Curriculum Vitæ

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http://www.facebook.com

http://incident.net/users/gregory

Le CV semble être quelque chose qui va de soi. Sur un site internet d’artiste c’est un passage obligé. Habituellement il est présenté de façon « neutre »: une date de naissance, parfois un lieu. Et puis la liste des expositions, les résidences et les prix, les publications, etc. Cela semble aller de soi mais c’est très problématique toutes ces références, car c’est un discours de légitimation par rapport à un milieu, à une institution, à un métalangage, un microcosme nommé art, mais ce serait la même chose pour un comptable, un professeur, un notaire, que sais-je encore.

Je ne suis pas sûr que ce microcosme soit intéressant, que ce soit lui ou un autre. Je ne suis pas sûr qu’il ne faille pas laisser une place au dehors, sortir de soi, parler d’autre chose que de l’art. Et puis cette façon finalement de parler de sa vie (vitae) est très normalisée, on pourrait d’ailleurs parcourir Internet et dresser une typologie de la vitae des artistes. On aura beau tenter de présenter son parcours d’une façon différente (avec un style amusant, proche, anecdotique ou même en n’écrivant rien) ce ne sera finalement qu’une différence introduite dans la norme, rien de plus.

Parfois je trouve des choses écrites sur ma vie en flânant sur Internet. Je mets ces choses ici, rien de plus:

A 30 ans passés , Grégory Chatonsky est l’un des artistes les plus reconnus de l’art numérique. Il est un des membres fondateurs de la plate forme « incident », dédiée au Net-Art et basée à Paris.

Grégory Chatonsky a toujours mis ses créations en résonance avec le monde contemporain, ancré dans le réel, questionnant la société, témoignant d’aujourd’hui pour le donner à lire demain. C’est le cas d’oeuvres sensibles comme « Sampling Sarajevo » ou « A l’image du texte », témoignages de la guerre en Bosnie, ou de « La révolution à New-York n’aura pas lieu », et « Last Image of Space » sur le 11 septembre.

En ce sens, Grégory Chatonsky crée des liens, des passerelles avec l’actualité , mais aussi avec la littérature, la musique, le cinéma, … . Créateur multimédia et multi-créateur, G.Chantonsky inscrit le Net-Art dans la continuité de l’Histoire des arts.

Dans ses oeuvres récentes émerge un questionnement sur l’écriture contemporaine et la narration à l’ère des nouvelles technologies, j’usqu’à jouer avec les mots (io-n.net, patchwork de micro-sites avec, pour inspiration de départ, un mot finissant par « -ion », transposé artistiquement à l’écran : centralisation, dislocation, Submission…).

Point commun avec ses oeuvres antérieures : la mémoire, dont témoigne la page d’accueil du site incident.net : un défilé de nom d’artistes, tel un mémoriam funèbre, sur fond d’image d’une ville dévastée, ruinée, bombardée.

De son cursus en Philosophie, G.Chatonsky a conservé une capacité à englober et à questionner, à la fois notre propre comportement et position face à la machine, face à la société de l’information et la société en général. Ses oeuvres agissent comme des miroirs.

Né à Paris.
Vit à Paris et Montréal.

Après des études d’arts plastiques et de philosophie à la Sorbonne, intègre les beaux arts de Paris en multimédia.
Elabore des dispositifs numériques à partir de 1991. Fonde Incident.net en 1994, un collectif d’artistes qui se réunit autour des notions de variables, de fictions et de réseau.

Entre 1995 et 98, conçoit le CD-Rom Mémoires de la déportation qui reçoit le prix Möbius. En 1997, réalise le site de la Villa Médicis puis en 1999 le site du Centre Pompidou. Pendant cette période collabore avec le designer Ruedi Baur. En 2005, conçoit l’identité visuelle et le site du MAC/VAL.

Artiste en résidence au CICV (1998-01), au de Budapest (2001), à la SAT (2001), à l’Abbaye de Fontevraud (2002), à la Villa Médicis hors les murs (2002), ainsi qu’au Fresnoy (2003-04) où il enseigne la même année. Intervient régulièrement dans des écoles d’art et des universités. Professeur à l’EAVM à l’UQAM (Montréal) en 2006-07.

Lauréat des Inclassables à Montréal (2002-03), remporte différents prix et bourses en France et à l’étranger tels que SACD (2000), FilmWinter (2001), Sound Space (2001), Computer Space (2001), Viper (2001), Vidéoformes (2003), SCAM (2004), aide à la réalisation du DICREAM, Ministère de la culture (2005), E-toiles d’or (2006).

Les thématiques à travers des installations, des dispositifs sur Internet, des photographies, des vidéos et des expérimentations sonores, sont:

Représenté en France par la galerie Numeris Causa.

Grégory Chatonsky est l’un des artistes les plus reconnus de l’art numérique. Il est un des membres fondateurs de la plate forme »incident », dédiée au web et basée à Paris. Il participe régulièrement aux nombreuses manifestations organisées en France et à l’étranger concernant l’art et les nouvelles technologies et est net designer, un métier en émergence.

Il est titulaire d’un DEA portant sur l’ontologie des réalités virtuelles et la déconstruction du récit dans les structures interactives, et il a suivi le cursus hypermédia de l’Ecole Nationale Supérieure des beaux Arts de Paris. Mais avant d’explorer les nouvelles technologies, il a effectué un passage par la peinture et réalisé de nombreuses installations et vidéos. Dès le tout début des années quatre-vingt-dix, l’art numérique s’est imposé à lui : la toile est devenue sujet d’étude, source d’inspiration et support de son travail.

Loin de considérer que la modernité technologique de ce médium suffise à faire œuvre, il travaille aux problématiques de l’écriture contemporaine à l’ère des nouvelles technologies. Ainsi Revenances créée avec Reynald Drouin, impose aux visiteurs une navigation inhabituelle, par simple glissement de la souris, engendrant une perte des repères spatio-temporels et révélant les potentiels sensoriels et émotionnels du médium.
Dans ses œuvres, il dégage les caractéristiques propres à l’internet, et notamment celles relatives à la notion d’interactivité, tout en établissant des relations avec la vidéo comme il l’explique dans son entretien avec Valérie Lamontagne (http://archee.qc.ca) :  » Il y a une continuité entre la vidéo d’art, les installations numériques, comme si les problématiques spécifiques à chacun de ces médiums se répondaient et s’intensifiaient. Des vidéastes comme Gary Hill, Chris Marker, Dan Graham, Irit Batsry, Bruce Nauman, Tony Oursler, les Vasulka ou encore Bill Viola constituent pour moi des repères importants du point de vue structurel et esthétique. La vidéo continue d’influencer ma production actuelle de plusieurs manières : une attention accordée aux questions de la corporalité, du temps réel et du temps différé, de la passivité et de la temporalité et enfin, c’est peut-être le plus important, de la narration.