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	<title>Gregory Chatonsky &#187; inscription</title>
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		<title>Choeur</title>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 12:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[inscription]]></category>
		<category><![CDATA[multplicité]]></category>

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		<description><![CDATA[ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une époque dans laquelle l&#8217;écho des anonymes est persistant, un changement dans la constitution culturelle puisque chacun écrit, puisque chacun est mémorisé dans les bases de données du système banquaire ou du réseau Internet. Plus de place pour les seuls scribes, pour ceux qui faisaient autorité et qui parlaient &laquo;&nbsp;au nom&nbsp;&raquo; des autres. Peut-être les anonymes sont-ils bruyants et inaudibles, peut-être les considère-t-on encore comme du bruit, mais ils s&#8217;inscrivent massivement pour la première fois. On peut y rester insensible. Continuer à créer en laissant cela de côté, faire comme si de rien n&#8217;était, continuer comme avant, comme quand ils ne s&#8217;inscrivaient pas, puisque justement ce n&#8217;est pas de l&#8217;art. On peut au contraire en faire le coeur même de &laquo;&nbsp;son&nbsp;&raquo; travail, donner à entendre, dans l&#8217;indistinction des voix, ce qui s&#8217;y trame, toutes les histoires singulières, souvent infimes. Ne pas chercher de repère, de synthèse, mais plonger dans le flux de cette multiplicité devenant palpable.</p>
<p>Un nouveau montage, c&#8217;est-à-dire une répartition entre orientation et désorientation. Le montage (mashup) de ces anonymes est une ouverture du futur partant de ce qui est déjà-là, de ce qui nous est déjà donné.</p>
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		<title>Notre mémoire (Production, diffusion et conservation des mémoires numériques)</title>
		<link>http://incident.net/users/gregory/wordpress/02-notre-memoire-production-diffusion-et-conservation-des-memoires-numeriques/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 20:17:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[archive]]></category>
		<category><![CDATA[conservation]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[mémoire]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/02-notre-memoire-production-diffusion-et-conservation-des-memoires-numeriques/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p><strong>Notes de la conférence donnée au séminaire DOCAM, Fondation Daniel Langlois (Montréal)<br />
</strong></p>
<p><strong>INTRODUCTION : L’INEXTRICABLE MEMOIRE</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Le fait d&#8217;appartenir à ce moment ou s&#8217;accomplit un changement d&#8217;époque (s&#8217;il y en a), s&#8217;empare aussi du savoir certain qui voudrait le déterminer, rendant inappropriée la certitude comme l&#8217;incertitude. Nous ne pouvons jamais moins nous contourner qu&#8217;en un tel moment: c&#8217;est cela d&#8217;abord, la force discrète du tournant.&nbsp;&raquo; Maurice Blanchot</p>
<p>La difficulté de notre sujet, la mémoire comme inscription matérielle, tient à son  intrication. En effet, la mémoire est tout autant à son origine qu’a sa fin. Elle boucle sur elle-même : les artistes sont des mémoires, extériorisent celle-ci dans des supports, ceux-ci sont conservés ou oubliés, etc. Existe-t-il une extériorité à la mémoire ?<br />
Nous vivons sans doute une époque majeure de la mémoire. Dans le domaine artistique la répartition entre production, diffusion et conservation est bouleversée entraînant une redéfinition du rôle de chacun.</p>
<p><strong>LE FANTASME D’UNE MEMOIRE ABSOLUE</strong></p>
<p>Le numérique est apparu comme la promesse d’une mémoire exhaustive. Une idéologie s’est dévelopée autour du numérique comme mémoire absolue et sans faille.</p>
<p>1.    L’immatérialité<br />
Une mémoire partout et nulle part.</p>
<p>2.    La duplication<br />
Une mémoire sans origine, cad sans originarité. Il suffit d’acheter du support pour augmenter sa mémoire : augmentation de la densité des supports, course en avant. Mais la question de savoir ce que nous déléguons finalement comme mémoire à l’informatique, reste impensé. Quel type de mémoire extériorisons-nous ?</p>
<p>3.    L’indépendance du support<br />
Les prologues platoniciens (Protagoras) : comment garantir à une mémoire une indépendance par rapport au support d’inscription pour assurer son caractère absolu ? Le numérique réitère la stratégie platonicienne en l’inversant : l’origine se perd dans la fin avec le numérique, parce que ce n’est plus au début que tout se joue mais dans la diffusion.<br />
Cette indépendance créé l’idée d’une mémoire en réseau ou partagée qui peut circuler dans des fils : l’inscription est secondaire, elle est temporaire. Transformation de la notion d’inscription qui n’est plus un phénomène durable, ce qui paradoxalement garantie une meilleure survie de la mémoire.</p>
<p><strong>L’INTEGRITE TECHNOLOGIQUE DES MEMOIRES</strong></p>
<p>Toutefois notre expérience de la mémoire numérique est toute autre et est contradictoire à cette idéologie. Récit de la perte de fichier WORD et de la destruction d’un ordinateur : dépression qui signale une intimité.<br />
La mémoire numérique est périssable pour plusieurs raisons.</p>
<p>1.    Les limites du binaire<br />
Le binaire doit être exhaustif. Si un seul signe manque, tout manque, alors que les anciens supports supportaient bien les erreurs, les repentirs, les effacements. Ceci est lié à la nature mathématique de l’informatique dans laquelle les éléments discrets sont en flux.<br />
<a href="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/position/">Position</a></p>
<p>2.    La matérialité<br />
La mauvaise qualité des supports d’inscription entraîne un effacement précipité. C’est un phénomène qui est structurellement lié à l’industrialisation : peintures impressionnistes. Quelle relation entre l’externalisation de la mémoire et l’industrialisation ?<br />
<a href="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/myHardDrive/">My hard drive…</a></p>
<p>3.    La séparation entre le dur et le mou : le flux liquide<br />
Avec l’informatique la relation lecture/inscription entre dans une nouvelle période : une partie de la lecture est déléguée au support, le support lui-même s’interprète, se traduit de lui-même. Un même message peut être sur plusieurs supports. Récit : on trouve un cd-rom dans 500 ans mais on a pas l’ordinateur, pas le logiciel pour le décrypter. Est-ce une situation analogue aux hiéroglyphes ?<br />
<a href="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/reconnaissance/">Reconnaissance</a></p>
<p><strong>LA MEMOIRE DES SUJETS ANONYMES</strong></p>
<p>Mort et technologie (Bernard Stiegler).<br />
Cette transformation dans la mémoire est fondée sur un phénomène plus large dont la dimension est sociologique. C’est l’ensemble de la mémoire de la société qui est bouleversé, et ceci en un sens très concret que chacun, les anonymes, peut inscrire et sauvegarder des signes. Ceci transforme jusqu’à la structure même de l’historialité, cad le critère d’évaluation de la mémoire. Désorientation.<br />
On ne peut comprendre la mémoire des arts que dans ce contexte élargi.</p>
<p>1.    La base de données<br />
La base de données est la structure technologique majeure qui structure la logique des mémoires. Elle est un tableau. Rien de plus. Lev Manovich : narration versus index.<br />
<a href="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/sous-terre/">Sous Terre</a> (lagune)<br />
<a href="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/lastLife/">Last life</a> (paradoxe)<br />
<a href="http://incident.net/users/gregory/chatonsky/works/mylifeII/">My life… </a>(contrat) : video ensuite dont la mémoire est l’œuvre</p>
<p>2.    L’inscription de tous<br />
Le fait que chacun puisse inscrire quelque chose est un phénomème très important. C’est la première fois dans l’histoire que cela arrive. Comment les historiens feront-ils le tri dans quelques années. (cf la passion des anonymes)<br />
Listening Post</p>
<p>3.    Le détournement des mashups<br />
La notion de mashups est très intéressante pour définir la mutation de la mémoire comme copier/coller, non-originaire, replicable. Est-ce encore une inscription ? Peut-il y avoir inscription sans désir de préserver son origine ? Question du droit d’auteur (droit de mémoire comme droit de celui qui a créé la mémoire et comme droit aussi de celui qui reçoit et s’approprie la mémoire).<br />
Le mashup permet de comprendre que la production artistique est de part en part liée à la mémoire. En effet, flux et mémoire : couper le flux, traduire ce qui est coupé (décontextualiser) et le mémoriser pour en faire un nouvel objet.<br />
Hans Haacke, News (1969)<br />
Le mashup met en avant la circulation dans la mémoire : caractère insaisissable de la mémoire numérique que des services comme archives.org essayent de stabiliser.<br />
Le registre</p>
<p><strong>LA DIFFUSION DE LA MEMOIRE</strong></p>
<p>Je prendrais appui sur l’exposition à Oboro pour questionner les difficultés propres à la diffusion des mémoires numériques.</p>
<p>1.    L’instabilité des processus connectés<br />
Alors que l’œuvre d’art est fondé sur un désir de stabilité dépassant la finitude humaine, l’œuvre numérique connecté est instable. C’est vrai d’une grande partie de l’art contemporain, mais avec le numérique cela devient une condition sociale.<br />
Quel est le temps et l’espace d’une œuvre en réseau ? Que nous montre-t-elle au juste ? De quoi est-elle la présentation ?<br />
Cette impossibilité à saisir de façon stable les phénomènes est courant dans l’art contemporain :<br />
Dan Graham, Past/Present Split<br />
Par un dispositif technologique on répète selon une hétéroisomorphie les conditions transcendantales de la perception. Cf Peter Campus, Interface.<br />
Raconter quand le flux RSS World State a changé : l’artiste devient observateur de la relation entre son œuvre et le monde des flux. Il faut vérifier, monitering, adapter le code. Question de la durée de vie de l’œuvre et de la relation vivante entre l’artiste et l’œuvre.<br />
Peut-on accepter la finitude de l’œuvre sans renoncer à l’art ?</p>
<p>2.    Le mode d’emploi<br />
La question du mode d’emploi se pose de façon accrue avec les œuvres numériques. Ce n’est pas une question nouvelle que celle de l’immanence de l’œuvre d’art. Quelles sont les conditions de ce mode d’emploi ? Un cartel ? Une documentation transportable ? Un guide ? Il va de soi que ce mode d’emploi constitue la première externalisation forte de la mémoire de l’œuvre et doit servir de modèle à la conservation parce qu’elle intègre une instrumentalité, une valeur d’usage.<br />
Double contrainte : médiation public et découverte.</p>
<p>3.    Le projet Art Farm<br />
L’artiste doit de plus en plus intervenir dans le cours de l’exposition. Alors que les réparations étaient auparavant déléguées aux institutions, la spécificité des logiciels fait que l’artiste doit souvent être derrière son œuvre. Réaction des organismes face à cette place de plus en plus importante et difficulté pour les artistes de tout suivre.<br />
Il faut donc inventer un MONITERING des œuvres d’art. C’est l’objet d’Art Farm.<br />
ZRON, APPMONITOR,WMWARE, etc. Virtualisation des machines, pb de compatibilité.</p>
<p>Bref il devient de plus en plus difficile de distinguer les pôles de production et de monstration. Les artistes doivent intervenir sur les conditions technologiques du commissariat et les commissaires sur certaines conditions de la production. Beaucoup d’organismes réagissent mal à cette interdépendance et estiment que l’instabilité est liée au non-professionalisme des artistes alors que c’est la situation de notre époque.</p>
<p><strong>LA CONSERVATION DES ARCHIVES LOGICIELLE ET MATERIELLE</strong></p>
<p>Instabilité structurelle des mémoires numériques qui sont en réseau : comment concevoir une conservation qui par définition est une stabilisation ?<br />
Indiana Jones<br />
S. LeWitt<br />
Boltanski<br />
Jochen Gerz</p>
<p>1.    Quel avenir pour les musées ?<br />
Les musées sont soumis à des difficultés croissantes de conservation. De plus en plus d’objets à conserver avec des espaces d’exposition restreints. Les œuvres numériques accentuent les difficultés de la conservation car leur fonctionnement (le passage du lieu de conservation au lieu de monstration) exige des connaissances interdisciplinaires dont les musées ne sont pas actuellement dôtés.<br />
Paradoxe : le centre Pompidou a par exemple perdu sa fonction de laboratoire pour devenir un sarcophage. Question de la période laboratoire des musées (The Power of Display: A History of Exhibition Installations at the Museum of Modern Art, by Mary Anne Staniszewski).<br />
Le choix se fera-t-il pas défaut ?<br />
Les musées vont-ils conserver les logiciels, les machines, les compétences ? Qui va faire les mises à jour ? Est-ce qu’il s’agira seulement de capture audio-visuelle à la manière du land art ? La situation est-elle comparable avec le land art, l’art numérique étant des médias dès le début ?</p>
<p>2.    La difficulté de conserver des objets technologiques non-conformes<br />
Le risque consiste à imposer une normalisation des mémoires numériques aux artistes, sans prendre en compte qu’ils produisent des objets non-conformes, qu’ils sont incompétents et doivent le rester. Ainsi, l’imperfection de la production influe sur les conditions de conservation. Risque de faire des expositions très sages avec des œuvres numériques très stables : repenser l’exposition et la production, le laboratoire, l’expérimentation.<br />
On peut rêver de documentation exhaustive des œuvres, de faire des recommendations en tout genre, mais on peut douter de l’efficacité de celles-ci dans le contexte artistique qui est singulier. Le singulier de l’art numérique est différent parce qu’il touche à des opérations langagières définissant des fonctionnements. Ce sont des causalités complexes, cad des comportements.<br />
Le dyfonctionnement fait partie du fonctionnement.</p>
<p>3.    La conservation des processus connectés<br />
Projet catalogue Capture : faire des captures de très longues durées pour simuler l’œuvre complète.<br />
Replay, reactement : conserver les interactions et les générations (Peoples) pour les rejouer.<br />
Cette conservation suppose que les artistes mémorisent dans des bases de données des flux externes à leurs œuvres (Internet et interactions ou autres).<br />
Difficulté de définir l’objet même à conserver : œuvre-monde, œuvre-endogène.</p>
<p><strong>LE RESEAU CULTUREL PERTURBE</strong></p>
<p>Les mémoires sont des typologies (Nietzsche), ce ne sont jamais des données abstraites mais des volontés et des devenirs. Il va de soi que la transformation de la répartition des mémoires implique une redéfinition du rôle de chacun. Qui fait quoi ? Quelle limite d’agir pour chacun ? Comment séparer les tâches des artistes, commissaires, conservateurs, tout en prenant en compte leurs interactions ? Comment le faire dans un contexte pauvre dans lequel la simple documentation d’une exposition pose problème ?<br />
Trouble de l’intérieur et de l’extérieur :<br />
David Rokeby, Daemon<br />
Legrady, Memory full<br />
La mémorisation est prédiction : in my pocket</p>
<p>1.    L’auto-archivage et l’auto-diffusion de l’artiste<br />
Le rôle de l’artiste dans le domaine de l’archivage et de la diffusion s’accroît. Les musées acheteront-ils nos disques durs ? On passe d’une période très institutionnelle à une période auto-gérée. Qui valide ? Comment l’art circule ? Quelle relation entre cette circulation et la conservation ? Les musées deviennent-ils des lieux de passage ?</p>
<p>2.    Que conserve le conservateur ?<br />
On peut bien sûr rêver d’interopérabilité, d’une machine commune à toutes les œuvres, mais ce serait s’introduire dans l’art même de l’artiste et exiger de lui ce qu’il ne peut offrir dans son expérimentation, une norme. A quoi vont ressembler les musées numériques : des musées de machines vintages non-fonctionnelles, de hiéroglyphes illisibles, etc. ? Pour répondre à cette question il faudrait comprendre de façôn profonde l’instabilité structurelle du numérique.</p>
<p>3.    L’émergence d’espaces autonomes<br />
Pour répondre à ces défis, les artistes ont élaborés ces dernières années des espaces autonomes qui ne répondent plus aux normes de l’art classique. Ces espaces intègrent des fonctions qui étaient auparavant séparées : production et monstration.<br />
Cratère de James Turell<br />
Atelier VanLiesout<br />
Makrolab<br />
<a href="http://www.transfert.net/Le-Makrolab-ne-veut-pas-etre-une">http://www.transfert.net/Le-Makrolab-ne-veut-pas-etre-une</a><br />
L’université tangente<br />
<a href="http://utangente.free.fr/">http://utangente.free.fr/</a><br />
Hans Ulrich Obrist, Labotarium à la Serpentine Gallery<br />
Waterpod</p>
<p>4.    Les industries de l’accès et l’obsolescence de la modernité<br />
Les mémoirs numériques sont pris dans un paradoxe : fixer la mémoire et la rendre instable. Mais ce paradoxe est lié au passage d’une l’économie de la propriété à une économie de l’accès. La première est la source de ce que nous connaissons aujourd’hui dans la répartition entre production, diffusion, conservation en art. Comment penser l’art à l’âge de l’accès ? Comment penser le projet originaire de l’art comme stabilité alors que nous sommes dans une obscolence immédiate (vaporware ?). Faut-il espérer stabiliser tout cela (position idéologique) ou s’enfoncer plus encore dans cette incertitude (position expérimentale) ? Il faudra sans doute un équilibre entre les deux.</p>
<p><strong>CONCLUSION : QUEL AVENIR POUR L’HISTOIRE ?</strong></p>
<p>Notre époque est celle de la mémoire : la mémoire ne sépare plus l’inscription du processus.<br />
La mémoire est une question technologique et anthropologique. Hétéroisomorphie entre les deux.<br />
La mémoire est un sujet de l’art, un objet et un projet, ainsi qu’une condition<br />
Third Memory (2000) de Pierre Huyghe : la conservation ne sera-t-elle pas cette 3eme memoire pour le spectateur ?<br />
Jim Campbell</p>
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		<title>Dans le silence du réseau</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jul 2008 00:42:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Théorie]]></category>
		<category><![CDATA[accès]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Adolescent je n&#8217;ai jamais tenu de journal intime pour y raconter mes secrets et mes colères inavouables. Tout juste me suis-je envoyé à moi-même une ou deux lettres à décacheter 10 ans plus tard, serment fait à soi, lettres que j&#8217;ai bien sûr perdues. Je vis à présent une situation pour le moins paradoxale que je ne peux m&#8217;éviter d&#8217;analyser et donc d&#8217;une certaine manière de suspendre. Est-ce là une façon de la distanciation? Ou est-ce seulement que ce qui m&#8217;arrive autobiographiquement, et encore faudrait-il savoir ce qu&#8217;est cet auto, cette bio et cette graphie, joue sur une scène publique ce qui s&#8217;était joué en cours lorsque j&#8217;avais enseigné à l&#8217;université sur le thème de l&#8217;inversion du public et du privé.</p>
<p>Mon idée, comme depuis longtemps, est de démontrer que les technologies sont entrelacées à nos affects et que si historiquement elles proviennent d&#8217;une volonté rationnelle, celle-ci est hantée de part en part par les sentiments et pour tout dire par le pathos. La dénégation de celui-ci semble être une marque de notre époque qui alterne entre l&#8217;affirmation de l&#8217;individu et le rejet de celui-ci jusqu&#8217;à la fêlure victimaire.</p>
<p>La séparation, même lorsque celle-ci est voulue, reste un événement mystérieux chez l&#8217;individu. On peut bien sûr jouer le rôle de celui très terre à terre la ramenant à un événement parmi d&#8217;autres, mais il n&#8217;empêche qu&#8217;elle met en jeu certains mécanismes fondamentaux, la relation à l&#8217;autre, à soi, à l&#8217;amour, à l&#8217;abandon, à la solitude, à la rencontre. Il y a dans la séparation quelque chose que l&#8217;on tente d&#8217;oublier car on essaye de passer à travers et de faire en sorte de sortir de ce mauvais moment. Mais ce moment est pourtant révélateur de ce dont nous sommes d&#8217;une manière très spécifique que nul autre événement n&#8217;est à même de faire apparaître. Il ne faut donc pas tourner la page si vite, il faut laisser cette page un peu suspendue en l&#8217;air, hésitante sur la face de sa tombée, question de la tranche et de ce qui tombant ainsi tranche, coupe, aiguise. Restons un moment dans ce flottement.</p>
<p>La séparation est manque, absence de communication, arrachement à l&#8217;autre aimé et même si on ne l&#8217;aime plus (et qu&#8217;est-ce que signifie alors que de ne plus aimer?), il fait défaut, quelque chose insiste. Cette chose est sans doute cette étrange répartition entre l&#8217;idéalisation de l&#8217;amour (vouloir aimer et être aimé anonymement) et l&#8217;accidentel de l&#8217;amour (aimer cette personne en particulier). Il va de soi que cette répartition est au net désavantage du second car, on s&#8217;en rend bien compte quand tout prend fin, il ne reste pas grand chose de l&#8217;autre une fois que l&#8217;idée de l&#8217;amour s&#8217;est évanouie et qu&#8217;elle a été transféré sur une autre corps et un autre destin.</p>
<p>La séparation ouvre donc une lacune qui empêche le langage: il faut un moment ou on ne parle plus, ou on laisse le temps faire son oeuvre, cicatriser les plaies, ou l&#8217;autre nous ignore comme nous l&#8217;ignorons. Cette ignorance dans laquelle nous souhaitons nous maintenir pour entériner la séparation ne va pas de soi (il peut aller de soi dans le présent mais l&#8217;après-coup est alors encore plus violent), elle est problématique car elle met en jeu ce que nous sommes, dans toutes les tensions laissées à cet être, de désir, de corps, de pensée, de volonté, de lâcher-prise, de passivité, etc. Il y a le secret de ce que nous sommes là, secret qui est sans langage, indécelable, secret de rien, secret idiot et infiniment solitaire.</p>
<p>Que se passe-t-il quand cette ignorance est ouverte par un support ou les gens inscrivent leurs affects quotidiennement? Que se passe-t-il quand la distance souhaitée ne peut être maintenue car une partie de la vie sociale, et donc amoureuse, est présentée aux yeux de tous et surtout de soi? Que reste-t-il alors de la solitude? C&#8217;est sans doute l&#8217;effet très paradoxal de Facebook que de publiciser la vie sociale et amoureuse et de laisser les amants passés dans le secret de cette communication? Il y a là une monstruosité intéressante, l&#8217;inscription de nos affects et de nos socialisations entraînent une guerre des esprits amoureux qui ne sont jamais en paix. Chacun sait que telle personne est avec telle personne, se sépare et va, quelques jours plus tard, avec telle autre personne qui sera également séparée, qui elle-même rencontrera. Il faudrait tracer le réseau de toutes ces rencontres, de toutes ces séparations menant à d&#8217;autres rencontres s&#8217;arrêtant un instant, pour fonder une famille, puis reprenant quand les blessures mal résolues reviennent et que l&#8217;idéalisation amoureuse se craquèle.</p>
<p>Réaliser un graph amoureux est sans doute impossible sans l&#8217;accord de l&#8217;entreprise nommée Facebook à laquelle appartient l&#8217;accès de tous ces destins, l&#8217;accès et la répétition. En ayant accès à la base de données Facebook, et non pas seulement au présent de son actualisation dans les mini-feeds, sans doute pourrait-on garder la trace des sentiments amoureux mondiaux, de ces flux qui circulent d&#8217;être en être. Et sans doute que l&#8217;époque première que nous vivons prendra fin, on ne laissera plus ensuite dans son profil d&#8217;indices de sa vie privée de peur de voir sa vie révélée lors d&#8217;un effondrement. La question est de savoir ce que donne à voir Facebook. Pour quelles raisons nous donnons à voir ce qui finalement nous regarde, pour paraphraser un livre fameux d&#8217;Esthétique. Cette réversibilité de celui qui voit et ce celui qui est vu dans la publicisation du privé modifie en profondeur nos existences dans ces moments si intimes de la rencontre et surtout de la séparation.</p>
<p>Le retrait doit-il être la réponse? Que signifierait alors de se mettre en retrait de ce type de socialisation pour protéger son intimité? Quel centre voudrions-nous alors protéger? Il y a là à travailler et à penser ce phénomène d&#8217;inscription sociale qui donne à voir la part la plus intime. Il s&#8217;agit d&#8217;un capitalisme des affects car ce que souhaite l&#8217;entreprise Facebook c&#8217;est générer du trafic convertible en consommation publicitaire et donc en argent. Il n&#8217;y a là aucun machiavélisme, aucun plan général trafiqué par on ne sait quelle puissance occulte. Il n&#8217;empêche que le résultat est là, nous nous livrons, et moi le premier, à cette entreprise de publication de la vie privée pour y attirer le regard de ceux qui passent.</p>
<p>Il faut faire le récit de cette séparation sur Facebook, des signes et des échos, de cette vie-là. C&#8217;est la nôtre.</p>
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