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	<title>Gregory Chatonsky &#187; danse</title>
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		<title>Dancing machine : effets d&#8217;optique et sound systèmes (Arte)</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Apr 2010 12:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
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		<description><![CDATA[ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> L&#8217;exposition d&#8217;œuvres insolites qui inaugurait les festivals Via à Maubeuge le 4 mars et celui d&#8217;Exit à Créteil le 18 mars, est une invitation à faire danser l&#8217;enfance qui reste en nous, autant qu&#8217;elle interroge l&#8217;interaction homme-machine dans son rapport au mouvement,&#8230; le son pour moteur.<br />
&laquo;&nbsp;Slow dance marathon&nbsp;&raquo; de Christodoulos Panayotou<br />
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<p>&laquo;&nbsp;Slow dance marathon&nbsp;&raquo; de Christodoulos Panayotou</p>
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Le terme même de Dancing machine a quelque chose d&#8217;anachronique: certes on connaît l&#8217;hymne à la transe de James Brown, intemporel ! Mais les chorégraphes du siècle dernier (le XXIème) ne nous ont-ils pas montré déjà combien la danse émanait davantage d&#8217;une l&#8217;alchimie des humeurs que de la mécanique d&#8217;un corps performant et bien huilé ?</p>
<p>La pièce la plus énigmatique est sans doute celle de Thierry De Mey (Rémanences) : lui qui dans ses films a su si bien capter la puissance et la vitesse des chorégraphies de Forsyth restitue ici par le biais d&#8217;une caméra thermique, le spectre de la chaleur des corps : alors que les zones chaudes impressionnent l&#8217;image les zones froides semblent s&#8217;évanouir, dans une lente calligraphie de mouvements évanescents. Une relecture du temps &laquo;&nbsp;dansé&nbsp;&raquo;, un travail de mémoire, s&#8217;opère.</p>
<p>Nostalgique<br />
Mais quelle histoire racontent les automates de Peter William Holden ? Son manège de souliers à claquettes vernis (Solenoid B), ou sa chorégraphie de parapluies articulés sur l&#8217;air obsédant de &laquo;&nbsp;Singin&#8217; in the rain&nbsp;&raquo;(Autogene). Et cette Arabesque de cuisses en plastiques montées sur vérins câblés ? Grotesque à l&#8217;arrêt, désopilante en mouvement. Ces pièces de musée savantes ne seraient-elles rien d&#8217;autre qu&#8217;un clin d&#8217;œil nostalgique à la magie de Gene kelly, à ces chorégraphies inouïes, mises en scène dans les comédies musicales de Busby Berkeley ? Quand dans les années trente, ces kaléidoscopes insensés de danseuses en maillot tentaient d&#8217;imiter les mouvements et inventions des machines modernes de l&#8217;époque.</p>
<p>16e édition du festival international EXIT<br />
Créteil &#8211; Maison des Arts de<br />
Du 18 au 28 mars<br />
Le site du festival<br />
Parfois, il suffit d&#8217;un sceau, d&#8217;une bille, d&#8217;un manche à balai, d&#8217;une brosse, de câbles électriques, bref, tout ce qu&#8217;il y a de plus ordinaire pour créer le chaos nécessaire à engendrer la poésie d&#8217;un mouvement : dans cet équilibre précaire, l&#8217;installation très contemporaine du japonais Kanta Horio incarne ici l&#8217;esprit de la danse.</p>
<p>Commissaire de l&#8217;exposition &laquo;&nbsp;en saison 3&#8243; Charles Carcopino a su conserver le ton d&#8217;EXIT, mais ne tient pas à s&#8217;enfermer dans une chapelle High Tech. &laquo;&nbsp;J&#8217;assume très bien ces choix esthétiques et revendique autant les œuvres expérimentales que ludiques, voire populaires, ou complètement décalées comme ce &laquo;&nbsp;Slow dance marathon&nbsp;&raquo; ou cette vidéo trash d&#8217;avant et après la party de Christodoulos Panayiotou. Pour le commun des mortels la danse c&#8217;est aussi la boum, la fête.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Expérimental<br />
C&#8217;est aussi la machine à frisson (Nemo Observatorium) du designer des arts de la scène, Lawrence Malstaff qui place l&#8217;observateur au cœur de la tempête dans d&#8217;une centrifugeuse de polystyrène. Ou bien dans une performance très troublante (Shrink), ce jeune créateur singulier -à qui La ferme du buisson offrait une exposition monographique en Juillet-, place ses acteurs dans une poche de plastique transparent, privés d&#8217;air jusqu&#8217;aux limites de l&#8217;étouffement.</p>
<p>Le spectacle de ces viandes humaines sous cellophane est impressionnant et confère au bal moderne des allures de foire d&#8217;antan où se mêlent effets d&#8217;optique et démonstrations scientifiques : à partir d&#8217;un dispositif électro acoustique, les deux plasticiens et chercheurs russes Dmitry Gelfand et Evelina Domnitch déclenchent dans une solennellité, ad hoc, un ballet de feuilles d’or en suspension, dont l&#8217; effet scintillant se répercute sur le son ambiant et enclenche de nouvelles séquences de mouvements à l’infini (Sonolevitation).</p>
<p>Immersif<br />
Mais il est temps de se mettre en scène et de rejoindre le cours de danse inspiré par Blanca li (Ven A Baillar conmigo) : posez vos vêtements sur la barre et suivez le mouvement ! Nul ne s&#8217;émeut de la vision retro projetée (quasi holographique) du prof de hip hop dans la transparence de l’écran : tous, face au miroir écoutent et interprètent ses conseils avec bonne humeur, et enchaînent les poses comme dans un show télévisé.</p>
<p>Plus loin, une autre chorégraphie se joue : celle de Natacha Paganelli, qui comme des poupées russes sorties de leurs boîtes fait apparaître sur la musique exaltée de Matthieu Chauvin, une puis deux, puis des dizaines de danseuses identiques, échappées du Bolchoï, ou d&#8217;un défilé à la gloire d&#8217;un Staline sous trip. Réactivées dans une clairière par la magie du montage, elles renvoient à l&#8217;utopie d&#8217;une identité nationale et ses traditions folkloriques.</p>
<p>Autrement déconcertante, la pièce Dance with me, conçue en 2007 par Grégory Chatonsky, nous ramène à d&#8217;autres réalités, -comment dire ?- plus&#8230; globalisantes : sur l&#8217;écran des jeunes filles filmées devant leur web cam executent dans leurs chambres des mouvements empruntés aux queens du Rn&#8217;B. Or à partir de ces séquences récupérées sur la toile par l&#8217; aficionados du net art, vous pouvez faire danser les adolescentes sur n&#8217;importe quelle musique de votre &laquo;&nbsp;Play List&nbsp;&raquo;, qu&#8217;il suffit d&#8217;activer en &laquo;&nbsp;plugant&nbsp;&raquo; votre lecteur MP3 dans l&#8217;installation. Et ça marche : un brun retord mais bluffant, les filles bougent leurs fesses au rythme des nouveaux BPM. Alors qu&#8217;un peu plus loin, du même auteur, c&#8217;est Fred Astaire qui s&#8217;exécute en fonction des cours de la bourses américaine : dans Dance with u.s, plus les valeurs fluctuent plus les mouvements sont fluides !</p>
<p>D&#8217;autres interactions avec le public sont ainsi mises en scène, jouant sur le son ou la lumière, comme cette vision nocturne fluorescente de Shanghaï mise en scène par le collectif Visual System : Valère Terrier et Olivier Pasquet ont conçu une architecture générative dont les capteurs déclenchent des événements musicaux et visuels synchrones, comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un circuit imprimé géant. Un univers &laquo;&nbsp;déco-actif&nbsp;&raquo; idéal pour improviser une boîte de nuit dans son salon ou mieux, un Chill-out pour l&#8217;entreprise! (<a href="http://www.adigitalexperience.com">www.adigitalexperience.com</a>)</p>
<p>Ludique<br />
Et si vous n&#8217;avez qu&#8217;une chambre de bonne, ou une petite salle de réunion, prenez l&#8217;igloo d&#8217;Alexis O&#8217;Hara : à partir de hauts parleurs récupérés par tous les moyens du bord, cette artiste canadienne qui se produit aussi sur la scène électronique musicale, nous a construit un squeeeeque, une cabane stéréophonique. Hommage à la tradition orale des peuples du nord autant qu&#8217;à l&#8217;enfance universelle ce cocoon sonique, où l&#8217;on entre seul ou accompagné permet de chanter, rapper, respirer, brailler, hurler ou chuchoter, dans des microphones en toute intimité !<br />
Le son est omniprésent dans ce parcours : moteur, obsédant ou difficilement perceptible, il est muet, prisonnier du Skininstrument2, et se révèle au contact de la peau : quand deux personnes se touchent d&#8217;une main, l&#8217;autre posée sur l&#8217;une des 4 bornes métalliques de Daan Brinkmann, elles forment un circuit dont l&#8217;intensité du toucher module la fréquence sonore. Les chorégraphies contorsionnistes qui en résultent sont assez drôles !</p>
<p>Unique<br />
En 2008 Exit et le label d&#8217;art visuel Dalbin nous ont fait découvrir en avant première une pièce nommée Kill the ego (1), de Stephan Crasneanscki et Dug Winningham, réunis sous l&#8217;enseigne Soundwalk. Cette vidéo, conçue à partir d&#8217;un mixe incroyablement riche de particules sonores collectées depuis plus de dix ans dans les rues de New york, met en scène le peintre Rostarr exécutant une œuvre prolifique, picturale et graphique puissante, portée par l&#8217;énergie cinétique, de la bande son qui nous propulse du jazz au funk au détours d&#8217;un carrefour, ou d&#8217;une conversation.</p>
<p>Cette année Eric Dalbin, nous amène l&#8217;équipe newyorkaise sur le grand plateau: deux jours de répétitions à peine pour deux expériences live, deux soirées uniques, originales et ambitieuses, sur la genèse du son : musiciens bruitistes sur scène et plasticiens sonores aux commandes, Philippe Starck dans le rôle inédit du MC. Trouvera t-il ce son originel, le son universel, que tous nous cherchons, celui qu&#8217;on appelle, le son du nous ? A vivre &#8230;</p>
<p>(1) Récemment présentée dans sa totalité au centre Pompidou (lors du festival Hors piste) Kill the ego fait l&#8217;objet à partir du 21 mars 2010 d&#8217;une vente en ligne de 300 exemplaires numérotés téléchargeables par une application iphone.</p>
<p>Toujours est-il que Via_Exit indescriptible mixe entre arts plastiques et spectacles vivants créée depuis plus de vingt ans des alliances et initie des rencontres dont les productions parfois conçues à Créteil, au cœur même de la Mac (Maison des Arts et de la Culture) circulent et rebondissent au sein de parcours internationaux.<br />
Budget de l&#8217;exposition cette année : 70 000 euros. A peine le prix d&#8217;un moyen métrage subventionné ! Un spot publicitaire ? Pas assez ! L&#8217;année dernière plus de 120 000 spectateurs ont vu l&#8217;exposition Nouveaux monstres, initiée par Charles Carcopino et Didier Fusiller à Maubeuge, à Créteil, puis à Lille. Des classes entières d&#8217;enfants épaulés par des étudiants-médiateurs la découvriront à Saint Nazaire du 17 Juin au 17 Aout puis à Toulouse en 2011. Mais pour le moment : Let&#8217;s dance ! Jusqu&#8217;au 28 mars. Pour en savoir plus : <a href="http://www.maccreteil.com">www.maccreteil.com</a></p>
<p>Véronique Godé</p>
<p><a href="http://www.arte.tv/fr/Echappees-culturelles/cultures-electroniques/3112882.html">http://www.arte.tv/fr/Echappees-culturelles/cultures-electroniques/3112882.html</a></p>
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		<title>Flußgeist, Oboro (Montreal, CA)</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 23:10:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition personnelle]]></category>
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		<description><![CDATA[ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Exposition solo à <a href="http://www.oboro.net" target="_self">Oboro</a>.</p>
<p><a href="http://incident.net/works/oboro">http://incident.net/works/oboro</a></p>
<p>Flußgeist est une série de travaux qui s’inspirent du concept de Zeitgeist. Étrangement, les industries se sont approprié très intuitivement cette notion pour désigner les pages donnant accès à une suspension du flux, c’est-à-dire, par exemple pour Google, les mots les plus recherchés au cours de l’année. Flußgeist part du principe que ce qu’on nomme Web 2.0 n’est pas simplement un discours marketing, mais est la première industrie qui s’alimente de l’existence de chaque individu, via notamment les sites flickr, facebook et youtube.</p>
<p>Avec Flußgeist, il ne s’agit pas simplement de faire une interface de visualisation des données, mais de tenter de construire des fictions sans narration à partir de tous ces flux. Ce sont des vidéos sans fin qui évoluent selon les informations reçues. Cette temporalité n’est plus celle de la durée (Empire d’Andy Warhol ou 24 Hour Psycho de Douglas Gordon) ou de la boucle (How I became a Ramblin’ Man de Rodney Graham), elle implique plutôt un autre mode d’appropriation pour le public. Parcourir le réseau comme on parcourt une ville en imaginant les millions de voix qui l&#8217;habitent, celles des habitants, celles des passants. Percevoir cette densité de l&#8217;anonymat.</p>
<p>___________</p>
<p><strong>FLUßGEIST</strong></p>
<p><strong>Grégory Chatonsky</strong></p>
<p><strong>Du 21 février au 21 mars 2009<br />
Vernissage le samedi 21 février 2009 à 17 h</strong><br />
La galerie est ouverte du mardi au samedi, de midi à 17 h<br />
Visite commentée de l’exposition avec l’artiste<br />
le samedi 28 février à 14 h</p>
<p>On cherche, on navigue, on travaille, on joue, on échange sur Internet, mais quand prend-on le temps de le contempler?? Existe-t-il un imaginaire du Web?? Avec Flußgeist, Grégory Chatonsky négocie avec l’esprit du réseau afin de présenter Internet comme vous ne l’avez jamais vu.</p>
<p><strong>Un mois dans la vie d’un artiste</strong></p>
<p>À la manière d’une œuvre dont vous êtes le héros, Ma vie est une fiction interactive 2 livre la destinée de l’artiste en pâture aux visiteurs. Dès le vernissage, il sera possible de décider des paramètres sociaux, récréatifs, alimentaires, artistiques et autres de la vie de Chatonsky.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/mylifeII/2.jpg" alt="" width="343" height="458" /></p>
<p><strong>Une chorégraphie sur mesure</strong></p>
<p>Au détour de ses pérégrinations sur le Web, Chatonsky découvre un motif récurrent : des jeunes filles performent lascivement<br />
une même chorégraphie populaire dans un garage ou un sous-sol de banlieue. Avec Dance with Me, l’artiste invite les visiteursà faire danser ces jeunes filles aux rythmes d’une pièce de leur choix à partir de leur MP3.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/dancewithme/1.jpg" alt="" width="307" height="230" /></p>
<p><strong>Une jeune femme trop sensible</strong></p>
<p>Une vidéo présente une jeune fille qui, seule dans sa chambre, dépérit. Une maladie obscure progresse en synchronie avec l’état du monde dont elle se nourrit, en temps réel, à partir des fils d’informations RSS de CNN et de Fox News.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/worldstate/ws1.jpg" alt="" width="428" height="321" /></p>
<p>L’artiste, les danseuses, la jeune fille malade, et bien d’autres personnages évoluent dans cette exposition alimentée par le Flußgeist, l’esprit du réseau dont les fluctuations paraissent étrangement familières.</p>
<p>Né à Paris et résidant maintenant entre Montréal et Paris, Grégory Chatonsky a étudié la philosophie à l’Université de la Sorbonne et le multimédia à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il a fondé en 1994 le collectif d’artistes du netart incident.net, et a réalisé de nombreuses commmandes : site Internet du centre Pompidou et de la Villa Médicis, identité visuelle du MAC/VAL et fiction interactive pour Arte. Il a enseigné au Fresnoy ainsi qu’à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Il a pris part à de nombreux projets solos et collectifs en France, au Canada, aux États-Unis, en Italie, en Australie, en Allemagne, en Finlande et en Espagne. Ses œuvres ont été acquises par des institutions telles que la Maison européenne de la photograhie. Il est représenté en France par la galerie Numeriscausa et, aux États-Unis et en Allemagne, par la galerie Poller.</p>
<p>___________</p>
<p><strong>FLUßGEIST</strong></p>
<p><strong>Grégory Chatonsky</strong></p>
<p><strong>February 21 &#8211; March 21, 2009<br />
Opening Saturday, February 21, 2009, 5 pm</strong><br />
the gallery is open Tuesday to Saturday, from noon to 5 pm<br />
Commented visit of the exhibition with the artist<br />
Saturday, February 28, 2009, at 2 pm</p>
<p>The Internet is a venue for searching, navigating, working, playing or exchanging, but do we ever take the time to contemplate it? Is there an Internet imagination? In Flußgeist, Grégory Chatonsky negotiates with the spirit of the network and introduces the Internet as you’ve never seen it before.</p>
<p>One month in the life of an artist</p>
<p>In the style of a Choose Your Own Adventure story, My Life is an Interactive Fiction 2 lays bare the artist’s destiny to the whims of visitors. As of the exhibition’s opening, it will be possible to affect aspects of Chatonsky’s life by altering the parameters of his social, recreational, dietary, artistic, and other activities.</p>
<p>Choreography on demand</p>
<p>In the twists and turns of his Internet wanderings, Chatonsky discovers a recurrent motif: young girls lasciviously performing the same popular choreography in suburban basements or garages. In Dance with Me, the artist invites visitors to make these young girls dance to the rhythm of whatever song they choose on their mp3 player.</p>
<p>An overly sensitive young woman</p>
<p>A video shows a young girl, alone in her room, wasting away. Her obscure disease progresses synchronously with the state of a world she is feasting on, in real time, via CNN and Fox News RSS feeds.</p>
<p>The artist, the dancers, the sickly young woman and many other characters evolve through this exhibition, nourished by the Flußgeist, the spirit of the network, whose fluctuations seem strangely familiar.</p>
<p>Born in Paris and currently living in Montreal and Paris, Grégory Chatonsky holds a philosophy master’s from the Sorbonne and a multimedia advanced degree from the École nationale supérieure des beaux-arts in Paris. In 1994, Chatonsky founded netart collective incident.net, and has produced numerous works, such as the websites of the Centre Pompidou and Villa Médicis, the graphic signature for the Musée contemporain du Val-de-Marne, and interactive fiction for Arte. He has taught at Fresnoy (National Studio  for Contemporary Arts, France) and at UQAM’s École des arts visuels et médiatiques. He</p>
<p>has worked on numerous solo and group projects in France, Canada, the USA, Italy, Australia, Germany, Finland and Spain. His works have been acquired by public collectors such as the Maison européenne de la photographie. His work is represented by Numeriscausa Gallery in France, in the USA and in Germany by Poller Gallery.</p>
<p>4001, rue Berri, local 301, Montréal (Québec) Canada H2L 4H2<br />
Tél. : (514) 844-3250, Fax : (514) 847-0330<br />
Courriel : <a href="mailto:oboro@oboro.net">oboro@oboro.net</a>, Site Web : <a href="http://www.oboro.net">http://www.oboro.net</a></p>
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		<title>Dance with (her)</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/18-dance-with-her/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 13:03:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Esquisse]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[mode]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[Youtube]]></category>

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		<description><![CDATA[ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2008/04/31.jpg" rel="lightbox[2443]"><img class="alignnone size-medium wp-image-2444" title="31" src="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2008/04/31-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/dancewithme/" target="_blank">Dance With Me</a></p>
<p>Il y a des centaines de jeunes adolescentes, principalement américaines, qui dansent sur Internet. C&#8217;est un étrange phénomène. Elles réalisent une chorégraphie sur un morceau de R&#8217;n'B mimant le clip original. Elles se filment, le plus souvent avec une webcam et diffusent le résultat sur Youtube. Elles sont productrices et diffuseuses. Elles sont le circuit des médias contemporains. Une nouvelle forme de cinéma indépendant?</p>
<p>On peut bien sûr railler de telles pratiques, en dénoncer le conformisme, démontrer que le réseau fait circuler des pratiques du corps de plus en plus standardisées parce que de plus en plus informées les unes des autres. Critiquer aussi le voyeurisme (vieille culpabilité de celui qui pour critiquer a dû devenir lui-même un voyeur, échange des rôles dans la logique de la représentation) et l&#8217;exhibitionnisme de ces (pauvres) jeunes filles se donnant à notre regard, se conformant à un désir grégaire. Sur le réseau, les corps ne sont pas seuls.</p>
<p>Par de telles réflexions, on aura évité bien sûr l&#8217;essentiel: se pencher vraiment sur ces images, non comme un reflet mais comme une action. Ces images ne produisent pas des représentations qui risquent toujours d&#8217;être pensées sur le modèle original-copie, vrai-faux, moral-immoral, mais des modes d&#8217;action sur et dans le monde.</p>
<p>Ces jeunes filles sont des adolescentes, elles sont au seuil, parfois franchi, de la séduction. Peut-être n&#8217;ont-elles pas agit, mais elles vont le faire, bientôt, elles y pensent. Déjà les images sont là, le désir d&#8217;un baiser, d&#8217;une caresse, le frisson qui monte quand on sent cette chaleur là, les corps qui se rapprochent. Qu&#8217;est-ce que ce moment précis de la vie a à voir avec la standardisation des corps diffusés sur Internet?</p>
<p>C&#8217;est toujours la même histoire en art, surtout au cinéma. L&#8217;histoire d&#8217;un adolescent un peu mal foutu, timide, qui arrive dans un endroit qu&#8217;il ne connaît, rempli de désir, incapable de les assumer comme immobilisé par le trop et le pas assez, une congestion du possible. Regardez le cinéma américain et la figure récurrente de ce jeune perdant qui ne parvient pas à agir, qui voit les autres agir comme si la vie défilait devant ses yeux sans qu&#8217;il puisse y entrer, sans doute le cinéaste, Scorsese et Spielberg et tant d&#8217;autres. Godard à sa manière qui a rêvé dans les années 60 une autre vie, celle de Welles et de ses actrices, une vie désirante, libre, comme le flux du désir.</p>
<p>Nous connaissons cette figure du teenager mal dans sa peau. En face, il y a ces adolescentes. Ont-elles tout le pouvoir de séduction? Que fait ce jeune homme timide, n&#8217;osant les aborder? Souvenez-vous réellement de cette émotion, de cette hésitation et du conformisme des soirées, des premiers baisers. Chacun fait la même chose à peu près au même âge, et pourtant, vous le savez, c&#8217;est singulier, c&#8217;est votre histoire. Vous avez embrassé comme chacun, votre corps a bougé comme d&#8217;autres, cherchant la bouche, effrayé à l&#8217;idée de mal embrasser, vous aviez quoi?, 11, 12 ans? La palpitation chaude qui prend à la gorge, l&#8217;émotion si vive, à couper le souffle.</p>
<p>Il y avait ces jeunes filles si désirables dans votre école. Qu&#8217;est-ce que ça voulait dire pour elles de supporter tous ces désirs, c&#8217;est-à-dire finalement ces images,  ces projections qui, répétons-le ne sont pas des représentations mais des actions? Comment une adolescente peut-elle répondre à une image? N&#8217;est-ce pas à son tour en produisant une autre image? Par exemple, anoxerique ou encore en dansant devant une webcam et en s&#8217;offrant au regard de l&#8217;anonyme qui est sur Internet? Il s&#8217;agira alors de rentrer dans le rêve d&#8217;une femme, d&#8217;en faire partie et que peut-être au matin elle vous raconte ce rêve de vous.</p>
<p>La passion des anonymes, titre d&#8217;un article que je suis en train d&#8217;écrire, est cette circulation du désir sur Internet qui vient répondre à toutes ces projections intensives que nous faisons les uns sur les autres.</p>
<p>Regardez bien <a href="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/dancewithme/">Dance With Me</a>, il y a des jeunes filles belles d&#8217;autres moins. Et c&#8217;est vrai qu&#8217;on les juge ainsi, trouvant le plus souvent grotesque la danse d&#8217;une ado un peu grasse, puis étrangement désirable (qu&#8217;on convertira en l&#8217;obscène d&#8217;une fillette voulant trop vite devenir femme vulgaire) le mouvement déhanché d&#8217;une jeune fille répondant aux critères de beauté. Mais qu&#8217;est-ce que cela veut dire pour cette première fille de se diffuser sur Internet? N&#8217;y-a-t-il pas là un éclat profond de rire détournant la standardisation de notre regard? Et si certaines jeunes américaines semblent assez stupides pour adopter le lapin de Playboy en intériorisant le regard réducteur de certains hommes, cela ne signale-t-il plus profondément, dans le tissu du réseau, la normalisation désirante de notre regard, comme si le désir ne fonctionnait qu&#8217;à cet échange entre la norme et la singularité. Souvenez-vous encore dans cette chaleur à couper le souffle d&#8217;un des premiers baisers, l&#8217;hésitation et le frémissement, les mains moites, le coeur qui va exploser.</p>
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