hérissé de marteaux pointus tourne inlassablement, explosant du papier dix heures par jour. Alberto Martens, patron du site, consent à nous entrouvrir brièvement les entrailles du monstre. Nous prenons illico dans la figure une furieuse giclée de papier. Ce sont, belle ironie, des fragments de Arrêtez le monde, je veux descendre, signé par Guy Bedos aux éditions du Cherche-Midi. S&#8217;il suffisait d&#8217;écrabouiller les livres pour les tuer, la vie serait simple. Mais ces saloperies sont du genre coriace. Suivons le trajet d&#8217;une benne Le mercredi 5 janvier vers 15 heures arrive un camion provenant de Malesherbes, envoyé par le gros distributeur Interforum. Le camion colle son cul à un hangar et bascule sa benne. Huit tonnes de livres, soit entre 15 000 et 25 000 ouvrages sans doute, dégoulinent à nos pieds. Faute d&#8217;avoir reculé suffisamment vite, nous avons bientôt des livres jusqu&#8217;aux genoux. Voici Et puis encore&#8230; que sais-je ? de Jean Amadou (Robert Laffont). Voilà Vivant ! de Depardieu (Plon). Il y a aussi ­ sans doute parce que «défraîchis» ­ le très récent Bye-Bye Blondie de Virginie Despentes (Grasset), l&#8217;éternel Un roi sans divertissement de Giono, en édition de poche, et plein d&#8217;ouvrages sans intérêt, guides de cuisine ou de bricolage, qui n&#8217;essaient même pas de nous tendre les bras. Nous sauvons Retour à Coal Run, de Tawni O&#8217;Dell (Belfond), qui vient nous caresser le mollet. Cette avalanche tombe sur un tapis roulant ou, au besoin, y est poussée par un bulldozer. Plus loin, quatre ouvriers trient les ouvrages à la volée. Les uns partent sur le tapis des «romans» comme on dit ici (premières éditions, couverture souple, mais cela peut être des essais), les autres sur celui des «poches». Un troisième tapis roulant emmène les BD et autres ouvrages à couverture cartonnée. Suivons les «romans». Ils sont bientôt happés par une machine qui les sectionne au niveau de la reliure afin d&#8217;éliminer les parties collées (qui pollueraient la chaîne de recyclage), puis les épluche de leur couverture. Ne restent donc plus que des pages ­ tragiques feuilles d&#8217;automne ­ qui sont ensuite convoyées vers le broyeur. Passent sous nos yeux celles de Auto-psy d&#8217;un bon vivant commis par Philippe Bouvard (Le Cherche Midi). Quand la machine bleue a fait son office, la presse prend le relais. Elle compacte les fragments de pages et expulse des balles d&#8217;environ deux mètres cubes, ceinturées de fil de fer. Ça se revend entre 15 et 350 euros la tonne. Plus souvent dans le bas de la fourchette, car le haut est réservé aux chutes d&#8217;imprimerie, papier vierge et de qualité. Entre l&#8217;arrivée d&#8217;un livre et son départ en menus morceaux, il peut ne s&#8217;écouler que quelques heures. En tout cas, on veille ici à ce qu&#8217;un bouquin ne reste pas entier plus de 48 heures, de peur de le voir s&#8217;échapper entre des mains indélicates. Des huissiers passent à l&#8217;improviste pour vérifier que les bourreaux font bien leur travail. Mais d&#8217;auteurs en deuil, on n&#8217;en a jamais vu à Villeneuve-le-Roi. Si les éditeurs et distributeurs rechignent à parler du pilon, ce n&#8217;est pas seulement parce qu&#8217;ils en ignorent le fonctionnement. C&#8217;est aussi parce que ce monstrueux autodafé n&#8217;a pas bonne réputation. Ce serait, pense-t-on que l&#8217;on pense, un épouvantable gâchis doublé d&#8217;une insulte au vecteur le plus noble de la culture. Or pas du tout : «Le pilon, ce n&#8217;est ni négatif ni scandaleux. C&#8217;est au contraire un régulateur nécessaire du secteur», affirme-t-on au Syndicat national de l&#8217;édition (SNE). «Le premier vecteur de promotion du livre, c&#8217;est le livre lui-même, ajoute un expert. Il faut qu&#8217;on le voie, qu&#8217;il y en ait dans les librairies, même si ça se paie ensuite par de nombreux retours. C&#8217;est toujours moins cher que de faire de l&#8217;affichage quatre par trois dans les rues.» Même s&#8217;il y a parfois de vraies surproductions, d&#8217;authentiques bouillons : le livre de l&#8217;animateur télé tiré d&#8217;emblée à 50 000 exemplaires qui fait un flop absolu. Le livre millésimé dont on fait un tirage de trop ­ un ouvrage dont le titre contient 2004 est invendable en 2005. L&#8217;édition reste du domaine du pari. Avec de gros chiffres à la clé. Il se publie chaque année 50 000 titres, moitié de nouveautés et moitié de réimpressions. En 2003 ont été produits 533 millions de livres. 423 millions ont été vendus. Le solde, soit les 110 millions déjà cités, est la part du pilon (des exemplaires ont certes été stockés, mais il a fallu leur faire de la place car les entrepôts ne sont pas extensibles, et ce qui a été déstocké est parti à son tour au pilon). Le taux de retour des librairies reste à peu près constant, entre 19 et 22 % selon les années. Faire pilonner des livres est souvent moins coûteux que de les stocker. Car ce n&#8217;est pas gratuit non plus. 2P Recyclage invoque des frais de main-d&#8217;oeuvre importants, qui ne peuvent être couverts par la simple revente des matériaux récupérés. Plusieurs étapes du processus, notamment le tri, imposent des interventions humaines. L&#8217;entreprise se dit toutefois prête à payer (mais on ne saura pas combien) pour des envois déjà triés par les distributeurs, par exemple des bennes ne contenant que des livres avec une qualité de papier homogène. Mais au vu de ce qui arrive sur le site de Villeneuve-le-Roi, cela semble assez rare. Il y a de tout : des encyclopédies cartonnées, des ouvrages pour enfants avec des peluches incluses, des livres avec des CD, etc. Il faut surtout faire la chasse au plastique, toujours problématique dans une chaîne de recyclage papier. Laissez broyer les p&#8217;tits papiers Cette masse livresque arrive à jet continu, presqu&#8217;à flux tendus : 1 200 tonnes de livres par mois ! Le site traite également les invendus de la presse, magazines et quotidiens. Des milliers d&#8217;exemplaires, parfois imprimés moins de 24 heures avant, sont déjà livrés au broyeur. Et puis il y a les déchets des imprimeurs, parfois même des rouleaux de papier encore vierge, qu&#8217;il faut sectionner avec une colossale guillotine. Au total, l&#8217;usine doit absorber chaque mois entre 12 000 et 14 000 tonnes de papier. Que la machine s&#8217;enraie, et cette déferlante se transforme en terrible raz de marée. En ce jour pluvieux de janvier, on a une assez bonne idée de ce que cela donnerait : sur les quatre hectares du site, la poussière de papier s&#8217;est imbibée d&#8217;eau et tout est recouvert d&#8217;une boue grise qui colle aux chaussures. Cadavres de livres et de journaux en décomposition. Mais quand ça tourne rond, tout va bien. Les papetiers font du papier, les imprimeurs impriment, le pilon pilonne, et les papetiers refont du papier. Sans doute doit-il y avoir aussi quelques lecteurs ici ou là.</a></p>
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		<title>Propagation d&#8217;Internet sur la télévision</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Dec 2004 13:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Interactive Logo Algorithimic Artists have been around for sometime now, but this is the first bit of algorithimic corporate art I’ve come across &#8211; Uk based design group, Tomato, developed an interactive logotype system for Sony that allows its customers to affect their brand ID. Participants get to input a word into a sytem via [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Interactive Logo Algorithimic Artists have been around for sometime now, but this is the first bit of algorithimic corporate art I’ve come across &#8211; Uk based design group, Tomato, developed an interactive logotype system for Sony that allows its customers to affect their brand ID. Participants get to input a word into a sytem via an interactive kiosk (They have discontinued this) or the internet. The word is then transformed into a 1.5 second 3D animation that is attached on to the end of Sony TV spots in Japan. Each advertisement is thus unique and contains something unpredictable and unplanned, although I’m not sure how the different motions, behaviours work out. related links Sony: Connected Identity Tomato.</p>
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		<title>Le netart et le marché</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Feb 2004 14:44:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis longtemps déjà on s&#8217;interroge sur l&#8217;économie privé du netart, où comment l&#8217;introduire comme une valeur dans le marché de l&#8217;art. Il faudrait faire une symptomatologie de cette obsession qui permet, encore et encore, de parler plus souvent des conditions ou des conséquences de l&#8217;oeuvre que de celle-ci elle-même. Défaite du raisonnement esthétique. Qui signale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis longtemps déjà on s&#8217;interroge sur l&#8217;économie privé du netart, où comment l&#8217;introduire comme une valeur dans le marché de l&#8217;art. Il faudrait faire une symptomatologie de cette obsession qui permet, encore et encore, de parler plus souvent des conditions ou des conséquences de l&#8217;oeuvre que de celle-ci elle-même. Défaite du raisonnement esthétique. Qui signale aussi le désir d&#8217;une reconnaissance, fut-ce par ce biais économique, d&#8217;une normalisation inévitable comme la vidéo la réalisa en son temps (mais il fallut attendre 10 ans). Pour trouver une réponse, les artistes se creusent la tête et inventent des solutions plus ou moins originales. Sont-ils les derniers de la &laquo;&nbsp;nouvelle économie&nbsp;&raquo;? <a href="http://zanni.org/html/altarboyallinfo.htm">http://zanni.org/html/altarboyallinfo.htm</a> For Immediate release Altar Boy AltarBoy is a sculpture and a platform to show and to sell net based artworks. AltarBoy is a customized case equipped with a laptop cpu, a 15??? tft touch screen and a built-in auto logging web server. The Hard Disk hosts all the netart work scripts and once AltarBoy is connected to the web the work become visible and available for Internet users all around the world. The net artists&#8217;s need to sell their work (as any other artist) merges with the collectors and dealers&#8217;s one: to buy net art works (as they usually do with more classic medium based works). In this way the typical ephemeral nature of netart works is preserved and at the same time AltarBoy offers a base for an upcoming new art market. Collectors will be able to decide when and where (even if “where??? is a floating concept in this case) to open the network, allowing people to see and above all to join the net art project. AltarBoy allows concepts such as Property and Sharing to merge without compromises. AltarBoy will be shown for the first time during Artissima artfair in Turin (Nov. 5th- 9th) hosted by Analix Forever gallery booth. [Special Thanks to kjj.it for all his support and work] [Thanks to Michael Watson] More info: The container: the sculpture, is a customized portable silver-aluminium case. Opening the case, the two shells are covered by two glossy-white aluminium sheets. The bottom shell sheet has a hole in the right side. In this hole there is a little transparent glass box containing fresh rose petals. All the aluminium sheet is covered by fresh rose petals. The top shell sheet contains a rectangular hole (for the screen) The final look is an open metal case with a 15&#8243; touch screen and all surrounded by fresh rose petals. The contents: inside the bottom shell there is the cpu of a laptop equipped with a LAN plug. Inside the top shell there is a 15&#8243; lcd screen equipped with a 15&#8243; touch screen. Inside the harddisk there are all the PHP and html scripts of my netart work. So, instead of doing a ftp to a remote server somewhere on this earth, I have my own code, stored in this &laquo;&nbsp;object&nbsp;&raquo;. The HD contains also a software allowing the machine to become visible to the www every time it is connected to internet. So it becomes a &laquo;&nbsp;server&nbsp;&raquo; only when it is plugged. When users come to see the work and it isn&#8217;t online, they find a welcome page containing a FAQ section and all the info about the project. Why the rose petals: Though they cause a really beautiful aesthetic impact, the reason why I choose to surround my net sculpture by fresh rose petals is that they are ephemeral as net based works. People buy and take care of flowers even if they know they are gonna die in a few days. I found a point in common with this kind of works. So I decide to equip my case with a space hosting fresh rose petals. Fresh rose petals are integrated in the case and are a fundamental part of the sculpture. When you go away and you want to bring with you the case you have only to gather together those petals, putting them inside the glass box provided and integrated in the case. The point is that you have to take care of your digital works (upgrading software, repairing hardware) as you take care of plants or flowers. Even if the Net will not exist anymore in a few years, people should take care of these net works because they represent a really interesting approach to understand aspects of our contemporary culture. My case is projected to run also offline, cycling the sessions stored in a database derived from its online life. work now hosted by AltarBoy: At the moment, the first work running on Altarboy (shown during Artissima ArtFair in Turin November 5th-9th) is called &laquo;&nbsp;cyrille&nbsp;&raquo; and it is the portrait of the Analix Forevr gallery director. This work is the beta version of an upcoming commission received by Foundation Künstlerdorf Schöppingen (Schöppingen, Germany) and called &laquo;&nbsp;Portrait of Four Doctors&nbsp;&raquo;. For traffic reasons the work on display at the artfair is a light version of the following one: This project consists in a B/N photo of a person (a portrait) , where, instead of having pupils, it contains images taken from a search engine live query. In facts, the image of his pupils is substituted with some “pixel – images??? refreshing every 30 seconds and displaying new images taken from a Google search. The images coming from the query are resized as 1&#215;1 pixels and linked to pages containing the same image but in real size. This means that pupils are browseable by users that will be able to click on them opening new windows and exploring their content. The right pupil of the portrait is filled with images coming from some fixed queries decided by the collector. This means that the engine will use (randomly) one of those keywords selected in advance to scan the web looking for images. The left pupil of the portrait is filled with images coming from user entries. It means that before joining the project user will be asked to type a query in a form. (this feature is not available in the light version) I think we should look at this portrait as a paradigm of our identity and our social (net) projection. I mean: the right pupil synthesizes the concept of “how we look at us??? or better, our viewpoint, our perspective of the world; the left pupil synthesizes the concept of “how people look at us??? or “their world’s perspectives???.</p>
<p>For a long time already one wonders about the economy private of the netart, where how to introduce it like a value into the market of art.It would be necessary to still make a symptomatology of this obsession which allows, still and, of more often speaking about the conditions or the consequences of the work that of this one itself.Defeat of the aesthetic reasoning.Who announces also the desire of a recognition, was this by this economic skew, of an inevitable standardization like the video carried out it in his time (but 10 years had to be waited). To find an answer, the artists dig the head and invent more or less original solutions.Are the last of the &laquo;&nbsp;new economy&nbsp;&raquo;? <a href="http://zanni.org/html/altarboyallinfo.htm">http://zanni.org/html/altarboyallinfo.htm</a> Immediate For release Altar Servant boy AltarBoy is has sculpture and has platform to show and to sell Net based artworks. AltarBoy is has customized box equipped with has laptop CPU, has 15&#8243; tft touch screen and has built-in car logging web server. The Hardware Disk hosts all the netart work scripts and ounce visible AltarBoy is connected to the Web the work become and available for Internet users all around the world. The Net artists&#8217; S need to sell to their work (have any other artist) merges with the collectors and dealers&#8217; S one:to buy Net art works (have they usually C with more classic medium based works). In this way the typical ephemeral natural of netart works is preserved and At the same time AltarBoy offers has base for year upcoming new art market. Collectors will Be whitebait to decide when and where (even yew &laquo;&nbsp;where&nbsp;&raquo; is has floating concept in this box) to open the network, allowing people to see and above all to join the Net art project.AltarBoy allows concepts such have Property and Sharing to merge without compromised. AltarBoy will Be shown for the first time during Artissima to artfair in Turin (Nov. 5th- 9th) hosted by Analix Forever gallery booth. [ Special Thanks to kjj.it for all his support and work ] [ Thanks to Michael Watson ] More information: The container:the sculpture, is has customized portable silver-aluminium puts.Opening the box, the two shells are covered by two glossy-white aluminium sheets. The bottom Shell sheet has has hole in the right side.In this hole there is little transparent glass pink box containing fresh has petals.Pink All the aluminium sheet is covered by fresh petals. The signal Shell sheet contains has rectangular hole (for the screen) Final The look is open year metal box with has 15&#8243;pink touch screen and all surrounded by fresh petals. The content:inside the bottom Shell there is the CPU of has laptop equipped with has LAN plug.Inside the signal Shell there is has 15&#8243;lcd screen equipped with has 15&#8243; touch screen. Inside the harddisk there are all the PHP and HTML scripts of my netart work. So, instead of doing has ftp to has remote server somewhere one this earth, I cuts my own code, stored in this &laquo;&nbsp;object&nbsp;&raquo;. The HD contains also has visible software allowing the machine to become to the www every time it is connected to Internet.So it becomes has &laquo;&nbsp;server&nbsp;&raquo; only when it is plugged.When users come to see the work and it isn&#8217; T online, they find has welcome containing page has FAQ section and all the information butt the project. Pink Why the petals:Though they causes has really beautiful aesthetic impact, the reason why I choose to surround my pink Net sculpture by fresh petals is that they are ephemeral have Net based works.People buy and take care of flowers even yew they know they are gonna die in A few days.I found does not have in common with this kind of works.So I decide to equip my box with has space hosting fresh pink petals.Pink Fresh petals are integrated in the box and are has fundamental share of the sculpture. When you go away and you want to bring with you the box you cuts only to gather together those petals, putting them inside the glass box provided and integrated in the box. The not is that you cuts to take care of your digital works (upgrading software, repairing hardware) have you take care of seedlings gold flowers. Even yew the Net will not exist anymore in A few years, people should take care of these Net works because they represent has really interesting approach to understand aspects of our contemporary culture.My puts is projected to run also offline, cycling the sessions stored in A database derived from its online life. work now hosted by AltarBoy:At the moment, the first work running one Altarboy (shown during Artissima ArtFair in Turin November 5th-9th) is called &laquo;&nbsp;Cyrille&nbsp;&raquo; and it is the portrait of the Analix Forevr gallery director.This work is the beta version of year upcoming commission received by Foundation Künstlerdorf Schöppingen (Schöppingen, Germany) and called &laquo;&nbsp;Portrait of Four Doctors&nbsp;&raquo;. For traffic let us reasons the work one display At the to artfair is has light version of the following one: This project consists in A B/N photo of has person (portrait has), where, instead of having pupils, it contains images taken from has Search Engine live query. In facts, the image of his pupils is substituted with some &laquo;&nbsp;pixel &#8211; images&nbsp;&raquo; refreshing every 30 seconds and displaying new images taken from has Google search.The images coming from the query are resized have 1&#215;1 pixels and linked to pages containing the same image drank in real size.This means that pupils are browseable by users that will Be whitebait to click one them opening new Windows and exploring to their content. The right pupil of the portrait is filled with images coming from some fixed queries decided by the collector.This means that the engine will uses (randomly) one of those keywords selected in advance to scan the Web looking for images. The left pupil of the portrait is filled with images coming from to use entries.It means that before joining the project to use will Be asked to standard A query in A form. (this feature is not available in the light version) I think we should look At this portrait have has paradigm of our identity and our social (Net) projection.I mean:the right pupil synthesizes the concept of &laquo;&nbsp;how we look At custom&nbsp;&raquo; gold better, our viewpoint, our perspective of the world;the left pupil synthesizes the concept of &laquo;&nbsp;how people look At custom&nbsp;&raquo; but &laquo;&nbsp;to their world&#8217; S prospects&nbsp;&raquo;. </p>
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		<title>Se remettre du temps</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2004 14:49:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a quelques amusements à voir des artistes continuer à exposer dans des lieux sacrés (musées, galeries), telle la survivance d&#8217;un temps passé. Tout se passe comme si à une époque, au croisement de révolution française et de l&#8217;émergence de la République, une certaine économie et médiation de l&#8217;art était apparue. Entre les Salons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques amusements à voir des artistes continuer à exposer dans des lieux sacrés (musées, galeries), telle la survivance d&#8217;un temps passé. Tout se passe comme si à une époque, au croisement de révolution française et de l&#8217;émergence de la République, une certaine économie et médiation de l&#8217;art était apparue. Entre les Salons et le commerce de l&#8217;amateur privé. Cette économie est obsolète, les états la font survivre à renfort de subventions et de déclarations. Mais elle garde du charme pour beaucoup qui y voit le lieu même de l&#8217;art. Peu importe alors que l&#8217;art ait perdu de sa singularité (concept post-romantique) et de sa capacité à produire des images. Peu importe encore que son statut soit boulversé par les médias: on continue à exposer et le circuit galerie-critique fonctionne à plein.</p>
<p>Dire que c&#8217;est là une survivance ce n&#8217;est pas le placer dans un passé à remiser dans les caves de l&#8217;histoire, c&#8217;est en voir la capacité d&#8217;actualité. Mais devons-nous continuer à sacraliser cette activité?</p>
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		<title>Prestataire-usager</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Dec 2002 03:01:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;A strictement parler, le franchisé n&#8217;achète rien, si ce n&#8217;est l&#8217;accès à court terme à l&#8217;usage de cette proporiété intellectuelle dans des conditins définies par le prestataire. Il s&#8217;agit en effet d&#8217;une relation prestataire-usager, et non pas d&#8217;une relation vendeur-acheteur. Dans un contrat de franchise, aucune propriété n&#8217;est transférée, c&#8217;est simplement de l&#8217;accès qui est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;A strictement parler, le franchisé n&#8217;achète rien, si ce n&#8217;est l&#8217;accès à court terme à l&#8217;usage de cette proporiété intellectuelle dans des conditins définies par le prestataire. Il s&#8217;agit en effet d&#8217;une relation prestataire-usager, et non pas d&#8217;une relation vendeur-acheteur. Dans un contrat de franchise, aucune propriété n&#8217;est transférée, c&#8217;est simplement de l&#8217;accès qui est négocié. Il s&#8217;agit d&#8217;une nouvelle forme de capitalisme.&nbsp;&raquo;</p>
<p>(Jeremy, Rifkin, <em>L&#8217;âge de l&#8217;accès</em>, p.84)</p>
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		<title>L&#8217;accès à autrui</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Nov 2002 03:04:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Les produits sont à vendre, les services sont disponibles. Dans une économie de services, c&#8217;est le temps humain qui est transformé en marchandise, pas l&#8217;espace ou les choses. Les services impliquent toujours une relation entre êtres humains plutôt qu&#8217;une relation entre un être humain et une chose. L&#8217;accès à autrui en tant qu&#8217;être social est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Les produits sont à vendre, les services sont disponibles. Dans une économie de services, c&#8217;est le temps humain qui est transformé en marchandise, pas l&#8217;espace ou les choses. Les services impliquent toujours une relation entre êtres humains plutôt qu&#8217;une relation entre un être humain et une chose. L&#8217;accès à autrui en tant qu&#8217;être social est de plus en plus médié par les relations monétaires.&nbsp;&raquo;</p>
<p>(Jeremy, Rifkin, <em>L&#8217;âge de l&#8217;accès</em>, p.113)</p>
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		<title>Gagner du temps</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Oct 2002 11:23:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Le paradoxe, c&#8217;est que plus nous élaborons des procédés et des technologies qui nous permettent de gagner du temps et d&#8217;économiser du travail, plus nous avons l&#8217;impression d&#8217;être débordés et d&#8217;avoir moins de temps à nous que toutes les générations qui nous ont précédés sur cette planète. La prolifération de toutes ces techniques censées nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Le paradoxe, c&#8217;est que plus nous élaborons des procédés et des technologies qui nous permettent de gagner du temps et d&#8217;économiser du travail, plus nous avons l&#8217;impression d&#8217;être débordés et d&#8217;avoir moins de temps à nous que toutes les générations qui nous ont précédés sur cette planète. La prolifération de toutes ces techniques censées nous faire gagner du temps ne fait que stimuler la diversité, le rythme et le flux des activités marchandes qui nous encerclent de toutes parts.&nbsp;&raquo;</p>
<p>(Jeremy Rifkin, <em>L’âge de l’accès,</em> p.148) </p>
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		<title>Pop Culture</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jun 2002 16:52:25 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ici
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://50.lycos.com/">Ici</a></p>
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		<title>Des contradictions, des impensés</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2002 17:10:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Théorie]]></category>

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		<description><![CDATA[A lire certains écrits on frémit. Nous qui avons traversé la tradition occidentale, avec quelques raccourcis, on ne peut que sourir doucement d&#8217;une phrase comme celle-ci: « L&#8217;économie du design interactif ne peut supporter, aujourd&#8217;hui, l&#8217;effort de recherche qu&#8217;il faudrait déployer pour appréhender réellement les enjeux de sa pratique — et pourtant, vous et nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A lire certains écrits on frémit. Nous qui avons traversé la tradition occidentale, avec quelques raccourcis, on ne peut que sourir doucement d&#8217;une phrase comme celle-ci: « L&#8217;économie du design interactif ne peut supporter, aujourd&#8217;hui, l&#8217;effort de recherche qu&#8217;il faudrait déployer pour appréhender réellement les enjeux de sa pratique — et pourtant, vous et nous qui sommes les praticiens de la conception interactive, nous savons à quel point la réflexion est nécessaire pour faire évoluer cette jeune discipline et pour mieux préparer ceux qui s&#8217;y destinent. Nous savons aussi qu&#8217;il est indispensable de situer cette réflexion sur le terrain de la production, sans attendre vainement qu&#8217;elle émerge de la recherche critique menée en milieu académique — car si nous sommes en manque de théorie, c&#8217;est bien une théorie de la pratique qu&#8217;il nous faut. Merci de nous aider à convaincre les instances publiques et privées de soutenir notre action. » Pierre Lavoie, président fondateur Peu importe le cadre de ce propos, une quelconque association de design interactif. On entrevoit un malaise qui dépasse largement le cadre invoqué, malaise entre la théorie et la pratique. On sent une ambivalence entre la nécessité théorique et la méfiance quant à une théorie dans le sens stricte du terme. On conjure la théorie en faisant d&#8217;elle quelque chose de pratique, c&#8217;est-à-dire une théorie qui ne vient théoriser que la pratique&#8230; On sourit devant tant de naïveté philosophique. Relire Kant? Revenir à Platon? En tout cas tenter de réouvrir les lacunes de la relation théorie-pratique, car dans le cadre des nouvelles technologies la relation épistémé-tekhné est profondément modifiée. Il ne s&#8217;agit pas seulement d&#8217;un petit changement, mais d&#8217;un ébranlement. Et il y a une forme de réciprocité, pour ainsi dire d&#8217;équivalence entre ceux qui ne veulent qu&#8217;une théorie (vide de phénomènes) et les autres qui désirent une théorie qui n&#8217;est que l&#8217;application, que la mise en langage de pratiques préexistantes et impensées. Il faudrait une bonne fois pour toute que nous puissions accepter de persister dans la problématicité, plutôt que de vouloir &laquo;&nbsp;une théorie de la pratique&nbsp;&raquo;, comme si la récursivité et la performativité de toute théorie pouvait être refoulé, comme s&#8217;il pouvait y avoir une théorie de l&#8217;objet(ivité). Je souris devant tant de naïveté. Pourquoi ne pourrions nous pas rester, persister, insister devant ce &laquo;&nbsp;défaut qu&#8217;il nous faut&nbsp;&raquo; (Stiegler), qui est la pratique/la théorie. Préférer la barre qui tranche &laquo;&nbsp;/&nbsp;&raquo; plutôt que la faiblesse des conjonctions. Préférer le différend du discours et de la pratique, différend insoluble plutôt que ces pensées, ces pratiques de l&#8217;efficacité. Ce qu&#8217;il nous faut apprendre c&#8217;est la discrétion, l&#8217;échec, le tremblement et la fragilité. Jouer de mauvaises articulations, théoriser alors qu&#8217;il faudrait, comme on dit passer, à l&#8217;acte, passer à l&#8217;acte alors qu&#8217;il faudrait encore réfléchir. Etre intempestif dans les plus petits événements comme dans &laquo;&nbsp;notre&nbsp;&raquo; époque même.</p>
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		<title>Maximisation de la communauté</title>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2001 17:29:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Un groupe humain quelconque n&#8217;a d&#8217;intérêt à se constituer en communauté virtuelle que pour approcher l&#8217;idéal du collectif intelligent, plus imaginatif, plus rapide, mieux capable d&#8217;apprendre et d&#8217;inventer qu&#8217;un collectif intelligemment dirigé.&#160;&#187;
(Pierre Lévy, Cyberculture, 1997, p. 155) 
La maximisation (&#160;&#187;plus&#160;&#187;) de la communauté est absurde. On y parle d&#8217;idéal (encore!), d&#8217;une direction intelligente. On oublie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Un groupe humain quelconque n&#8217;a d&#8217;intérêt à se constituer en communauté virtuelle que pour approcher l&#8217;idéal du collectif intelligent, plus imaginatif, plus rapide, mieux capable d&#8217;apprendre et d&#8217;inventer qu&#8217;un collectif intelligemment dirigé.&nbsp;&raquo;<br />
(Pierre Lévy, <em>Cyberculture</em>, 1997, p. 155) </p>
<p>La maximisation (&nbsp;&raquo;plus&nbsp;&raquo;) de la communauté est absurde. On y parle d&#8217;idéal (encore!), d&#8217;une direction intelligente. On oublie l&#8217;individuation singulière de chaque individu, sa genèse comme relation transitive, l&#8217;absence de communauté dans la communauté, l&#8217;amour et l&#8217;absence, une part maudite qui hante la communauté. Et que veut dire &laquo;&nbsp;n&#8217;a d&#8217;intérêt&nbsp;&raquo;, pour l&#8217;auteur? ou pour la communauté elle-même? Comment pourrions-nous aujourd&#8217;hui élaborer quelques principes que ce soit de ce genre? A-t-il lu Blanchot et Nancy?</p>
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		<title>Copyleft et naïveté politique</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Mar 2001 19:57:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Antoine écrit : Le copyleft permet la création collective d&#8217;objets numériques qui peuvent être librement copiés, donnés et modifiés. En quoi la création des logiciels libres peut-être un modèle pour l&#8217;art contemporain? Aujourd&#8217;hui, nous devons surtout nous protéger des marchands extrémistes, nos prédateurs contemporains. Le simple droit d&#8217;auteur est impuissant à cela. Le copyleft, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Antoine écrit : Le copyleft permet la création collective d&#8217;objets numériques qui peuvent être librement copiés, donnés et modifiés. En quoi la création des logiciels libres peut-être un modèle pour l&#8217;art contemporain? Aujourd&#8217;hui, nous devons surtout nous protéger des marchands extrémistes, nos prédateurs contemporains. Le simple droit d&#8217;auteur est impuissant à cela. Le copyleft, c&#8217;est la liberté contre le libéralisme. L&#8217;économie propre à l&#8217;art est une économie du don, du partage et de la valeur ajoutée à ce qui n&#8217;a pas de prix. Sans le savoir, de nombreuses pratiques artistiques participent à cet esprit de &laquo;&nbsp;copyleft&nbsp;&raquo;. C&#8217;est un autre droit d&#8217;auteur aussi important que celui qui est censé nous protéger, nous et nos oeuvres. All right! La Copyleft Attitude c&#8217;est une autre économie pour l&#8217;art. C&#8217;est l&#8217;attention portée au travail de l&#8217;art sans être troublé par la pression de l&#8217;économie dominante, celle du marketing et de la finance (un autre art sans doute&#8230;)&nbsp;&raquo; Il y aurait beaucoup à dire sur l&#8217;approche politique et économique de ce modèle. Elle retrouve (comme c&#8217;est le cas d&#8217;un point de vue esthétique) des oppositions: nous les pauvres artistes! eux les méchants prédateurs qui veulent nous dévorer! Un peu naïf (voir Armand qui vend et achète de l&#8217;art africain, c&#8217;est un modèle d&#8217;extériorité). Pouvons-nous revenir aux positions gauchistes dénonçant un capital localisé ou devons-nous voir en quoi le capital est partout? Le copyleft est-il une manière d&#8217;exprimer la part maudite de l&#8217;oeuvre, le don, le partage? Est-il possible de légiférer sur cette part maudite, c&#8217;est-à-dire d&#8217;en faire un système comme le fait le copyleft? Remarquez que le don et le partage c&#8217;est merveilleux quand les oeuvres sont à la hauteur et je le répète les oeuvres pour l&#8217;instant appartenant au copyleft sont esthétiquement très faibles. Je trouve tout de même que le discours politique sous-jacent (liberté contre libéralisme) est un peu faible, manque de cruauté, d&#8217;ambiguïté. C&#8217;est un peu les gentils contre les méchants avec la certitude que nous sommes les gentils&#8230; Ce n&#8217;est peut-être pas le cas. Chercher d&#8217;autres modèles politiques, du côté de &laquo;&nbsp;Spectres de Marx&nbsp;&raquo; et surtout d&#8217; &laquo;&nbsp;Economie Libinale&nbsp;&raquo; de J.F. Lyotard par exemple.</p>
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		<title>Copyleft et esthétique</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2001 19:59:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[Juridique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le copyleft se définit succintement ainsi: &#171;&#160;&#160;&#187;Copyleft Attitude&#160;&#187; a pour objectif de faire connaitre et promouvoir la notion de copyleft dans le domaine de l&#8217;art contemporain. Prendre modèle sur les pratiques liées aux logiciels libres pour s&#8217;en inspirer et les appliquer pour la création artistique. C&#8217;est la raison pour laquelle nous avons mis au point [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le copyleft se définit succintement ainsi: &laquo;&nbsp;&nbsp;&raquo;Copyleft Attitude&nbsp;&raquo; a pour objectif de faire connaitre et promouvoir la notion de copyleft dans le domaine de l&#8217;art contemporain. Prendre modèle sur les pratiques liées aux logiciels libres pour s&#8217;en inspirer et les appliquer pour la création artistique. C&#8217;est la raison pour laquelle nous avons mis au point la Licence Art Libre. C&#8217;est un outil pour créer des oeuvres en autorisant la libre copie, la libre distribution et la libre transformation en respect avec les droits de l&#8217;auteur.&nbsp;&raquo; On remarque l&#8217;ambiguité du propos car si le copyleft semble être au premier abord un simple outil (au sens instrumental), il est comme teinté d&#8217;un propos esthétique: il s&#8217;agit en effet d&#8217;une attitude, et le copyleft s&#8217;applique moins à la distribution des oeuvres et à leur diffusion qu&#8217;à &laquo;&nbsp;la création artistique&nbsp;&raquo; elle-même. Or sur différentes listes de diffusion (dont olala) le copyleft d&#8217;instrument juridique est devenu une véritable esthétique et ceci dans la pire compréhension. Si l&#8217;idée du copyleft semble intéressante au départ, elle devient un modèle d&#8217;analyse des oeuvres sur le net ou aillers*. Il y aurait deux camps, ceux copyleft et ceux pas copyleft. Par une telle répartition on aurait fait le tour de la question esthétique. L&#8217;esthétique étant ici comprise comme une démarche pré-critique permettant de définir des pôles ennemis. Bien sûr cette répartition est proche de celle entre le low et le high tech. Le fait que le copyleft devienne une esthétique, presque une socialisation (je reconnais mes amis et mes ennemis sans possibilité de réversibilité aristotélicienne), est très symptômatique. Car finalement c&#8217;est la question même de l&#8217;instrumentalité juridique qui est posé. Qu&#8217;est-ce que le copyleft comme outil? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un outil? Est-ce jamais quelque chose d&#8217;instrumental? Un soupçon: le copyleft ne reconduit-il pas à sa manière l&#8217;egotique artistique classique, car en reconduisant l&#8217;identification (eux, noux) elle en répète les principes (voir le très bel article de J. Derrida &laquo;&nbsp;La vérité en peinture&nbsp;&raquo; sur le débat entre Horkeimer et Heidegger à propos d&#8217;une toile de Van Gogh). C&#8217;est pourquoi le copyleft n&#8217;est pas un simple instrument (un instrument étant toujours une ontologie implicite jamais seulement le moyen de certaines fins). C&#8217;est aussi pourquoi le copyleft est accepté par le milieu de l&#8217;art contemporain français et remporte le consensus. S&#8217;agit-il de libre circulation des oeuvres? Est-ce la mise en oeuvre du flux cybernétique? Je ne le crois pas, il s&#8217;agit plutôt de: 1- Identifier la relation artiste-oeuvre dans un cadre nouveau de circulation de l&#8217;information, et retrouver une relation entre les deux (nous nous désirons la perdre). 2- S&#8217;interroger beaucoup plus sur les instances de légitimisation de l&#8217;art que sur l&#8217;oeuvre elle-même. En d&#8217;autres termes, le copyleft permet (comme c&#8217;était le cas pour d&#8217;autres attitudes antérieures dans le domaine de l&#8217;art) de ne pas s&#8217;interroger l&#8217;esthétique critique des oeuvres, d&#8217;oublier les oeuvres au profit des êtres humains identifiés (artistes, public, curator, etc.) On remarquera avec le temps que le copyleft deviendra une institution de légitimation comme les autres et servira beaucoup plus les organisations instituées que les oeuvres. On se rendra sans aucun doute avec le temps que le copyleft est moins un outil qu&#8217;une esthétique non-critique permettant une classification et la constitution d&#8217;opposition. Et si le problème de l&#8217;art contemporain ne consistait pas (seulement) dans les structures sociales mais dans la structuration perpétuée des oeuvres? Si le problème c&#8217;était les oeuvres et les relations qu&#8217;elles produisent (au sens fort du terme) avec l&#8217;extériorité et non l&#8217;inscription des oeuvres dans le champ de relations déjà constituées?</p>
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		<title>Un art libre?</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Jan 2001 20:10:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Esthétique]]></category>

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		<description><![CDATA[Si les tentatives d&#8217;art libre, c&#8217;est-à-dire l&#8217;application de la législation du logiciel libre aux oeuvres d&#8217;art, et en particulier sur le web, semblent au premier abord une démarche légitime, on peut s&#8217;interroger sur sa justesse et sur son caractère &#171;&#160;politiquement correct&#160;&#187;. En premier lieu, lorsqu&#8217;on regarde les &#171;&#160;oeuvres&#160;&#187; associées à ce &#171;&#160;mouvement&#160;&#187; on est bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si les tentatives d&#8217;art libre, c&#8217;est-à-dire l&#8217;application de la législation du logiciel libre aux oeuvres d&#8217;art, et en particulier sur le web, semblent au premier abord une démarche légitime, on peut s&#8217;interroger sur sa justesse et sur son caractère &laquo;&nbsp;politiquement correct&nbsp;&raquo;. En premier lieu, lorsqu&#8217;on regarde les &laquo;&nbsp;oeuvres&nbsp;&raquo; associées à ce &laquo;&nbsp;mouvement&nbsp;&raquo; on est bien forcé, jusqu&#8217;à présent, d&#8217;en signaler la médiocrité plastique.&nbsp;&raquo;L&#8217;art libre&nbsp;&raquo; constitue alors une simple instance de légitimisation, une de plus, qui justifie les travaux présentés. Cette appellation serait suffisante pour leur donner quelque importance, quelque valeur. En second lieu, on peut se quetsionner pour savoir s&#8217;il n&#8217;y a pas quelques relations de cause à effet entre le processus de l&#8217;art libre et les résultats plastiques jusqu&#8217;à présent associés. Car en fait pour quelles raisons la notion juridique d&#8217;art libre nous affecte? Cette notion est surdéterminée par tout un ensemble de questions qui a trait à l&#8217;art contemporain français, et tout particulièrement les notions de contestation, résistance, parasitage, auto-gestion, etc, à la suite de Debord: comment résister lorsqu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;identité déterminée, c&#8217;est-à-dire d&#8217;ennemi par rapport auquel on pourrait définir des limites et des frontières? Réactivant les utopies des 70&#8217;s, il s&#8217;agirait, pour l&#8217;artiste, de se positionner, avant toute chose, d&#8217;une manière quasi-apodictique, par rapport au système capitaliste et technologique: open art, open source. Se dérober au pouvoir de Bill Gates et préférer le PHP, Linux, etc. Mais au-delà de cette simple référence historique, il y va d&#8217;une question bien plus importante qui est celle des conditions de possibilités de l&#8217;art et de son processus. L&#8217;organisation même d&#8217;un &laquo;&nbsp;art libre&nbsp;&raquo; constituerait une oeuvre à part entière, même si les tenants de ce mouvement s&#8217;en défendent, l&#8217;oeuvre d&#8217;art par excellence en quelque sorte qui serait le processus d&#8217;organisation de la production artistique rangée au simple rang de réalisation d&#8217;une virtualité préexistante. On sait combien, depuis le discours de Buren de 1974, ce type de démarche a contaminé l&#8217;art contemporain et l&#8217;a destiné progressivement à un public restreint qui est celui-là même qui est l&#8217;autorité légitimante: l&#8217;artiste véritable = le commissaire d&#8217;exposition, l&#8217;exposition elle-même faisant oeuvre. Il n&#8217;est pas question ici de remettre en cause la valeur de cette approche, mais seulement de la replacer historiquement comme un moment déjà passé. La question fondamentale des conditions de possibilité de l&#8217;art, le &laquo;&nbsp;als ob&nbsp;&raquo; kantien, se place-t-il véritablement à cet endroit à présent? N&#8217;est-ce pas devenu une supercherie politiquement correct, tout le monde est d&#8217;accord et nous les premiers? N&#8217;y-a-t&#8217;il pas d&#8217;autres manières d&#8217;interroger les conditions d&#8217;une manière plus pertinentes, novatrices et intempestives? Pour ma part les conditions de possibilités de l&#8217;art ne me semblent plus résider dans l&#8217;institution juridique d&#8217;un &laquo;&nbsp;open art&nbsp;&raquo;, qui paradoxalement redéploye avec une certaine naïveté (qui nous désarme, il faut bien l&#8217;avouer) l&#8217;institutionnalisation et pour tout dire la momification des oeuvres, leur traçabilité. Elle réside à présent dans les conditions de possibilités transcendantales : un autre mot pour parler et mettre en oeuvre l&#8217;interactivité, c&#8217;est-à-dire des règles qui définissent un champ de possibilités (et non de virtualités), qui se contestent en leur sein même. Il me semble beaucoup plus à propos de réaliser des oeuvres, avec une certaine naïveté (qui vous désarme, il faut bien l&#8217;avouer) qui questionnent la position même de l&#8217;interacteur et du programme interactif. L&#8217;open art réinstitue un pouvoir là où il faisait défaut. Il est un élément de dialogue entre les structures de réalisation artistique et celles de production et de légimitisation.</p>
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